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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 12:00

Salut à tous,

Retour à Brest, pour les deux dernières parties DBM200 jouées avec mes Grecs later hoplite greek (liste 5 du livre d'armées 2). Nous voila partis pour deux bref topos des déroulés de ces batailles, les deux premières étant ici.

Cette chanson vaut le détour (celle avec l'instrumentation aussi, cherchez un peu, vous trouverez chez "musicme". Les pantalons orange aussi valent leur pesant de cacahuètes.

Troisième bataille : mes braves et courageux Grecs à jupettes contre les Français période guerre de Cent ans. Arf le choc temporel ! Mais aussi le choc structurel des armées !

En effet, l'armée grecque, irrégulière et très majoritairement composée de piétons, est très nombreuse : beaucoup de plaquettes, grande capacité à encaisser les pertes avant d'avoir un corps démoralisé. De plus, sa composante principale, les hoplites Sp(O), est surtout une arme d'usure, ou de pousse-pousse (on pousse un point de la ligne adverse pour créer des décalages qui permettront des prises de flanc, par la cavalerie par exemple, restée en arrière de la ligne d'infanterie).

De son côté, l'armée française, comporte une grande part de chevalier supérieurs. Ils sont impétueux, résistants (S), et frappent très fort...L'ennui, bien qu'irréguliers, ils coûtent très cher (une plaquette de chevaliers S vaut 3 ou 4 fois plus qu'une plaquette de Spear O). Deux problèmes face aux hoplites : sur deux rangs, ces fantasins ont un facteur de 5. Les chevaliers n'ont que 3. Donc soit ils ont un coup de bol et il perce au premier contact, soit ils reculent, prennent des débords, et se font plier en deux temps trois mouvement par la phalange. A moins de les démonter en Blade (S), ce qui est permis, mais on échange une plaquette de chevaliers pour une plaquette de Blades. Ce qui fait peu de plaquettes.

Une telle armée est peu nombreuse, et bien que tranchante face à certaines troupes, fragile, craignant les pertes qui ne peuvent pas s'accumuler longtemps.

Premier plan, les Grecs : en face, les Français. On remarque le surnombre grec, que ce soit dans la plaine, dans la forêt à droite, sur la colline à gauche...

Premier plan, les Grecs : en face, les Français. On remarque le surnombre grec, que ce soit dans la plaine, dans la forêt à droite, sur la colline à gauche...

Mon dépoiement est simple : ligne de hoplites sur deux rangs dans la pleine. Je veux prendre sa charge de chevaliers. En arrière, la cavalerie et surtout la cavalerie légère. Leur rôle  : combler les éventuelles brèches que créeraient les chevaliers, qui, en s'enfonçant dans la ligne des hoplites, prendraient de fait deux débords et passeraient à facteur 2 contre ma cavalerie en contre attaque (avec les LightHorses qui ont facteur 2 aussi mais qui tuent les chevaliers au simple, juste 1 de plus au dé).

A ma droite, je masse une belle partie de mes légers : auxiliaires, psilois ayant pour objectif de prendre d'assaut le bois pour assurer le flanc de mes hoplites.

A ma gauche, une autre petite chiée de psilois, qui doivent courir vers la colline au mieux, pour couvrir le flanc gauche des hoplites censés avancer, au pire jouer au chat et à la souris dans la plaine.

Mon adversaire déploie sa chevalerie dans la plaine face à mes hoplites. Quelques psilois et auxiliaires X vont se diriger vers le bois à ma droite. Mais ils sont peu nombreux. Des archers et quelques lanciers soutiennent (de derrière pour les archers, manque d'inspiration ? ^^) la chevalerie.

Le déroulement voit un changement radical d'approche chez mon adversaire : comme on le voit sur la photo, ses plaquettes de chevaliers ont disparu pour laisser place à des blades. Pour cela il a dû dépenser des tas de points de commandement. Mais c'était sans doute plus raisonnable.

Pendant ce temps, mes psilois sur la gauche ont foncé vers la colline laissée sans défense. Ils arriveront au pied des bagages en fin de partie, après avoir contournée toute l'armée française.

Sur ma droite, ma masse de léger fait plier sous son nombre les quelques collègues d'en face, finissant par menacer le Français sur son flanc gauche.

Au centre, la mêléee, toujours un peu confuse dans une confrontation de piétons pas sympas à facteur 5, finit par tourner à mon avantage.

Conclusion : hélas encore pour moi, soit mon adversaire a, comme le précédent, joué maléfiquement la montre, soit il a vraiment souffert d'un grave manque d'inspiration, l'empêchant de jouer dynamiquement... Quoi qu'il en soit, à une ou deux plaquettes de la victoire, le temps imparti a passé, et la partie a donc été comptée en match nul.

Cela m'oblige cependant à reconnaître que, bien qu'extrêment solide et du coup, il faut le croire vues les parties, intimidante, mon armée grecque manque de moyens de projection. Du coup son évolution est très lente, n'oblige pas nécessairement l'adversaire à avancer, et surtout permet de jouer efficacement la montre puisque les manoeuvres grecques prennent un grande nombre de tours à se faire.

Quatrième et dernière bataille, contre ou plutôt dois-je dire avec Corybantes el Coronnes et son armée médiévale de je ne sais plus où ni quand, puisque, profitant de la ressemblance entre deux pécords armés de fourches et deux chevaliers sur canasson matelassé, Corybantes qui n'en manque pas choisit une armée médiévale ou l'autre selon son humeur, à moins que ce soit moi qui aie du mal à suivre, tête en l'air que je suis...

Devant droit : mes Grecs ; fond et gauche, et fond et droite dans le coin, les médiévaux de mon joyeux adversaire. On voit sur la photo ses gros doigts boudinés et malhabiles placer sa volontaire marche de flanc contre mon aile droite. Ah, en voila de l'initiative !!

Devant droit : mes Grecs ; fond et gauche, et fond et droite dans le coin, les médiévaux de mon joyeux adversaire. On voit sur la photo ses gros doigts boudinés et malhabiles placer sa volontaire marche de flanc contre mon aile droite. Ah, en voila de l'initiative !!

A son déploiement, Corybantes dispose d'un petit contingent de chevaliers Fast. Ils sont dans la plaine, à gauche, en colonne au déploiement. Des psilois sont sans le bois au centre de sa moitié de table. Des lanciers Inférieurs sont postés sur la pente d'une colline escarpée, qu'il s'agira à l'évidence pour lui de descendre rapidement vers ma moitié de table. Connaissant l'animal, son sens de l'action et son goût pour les manoeuvres osées, on se doute qu'une marche de flanc est préparée contre une de mes ailes. C'est en effet sur ma droite qu'apparaîtront assez rapidement un beau corps allié de cavalerie.

De mon côté, je deploie une part de mes hoplites dans la trouée entre les deux forêts, sécurisant celle dans mon bord de table avec le déploiement en embuscade d'abord d'une belle poignée de Psiloi. Gare aux chevaliers qui s'approcheraient ! Face à la forêt adverse, je n'ai rien qui puisse être effrayé par les psilois médiévaux qui s'y cachent. Au contraire, les deux plaquettes d'archers que je poste en face les feront reculer et progressivement abandonner une partie du terrain.

Par contre, face à la colline escarpée, j'avais prévu un assaut de mes auxiliaires appuyés par des psilois. C'est donc une mauvaise surprise pour moi de voir débouler de là-haut des lanciers ! Joli coup de Corybantes, qui n'a pas manqué de Coronnes. Heureusement, ses lanciers sont Inférieurs, et mes auxiliaires sont Ordinaires et sur deux rangs (facteur 4 contre 5 pour les lanciers, mais ce n'est pas la mort).

Ma cavalerie est restée en deuxième ligne, en collones au déploiement, pour pouvoir rapidement être redéployée en cas de prise de flanc ou autre mauvaise surprise. Cette souplesse de la deuxième ligne me sauvera la mise.

Autre angle, à l'arrivée de la marche de flanc médiévale. On voit nettement que j'avais anticipé dès l'annonce de sa marche de flanc le redéploiement de ma cavalerie qui va faire merveille.

Autre angle, à l'arrivée de la marche de flanc médiévale. On voit nettement que j'avais anticipé dès l'annonce de sa marche de flanc le redéploiement de ma cavalerie qui va faire merveille.

Le déroulement fut engagé et viril, enfin, pas partout.

Mes hoplites, face à la plaine, ne pouvaient pas courir après les chevaliers : trop lents, et manoeuvre trop risquées (impossible de couvrir mes flancs). Ses chevaliers ne voulaient pas non plus mettre leurs lances à l'épreuve contre les hoplons. Ils ont donc envoyé deux LH pour titiller la phalange, histoire d'utiliser quelques PIP tranquillou.

Dans le bois central, des volées de flèches sont tombées sur la tronche des psilois médiévaux qui y chassaient la belette. Ils sont allés voir ailleurs.

Là où ça se corse, c'est au bas de la colline. Nous avons fini par nous empoigner virilement, à grands coups de lances dans les dents. J'étais dépassé en facteur, et dépassé en nombre sur la longueur de la ligne de bataille (au moins deux plaquettes de plus pour Corybantes sur la droite), d'où un gros risque de débordement sur mon flanc.

Quant à la cavalerie médiévale en marche de flanc, malgré son arrivée rapide, elle s'est de suite retrouvée nez à nez avec ma cavalerie, efficacement redéployée. Or ici mon adversaire, n'ayant pourtant pas manqué d'impétuosité et de courage, a manqué de chance. En effet, ses plaquettes se sont fait retourner par les miennes, sans coup férir (j'ai dû avoir un petit 6 - 1 ou 5 - 1 à un moment qui a bien aidé). Cela a donc libéré ma cavalerie, qui a pu se retourner contre le corps adverse descendu de la colline, et finir d'équilibrer l'affrontement qui a ainsi tourné à mon avantage.

Conclusion : je ne sais plus si j'ai fini par gagner ou non même si je crois que oui. Quoi qu'il en soit, ce fut heureux de jouer cette partie lors de laquelle mon adversaire n'a pas joué la montre mais a au contraire fait preuve d'audace et d'inventivité. Son plan n'a pas réussi, mais il n'a pas manqué de panache.

 

Ce fut un très chouette week-end à Brest, encore une fois. Je finis dans les limbes du classement, mais tant pis, je ferai mieux la prochaine fois, avec une armée apparemment moins impressionnante, et pratiquement plus rapide et agressive.

Quelques photos de Brest vues de la chambre, pour finir.

 

A plus pour de nouvelles aventures figurinistiques (ou figurinesques ?) !!

On voit l'eau de mer au loin !

On voit l'eau de mer au loin !

Une superbe architecture que n'aurait pas reniée Staline ^^

Une superbe architecture que n'aurait pas reniée Staline ^^

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