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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 14:57
DBM200 - L'Egypte du Nouvel Empire (new kingdom egyptian)
Ave, joueurs, peintres, curieux, errants...

J'ai fini de monter et de peindre mon armée d’Égyptiens il y a quelques semaines, dans l'idée de la jouer à Brest sur le format DBM200. Nous allons donc publier ici une série d'articles à ce propos.

Faisons une petite présentation historique pour commencer, qui sera suivie d'une présentation militaire, articles qui nous permettrons ensuite de parler de l'armée égyptienne à DBM, à savoir la liste 22 du livre 1, la fameuse New Kingdom Egypt.

Mélange de figurines Chariot miniatures (notamment les chariots) et de figurines Essex. Du vrai 15 mm !

Mélange de figurines Chariot miniatures (notamment les chariots) et de figurines Essex. Du vrai 15 mm !

Présentation historique

1.En général...

Le dieu égyptien Ptâh est le principe gouverneur des activités humaines. Son temple est appelé "la maison du double de Ptâh", "Haït-Ga-Ptâh", qui donne pour nous le nom d’Égypte.

L’Égypte suit le lit du Nil, fleuve géant qui coule de l'Afrique noire jusqu'à la Méditerranée. On divise traditionnellement le pays en Haute Égypte, au sud, en amont du Nil, et la Basse Égypte, au nord et en aval du fleuve, en contact avec la côte méditerranéenne et l'Asie.

2.Les Hyksos, ou la fin du Moyen Empire égyptien...

Au XVIIè siècle avant Jésus Christ, sur la fin du "Middle kingdom", un peuple sémitique venu d'Asie, dont on appelle l'élite les Hyksos (littéralement "chefs des pays étrangers") s'installe dans le nord de l’Égypte. Il profite de l'affaiblissement du pays, et prend petit à petit le pas sur le pouvoir égyptien déclinant, jusqu'à prendre le contrôle de la capitale de la Basse Égypte, Memphis.

Pendant une bonne centaine d'années, les Hyksos ont dirigé le nord de l’Égypte, appuyant leur domination sur une supériorité militaire due aux trois points suivants : une bonne connaissance du bronze (lames des armes de poing, pointes des flèches...), des arcs composites (plus de puissance et de portée qu'un arc d'un tenant), et le plus spectaculaire : d'excellents chars.

Des asiatiques entrant en Egypte... Peut-être les futurs Hyksos ?

Des asiatiques entrant en Egypte... Peut-être les futurs Hyksos ?

3.La 18ème dynastie de Pharaons et la reconquête de l’Égypte...

Le Nouvel Empire comprend les 18ème, 19ème et 20ème dynasties de Pharaons, et commence avec la reconquête du Nord par deux pharaons de Thèbes (capitale du sud et, par ailleurs, il me semble, capitale religieuse de l’Égypte), dont le plus efficace fut Amosis. Ainsi devint-il le premier Pharaon, très remarquable, de la 18ème dynastie.

Par une descente méthodique le long du Nil de la flotte accompagnant l'armée terrestre (mode de déplacement et de guerre typique des Égyptiens) Amosis a progressivement chassé les Hyksos, jusqu'à réunir les deux Égyptes. Pour cette réussite, les Égyptiens se sont appuyés sur les Nubiens (Africains noirs en provenance du sud) en ce qui concerne les troupes, et pour le matériel sur les technologies qui se sont diffusées en amont du Nil par le biais des Hyksos au nord, à savoir le bronze, les arcs composites et les chars. Pour le moins, Amosis est représenté en bataille sur son char.

Un nouvel essor des dynasties pharaoniques et de l’Égypte pouvait commencer.

Amosis Ier, portant la couronne de Haute Egypte

Amosis Ier, portant la couronne de Haute Egypte

4.Question de langue...

La liste d'armée DBM numéro 22 du premier livre est celle du "New Kingdom", que l'on nomme "Nouvelle empire" en français. La différence sémantique est importante, et peut correspondre à des nuances importantes dans la vision de l'histoire.

Dans mon esprit, royaume implique le gouvernement direct d'un roi (ici un pharaon) sur l'administration d'une terre et d'un peuple qui sont les siens. Ce roi n'est pas étranger ni à sa terre ni à son peuple.

Empire implique,dans mon esprit, une terre et un peuple de départ, dont le chef, l'empereur (ici le pharaon) étend son empire, justement, sur des terres et des peuples qui ne sont pas les siens propres. Ces peuples, ou leurs élites, reconnaissent alors l'autorité de l'empereur, par soumission à la force, par convergence d'intérêt, par idéologie, par éducation, ou par n'importe quoi.

L'apogée territoriale de l'Egypte, sous le Nouvel empire

L'apogée territoriale de l'Egypte, sous le Nouvel empire

Suite à la reconquête de l'intégrité de leur territoire, les Pharaons ont utilisé beaucoup d'énergie pour porter leurs efforts diplomatiques, économiques et militaires au nord-est, au Moyen-Orient, afin d'étendre leur influence (soumission de villes, de peuples, de royaumes), afin d'augmenter leurs capacités économiques (impôts), et au passage de créer une marche aux abords de leurs frontières, dans l'idée d'éviter un nouvel épisode sur le modèle des Hyksos.

C'est sur cette politique d'influence que le choix du terme Kingdom ou Empire compte.

Or, les terres asiatiques sous influence égyptienne n'ont été QUE sous influence. Dès que l'emprise africaine se relâchait, les impôts n'étaient plus payés... Dès qu'une puissance rivale importante apparaissait, les fidélités se retournaient : du côté du Pharaon, puis de celui des Hittites ou des Assyriens... C'est pourquoi les Pharaons ont conduit à de nombreuses reprises leurs armées, pour asseoir leur autorité sur des villes ou des peuples récalcitrants, ou pour imposer, à l'aune d'une bataille épique, un rapport de force permettant de mieux négocier avec le rival asiatique, hittite ou autre, le partage des zones d'influence.

Dans ce cadre, il est abusif de parler de Royaume égyptien en englobant dans ce terme les zones d’influence. Mais il est par contre juste de contenir le dit royaume à la seule Afrique, en considérant les zones d'influence fluctuantes comme une somme d’États vassaux à la fidélité variable.

Dans ce cadre, il semble également abusif de parler d'Empire égyptien en englobant les zones d'influence, dans la mesure où la domination égyptienne sur l'Asie était partielle, fluctuante, fuyante, partagée avec d'autres puissances locales d'importance.

J'attends vos avis sur la question, ou bien le renvoi vers l'avis d'un érudit, qui en saura donc plus que moi.

L'agriculture était une force de l'Egypte antique. Le limon fertile était très utile à la terre cultivée par les nombreux paysans.

L'agriculture était une force de l'Egypte antique. Le limon fertile était très utile à la terre cultivée par les nombreux paysans.

5.De l'écriture...

J'ai envie de faire une petite précision sur l'écriture des Égyptiens. Tout le monde connaît les hiéroglyphes. Cependant, à l'époque qui nous intéresse, ils étaient réservés à la pratique de la religion et aux monuments de célébration d'événements particuliers (victoire militaire par exemple, les Pharaons étant souvent adeptes de l'autocélébration grandiloquente).

En effet, les correspondances, notamment diplomatiques, entre Pharaon et souverains étrangers asiatiques, se faisaient en alphabet cunéiforme. Voir notamment les lettres d'Armana, dont on peut voir d'émouvantes pièces au musée du Louvre.

DBM200 - L'Egypte du Nouvel Empire (new kingdom egyptian)

Au prochain épisode, nous ferons une présentation militaire du Nouvel Empire Égyptien, et parlerons au passage des grandes invasions qu'eurent à affronter les Pharaons de la 20ème dynastie.

Pour les sources, voir :

  • Alexandre le Grand (chap.14 Pharaon), Maurice Druon, excellent et instructif roman historique.
  • New Kingdom Egypt, de Mark Healy, chez Osrpey.
  • Internet ^^
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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 17:16

Voici un site très intéressant, qui parle de l'activité encore importante autour de DBM chez les Anglais et leurs divers rejetons (EU, Australie...).

http://www.jglwargames.com/

DBM sur la toile

On y trouve des rapports de batailles, des classements (de joueurs, d'armées), des ajustements de la règle DBM plutôt fins, utilisés par les anglo-saxons... Un site à voir enfin !

Enfin, allez jeter un coup d’œil sur le blog de Bertrand, qui parle de notre dernière partie, mais aussi de ses dernières figurines de croisés, qui sont plutôt sympas !

Bientôt, le rapport de bataille, de mon point de vue, pour les curieux !


A bientôt !

La charerie égyptienne fonce !

La charerie égyptienne fonce !

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 16:36

Deuxième partie jouée chez Bertrand, on prend les mêmes et on recommence.

Encore une partie perdue pour moi qui jouais Macédonien (époque Philippe et Alexandre du début) contre Bertrand qui jouait ses furieux Arabes des conquêtes.

Nous allons voir en quelques photos un cas typique de défaite, proche de la partie précédente.

A De Bellis Multitudinis, et comme dans les batailles réelles que les parties essaient de représenter, il y a plusieurs moyens de remporter la victoire.

Voyons-en trois.

Deux phalanges hoplitiques grecques s'affrontent.

Deux phalanges hoplitiques grecques s'affrontent.

Premier cas, le combat face à face, et si j'ose dire, d'égal à égal, d'infanterie lourde. Typiquement, le genre de combat classique entre Grecs à partir de la période des hoplites, ou entre Romains et Italiens, en rangs serrés. On se fait face, on se pousse du bouclier, on se lance des coups de lance ou de gladius dans les dents, jusqu'à ce que l'un des deux côtés prennent le dessus, physiquement et moralement, et que l'autre ne prenne ses jambes à son coup, lâchant armes et camarades pour se sauver au plus vite.

Cette configuration est très bien rendue à DBM, mais un peu ennuyeuse puisqu'on s'en remet beaucoup aux dés et que cela peut durer un certain temps. Généralement, la victoire dans ce genre d'affrontement se joue sur les marges, dans le bois qui flanque la mêlée, où les tirailleurs de chaque camp s'écharpent pour prendre le dessus, contrôler le bois, et ainsi retomber sur le flanc de la phalange adverse, en lisière.

A Crécy, les chevaliers de France et ceux d'Angleterre se font face...

A Crécy, les chevaliers de France et ceux d'Angleterre se font face...

Deuxième cas de figure, le combat se déroule par vagues successives d'assaut. A Crécy, où les chevaliers français ont combattu sans grand sens tactique mais néanmoins bravement, ont eu lieu plusieurs vagues de charge de la chevalerie française sur les lignes anglaises. Cela n'a pas porté beaucoup de fruit, ou bien si, mais pour les Anglais.

C'est un mode d'attaque parfaitement envisageable à DBM, où l'on disposera les corps de bataille en ligne les uns derrière les autres. Celui de devant lancera son attaque... Et s'il rompt, il reculera en désordre, ou finira de se faire massacrer, ce qui aura pour effet de désorganiser le corps de bataille adverse qui vient de vaincre, sur lequel on lancera une deuxième vague d'assaut. Il paraît que l'on peut gagner de cette manière, avec certaines armées nombreuses, de hordes ou de bandes guerrières, ou bien avec des assauts ciblés de chevaliers comme à Crécy.

Je n'ai jamais fait une telle chose, ni même vu, mais c'est théoriquement jouable. Le plus gros problème à ce plan vient de risque de voir l'adversaire entreprendre les corps de bataille de deuxième ou troisième vague, avec ses troupes non engagées à lui, empêchant de multiplier les assaut sur un seul et même point

Bref !

Des éléphants culbutent un corps de cavalerie à Zama, bataille décisive entre Rome et Carthage.

Des éléphants culbutent un corps de cavalerie à Zama, bataille décisive entre Rome et Carthage.

Le troisième cas de figure est celui de l'aile forte et de l'aile faible.

Typiquement, une armée qui fonctionne sur ce principe est doté d'un corps central, souvent d'infanterie lourde ou moyenne, d'un corps de cavalerie lourde qui aura le rôle de l'aile forte, et un corps de cavalerie légère qui aura le rôle de l'aile faible.

Le corps central engage le combat, à la manière du premier cas de figure, et l'aile forte fait son possible pour enfoncer le corps adverse opposé, afin d'apporter son soutient au corps central et lui faire emporter le combat. Pendant ce temps, l'aile faible échappe du mieux qu'elle peut au combat, ou procède à du harcèlement sans trop prendre de risque, ou d'empêchement de manœuvre du corps adverse opposé.

Si les deux joueurs jouent ainsi, s'engage parfois un jeu de chat et de souris en miroir, aile forte contre aile faible d'un côté, aile faible échappant à aile forte de l'autre.

Maintenant, regardons la partie avec Bertrand dont je vous parlais, dans laquelle ce bon vieux renard nous a sorti ce dernier schéma de derrière les fagots, mais néanmoins de façon remarquable.

Déploiement.

Déploiement.

Je suis en bas. Je savais que je jouerai contre l'infanterie arabe montée de Bertrand, maniaque du meurtre, du viol et du pillage, à savoir des Wardands Supérieurs. J'ai donc procédé à un déploiement en deux lignes (voir le deuxième cas de figure énoncé précédemment), afin d'encaisser une partie de l'attaque avec mon infanterie lourde (hoplite) et moyenne (auxiliaire), et de monter à l'assaut avec ma cavalerie cachée derrière sur les Warbands Supérieurs quand ces dingos auront troué mon infanterie.

à ma droite, de quoi refuser mon flanc à la cavalerie, avec des piquiers (phalange macédonienne) et des cavaliers.

Bertrand, lui, a massé son infanterie lourde face à ma double ligne. Au milieu de son déploiement, en colonne, sa cavalerie. En haut à droite sur la photo, trois malheureux cavaliers légers... Qui seront fort utiles zallez voir !

Premiers déplacements... Déjà du changement !

Premiers déplacements... Déjà du changement !

Mais Bertrand, qui ne manque jamais d'inventivité, et qui pour le coup ne manquait pas non plus de points de commandement, opère une manœuvre rapide et radicale : ses sanguinaires Wb(S) virent sur leur gauche, droit vers mes hoplites, et sa cavalerie rebique à l'opposé, vers ma gauche !

Il jette sa cavalerie légère face à mon flanc droit, qui se retrouve sans troupe (ou presque) face à lui.

En réaction, je déploie une partie de ma cavalerie en deuxième ligne pour faire face à la sienne qui jaillit de là où on ne l'attendait pas.

Mouvements suivants.

Mouvements suivants.

Du côté de Bertrand, en haut, on se retrouve donc avec :

  • à gauche, une aile forte de cavalerie ;
  • au centre, de l'infanterie lourde qui sera appuyée dans son effort par l'aile forte ;
  • à droite, une aile faible, qui empêchera toute la partie les manœuvres du corps qui lui fait face (interdiction des marches, menace sur ma cavalerie quand j'essaierai de la faire attaquer le flanc des Wb(S)...

Mon corps de droite (la moitié de l'armée) est mis complètement dans le vent. Mon corps central est sous la menace des Wb(S), sans vrai soutien arrière (quelques plaquettes en arrière, mais pas assez nombreuses), mes quelques cavaliers à gauche sont trop peu nombreux face à l'aile forte de Bertrand, et n'ont pas de réserve.

Maintenant que le topo est fait, je déroule le reste de la partie en photo. Ma cavalerie à droite va se faire grignoter, mon corps central va se faire plier par les Wb(S) et mon corps à droite va rester dans le vent toute la partie, empêché par 3 LH...

Analyse d'une (autre) défaite : Macédoine contre Arabes des conquêtes
Analyse d'une (autre) défaite : Macédoine contre Arabes des conquêtes
Analyse d'une (autre) défaite : Macédoine contre Arabes des conquêtes
Analyse d'une (autre) défaite : Macédoine contre Arabes des conquêtes
Analyse d'une (autre) défaite : Macédoine contre Arabes des conquêtes
Mêlée générale !

Mêlée générale !

Les hellènes ramassent...

Les hellènes ramassent...

Mes Macédoniens craquent, je tente des attaques désespérées...

Mes Macédoniens craquent, je tente des attaques désespérées...

Les Wb(S) et la cavalerie de Bertrand ont fini le travail.

Les Wb(S) et la cavalerie de Bertrand ont fini le travail.

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 23:54

Cela fait quelques batailles de test pour nos nouvelles listes que nous nous livrons avec l'ami Bertrand, auparavant surnommé Corybantes El Coronnes. Voici au passage son nouveau blog : http://lesfigurinesdebertrand.blogspot.fr/

Dans le cadre de notre modeste préparation au tournoi de Brest 2015, j'avais concocté une liste de Macédoniens sous Philippe (liste 12 deuxième livre), en deux corps, première pour moi qui m'étais toujours arrangé jusqu'alors pour dégoter un corps allié supplémentaire. Je me retrouvais avec une liste composée d'un corps mixte du général en chef Kn(F) avec soutien LH(O), un contingent de hoplites grecs irr Sp(O) des légers Ax(O) et quelques (S), et d'un autre corps mixte de Cv(O), Pk(O) et quelques légers (Ps et Ax). L'armée est presque entièrement régulière. Je plaçais mon espoir dans les commandements réguliers, et donc les dés interchangeables, pour réussir à manœuvrer où il le fallait quand il le fallait. Je retiens depuis que 2 généraux réguliers c'est sympa, mais ça fait vite 1 et 1, ou 1 et 2. Et qu'au final, quitte à faire des 1, autant avoir 3 généraux irréguliers.

Bertrand quant à lui jouait les arabes des conquêtes (liste 25 troisième livre). Elle couvre les guerres du Prophète (fameux homme de paix) et de ses successeurs immédiats. En gros, c'est une liste remplie de Wb(S) montées à dos de chameaux, avec 3 généraux disponibles de base dans la liste pour 200 points, et un peu de tout le nécessaire pour occuper le terrain (Cv, LH, Bw, Ax, Ps).

Agressivité de 4 pour tout le monde.

Décors et bagages

Décors et bagages

Au centre de la table, un bois, terrain difficile. Au fond à gauche, vers chez Bertrand, une colline douce. A droite, un assez grand terrain inégal.

Journée DBM200 chez Bertrand.

Je déploie en premier mon corps contenant les piquiers. J'avoue sans honte n'avoir pas su quoi faire de mon armée sur ce terrain. La vérité, c'est que je n'aurais pas tellement su quoi en faire non plus sur un autre terrain. Le deux corps limitent beaucoup en souplesse de déploiement, c'est un autre défaut.
Cavalerie en position de réserve, légers face au terrain inégal... Espoir de l'investir ? Sauf que je joue en deuxième et qu'il est loin.

Journée DBM200 chez Bertrand.

Bertrand répond à mon placement d'une masse de piquiers par une masse de de guerriers assoiffés de violence que sont ses Wb(S). En face des Pk(O), on commence à se demander combien de tours ces derniers tiendront avant de gicler "au simple" (les Wb tuent les Pk avec 1 de plus...). Des Psiloi prennent place face au bois.

De mon côté, je place mon deuxième corps. Une bonne partie de léger s'apprête à entrer dans le bois, au minimum pour garder le flanc gauche de la phalange de piquiers. A leur gauche, mes hoplites grecs, et à leur gauche, en colonne, des fois qu'il faille se redéployer, des fois que j'aie les points de commandement, les Compagnons.

A son tour, Bertrand place sur la colline un petit corps allié composé de 3 LH(O). Maigre menu pour mes Compagnons appuyés par les hoplites...

Journée DBM200 chez Bertrand.

Enfin, et puisque je n'ai plus d'autre corps que les deux déjà placés, Bertrand déploie son corps de cavalerie. Corps conséquent, et surtout dans la plaine, face à presque rien de mon armée, si ce n'est quelques légers, et un boulevard pour prendre leur flanc.

Si du côté des Arabes, il est clair que leur flanc droit est également pour le moins maigrelet, il est néanmoins bien plus en sécurité que le mien : les 3 LH ne pèsent pas lourd par rapport à mes Compagnons, mais ces derniers doivent d'abord déloger la cavalerie légère arabe avant de pouvoir fondre sur l'aile droite des petits amis de Mahomet. Ou alors, espérer faire les deux en même temps ? C'est bien présomptueux avec des dés de commandement équilibrés. Ou alors, utiliser pour cela les hoplites ? Même chose, en pire, car il faut des points de commandement pour les chevaliers dans leur avance contre les LH, mais aussi des points du même corps pour faire tourner les hoplites autour du bois, suffisamment vite pour menacer le flanc des Wb, en se souvenant que les hoplites sont des Sp irrégulières... Et même si les Compagnons allaient poutrer les LH d'en face vite fait, ce ne sera jamais assez rapide pour intervenir avant que les Pk de l'autre corps n'aient craqué face aux Wd(S) qui vont se dépêcher (oh oui !) d'arriver. Non, soyons sérieux, mes chevaliers sont coincés face aux LH, et mes hoplites sont dans le vent.

Si je compte bien, ça fait 82 points de Macédoniens coincés ou inutiles face à 15 points de LH arabes. Ça commençait mal ^^

Journée DBM200 chez Bertrand.

Bertrand avance aussi vite qu'il peut, avec tout sauf avec ses LH alliés, qui sont non fiables. Et autant dire qu'il peut avancer vite, car tous ses piétons sont en fait des montés (option de la liste, monter jusqu'à 24 piétons, 12 piétons en 200 points donc), et que ses montés .... ne sont pas des piétons, j'ai entendu quelqu'un au fond de la salle qui l'a dit. Concentrez-vous un peu, s'il vous plaît.

Pour ma part, je réagis comme je peux à droite face à son avance aussi rapide que menaçante (on voit mon flanc droit commencer à être enveloppé), et à gauche, j'avance, pour me farcir les LH non fiables. Ce sera au moins une chose de prise.

"Chef, les gars d'en face, zavaient des chameaux pour aller plus vite, on peut rentrer chez nous ?"

"Chef, les gars d'en face, zavaient des chameaux pour aller plus vite, on peut rentrer chez nous ?"

Si la partie s'annonce plutôt moyennement bien, au moins c'est sympathique à regarder !

Si la partie s'annonce plutôt moyennement bien, au moins c'est sympathique à regarder !

Les choses se précisent dans tous les coins. 3 pauvres LH vont morfler là-haut sur la colline, mais aussi tout mon flanc de malheureux légers...

Les choses se précisent dans tous les coins. 3 pauvres LH vont morfler là-haut sur la colline, mais aussi tout mon flanc de malheureux légers...

Je finaude comme je peux avec mes Psiloi, histoire de peut-être gagner un tour de survie pour mon malheureux flanc, livrée à la vindicte du Prophète...

Je finaude comme je peux avec mes Psiloi, histoire de peut-être gagner un tour de survie pour mon malheureux flanc, livrée à la vindicte du Prophète...

Dans le bois (dont on vient de couper les arbres), je me sens a priori tranquille : mes Ps sont Sup, j'ai des Ax, pas Bertrand. Je me dis qu'au moins, ma phalange de sarissa est protégé sur son flanc... Chose qui ne manque pas de piquant (comme la harissa), je vais par la suite prendre ici aussi !

Dans le bois (dont on vient de couper les arbres), je me sens a priori tranquille : mes Ps sont Sup, j'ai des Ax, pas Bertrand. Je me dis qu'au moins, ma phalange de sarissa est protégé sur son flanc... Chose qui ne manque pas de piquant (comme la harissa), je vais par la suite prendre ici aussi !

Et c'est parti pour le choc ! Et c'est parti le stade est chaud... hmm désolé...

Et c'est parti pour le choc ! Et c'est parti le stade est chaud... hmm désolé...

A partir de maintenant, les Compagnons faisant de l'autre côté leur boulot, ce sera une question de chance.

Sur le premier combat, mes piquiers auront un facteur de 5. Les guerriers impétueux de Bertrand auront 4, mais sont supérieurs, ce qui diminue sérieusement leur envie de mourir (on leur avait pas encore dit que 40 mineures de 12 ans, vierges, bien entendu, les attendait dans l'au-delà, à ces brutes, ce qui m'aurait sans doute aidé... J'ai bien essayé de leur en toucher deux mots, mais je parlais pas la langue).

En gros, si au premier combat, je gagne, je donne un débord pour le suivant, et passe à 5 contre 3. Ce qui ne fait pas un avantage terrible puisque les Wb sont Sup et que je les tue au double. Alors que si je perds au premier combat, même d'1 point, j'ai 2 plaquettes qui meurent de suite, et je prends débord pour les autres combats, passant à 4 contre 4, et continuant à mourir au simple.

Et que commence la poilade !

1er tour de combat : 2 piquiers meurent face aux bandes guerrières... Ma cavalerie tue avec bonheur 2 fois 2 plaquettes de Wb ! Seuil de démo de l'arabe approché... Contre toute attente, un psiloi arabe poutre une de mes plaquettes d'Ax dans le bois... Mon flanc est complètement tourné par la cavalerie de Bertrand...

1er tour de combat : 2 piquiers meurent face aux bandes guerrières... Ma cavalerie tue avec bonheur 2 fois 2 plaquettes de Wb ! Seuil de démo de l'arabe approché... Contre toute attente, un psiloi arabe poutre une de mes plaquettes d'Ax dans le bois... Mon flanc est complètement tourné par la cavalerie de Bertrand...

Le combat continue : mes piquiers abandonnent leurs piques et courent à toutes jambes... Incapable de ramener mon Ax en réserve derrière à gauche, mes Psiloi dans le bois commencent à se faire entourer... 2 autres Wb sont tués par ma cavalerie... Bertrand est à une plaquette de la démo à ce moment, soit à une plaquette de la défaite, puisque son petit corps de LH, de l'autre côté, est défait par mes Compagons... Sauf que sur mon corps ici en photo, je prends aussi des pertes : un Cv y passe, ainsi que des auxiliaires, des psiloi... La cavalerie arabe ravage mon flanc tranquillement.

Le combat continue : mes piquiers abandonnent leurs piques et courent à toutes jambes... Incapable de ramener mon Ax en réserve derrière à gauche, mes Psiloi dans le bois commencent à se faire entourer... 2 autres Wb sont tués par ma cavalerie... Bertrand est à une plaquette de la démo à ce moment, soit à une plaquette de la défaite, puisque son petit corps de LH, de l'autre côté, est défait par mes Compagons... Sauf que sur mon corps ici en photo, je prends aussi des pertes : un Cv y passe, ainsi que des auxiliaires, des psiloi... La cavalerie arabe ravage mon flanc tranquillement.

"Chef, c'est bon, on a maltraité les LH !" "Bravo les mecs, sauf qu'ici on ne sert plus à rien" ... Comme les hoplites au fond de la photo, à droite. Si, ils servent à une chose : à l'esthétique, avec leurs boucliers.

"Chef, c'est bon, on a maltraité les LH !" "Bravo les mecs, sauf qu'ici on ne sert plus à rien" ... Comme les hoplites au fond de la photo, à droite. Si, ils servent à une chose : à l'esthétique, avec leurs boucliers.

Et mes Macédoniens démoralisent... Pourquoi ? Car j'ai pris 6 pertes sur mes piquiers, plus une perte sur une Cv, ce qui, en plus des quelques légers mis en difficulté car tournés par la cavalerie adverse, suffit à démoraliser un corps.... Le plus gros, parmi seulement deux corps. Donc l'armée est démoralisée.

J'ai eu beau mal jouer, je perds à une plaquette de démoraliser l'armée de Bertrand. J'ai manqué de points de commandement durant la partie, mais je n'aurais jamais pu guère davantage manœuvrer avec plus. Cette armée en deux corps manque d'un dé de commandement, même irrégulier... Et je ne suis pas convaincu de l'intérêt des gros corps pour la démo, s'il n'y en a que deux et qu'en perdre un signifie perdre tout.

En bref, cette liste et son utilisation étaient à revoir ! Bravo à Bertrand qui entamait une série de victoires que je n'ai pas encore interrompue à ce jour.

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 21:04

Je ne sais si c'est un élan de folie, l'expression d'une dépression sourde en moi, un relent nostalgique, un manque de jeu ou de joueurs, ou plus bêtement un pur attrait pour les figs très sympas de chez Citadel, mais...

J'ai acheté des Warhammer 40000 !!

Des blindés et des fantassins en tenue blanche de ma collection de wh40k...

Des blindés et des fantassins en tenue blanche de ma collection de wh40k...

J'étais jeune, j'étais naïf, pire, j'étais ignorant, je jouais (un peu) à Warhammer, le jeu des batailles fantastiques.
Et puis, comme tout le monde, j'ai acheté quelques figurines de 40000, parce-qu'elles sont sympas.
J'avais choisi les Zoms, parce-que j'avais un côté conventionnel (quoi je l'ai toujours ?), et je jouais déjà les Zoms à "battle".
Avec le recul, je me dis que c'est bête, car même si l'univers et les figurines sont sympas, on ne fait pas plus inventif et varié que la réalité, et la seule deuxième guerre mondiale fournit plus de variété et d'inventivité que la Garde impériale de Warhammer 40000. Si je devais recommencer une armée, c'en serait une vraiment fantastique, du style Orks, ou Tyrannides. M'enfin, un jour peut-être !

Mon premier véhicule, monté quand j'étais deux fois moins âgé qu'aujourd'hui. Je lui ai changé sa couleur depuis et donné un nom. J'ai essayé de suggérer la pose de filets de camouflages, comme il se fait sur certains blindés réels. Du fait des chenilles apparentes sur le dessus, ces filets ne sont pas faciles à placer.

Mon premier véhicule, monté quand j'étais deux fois moins âgé qu'aujourd'hui. Je lui ai changé sa couleur depuis et donné un nom. J'ai essayé de suggérer la pose de filets de camouflages, comme il se fait sur certains blindés réels. Du fait des chenilles apparentes sur le dessus, ces filets ne sont pas faciles à placer.

A l'époque, j'avais craqué sur les figurines de la Légion d'acier, figurine avec casque, masque de ski, masque à gaz, tunique arrivant au-dessus du genou, gants à manchettes, bottes hautes... Très belles, joliment gravées... Je les bariolai d'abord de vert, de marron et de beige, puis, insatisfait et influencé par de l'imagerie de combats sous la neige, je décidai de les reprendre en blanc. J'ai aujourd'hui remplacées les mêmes couleurs maladroitement posées sur mes deux blindés de l'époque (une chimère et une leman russ) par des verts militaires provenant des couleurs 2ème guerre mondiale de chez Prince august (les meilleurs pour la couleur pour fig !).

Un blindé style mortier motorisé nommé Wyvern, acheté récemment, en cours de peinture. On voit sur la photo mes deux couleurs principales : la tunique blanche des soldats, le vert des blindés.

Un blindé style mortier motorisé nommé Wyvern, acheté récemment, en cours de peinture. On voit sur la photo mes deux couleurs principales : la tunique blanche des soldats, le vert des blindés.

Seulement, la Légion d'acier n'a jamais été ressortie en grappes plastiques. Cela pose un problème de variété dans les postures, et surtout dans les armements. En effet, il n'existe d'armes spéciales dans les figurines existantes que des lance-grenades et des fusils à plasma, et d'armes lourdes que les bolters lourds, canons laser et lance-missiles.

J'ai donc décidé, en me lançant en décembre dernier dans la remise en route des ma Garde impériale, de tâter de la conversionnounette, pour agrandir ma collection de mecs à masques à gaz.

J'achetai donc des troupes cadiennes (celles en grappes plastiques que l'on voit partout, au point d'en être devenues ennuyeuses à mourir), et réfléchissai au moyen de les faire ressembler à mes bonshommes de la Légion d'acier.

J'ai trouvé chez le Cochon d'acier, de chouettes grappes de têtes en métal, affublées de masques à gaz, de casque pas trop éloignés de mes figurines Citadel, et toutes sortes d'accessoires sympas et utiles pour enrichir les modèles plastiques tirés des grappes wh40k.

Les têtes en question.

Les têtes en question.

D'autres têtes, des paquetages, des sacoches... Y'a tout ce qu'il faut qu'on vous dit chez le Cochon d'acier !

D'autres têtes, des paquetages, des sacoches... Y'a tout ce qu'il faut qu'on vous dit chez le Cochon d'acier !

Puis j'ai suivi ce procédé :

  • enlever au couteau de modélisme les épaulettes des Cadiens, pour ne leur laisser que des manches ;
  • allonger la tunique des Cadiens jusque vers les genoux avec de la résine (dites Green stuff chez Games Workshop, comme ils ne savent qu'utiliser l'anglais pour causer) ;
  • ajouter des manchons aux mains des Cadiens, pour une fois les mains peintes faire des gants, dans l'idée des figurines de la Légion d'acier ;
  • remplacer les têtes des grappes plastiques par celles du Cochon métallique dont je viens de vous parler.

Et voila un peu le résultat, qui demande à être encore étudié, amélioré, revisité...

Ici on voit la tête, les manchons des gants, le bas de la tunique, mais encore les manches débarassées des épaulettes.

Ici on voit la tête, les manchons des gants, le bas de la tunique, mais encore les manches débarassées des épaulettes.

Quel équipement !

Quel équipement !

Côté droit, profil avantageux n'est-ce pas ?

Côté droit, profil avantageux n'est-ce pas ?

Comparaison avec une figurine historique en métal de la Légion d'acier.

Comparaison avec une figurine historique en métal de la Légion d'acier.

Bien sûr, le résultat n'est pas parfait, des choses sont à améliorer. Le torse par exemple est assez éloigné de l'original, il manque sur l'épaule le symbole avec l'éclair, les bottes cadiennes sont moins hautes, le casque et le masque ne sont pas identiques...

Mais on peut le voir positivement : cela apporte de la variété, et offre surtout énormément de possibilités de montages.

Aucune de ces nouvelles figurines n'est encore peinte, mais bientôt, en même temps que d'autres figurines récentes ou anciennes, je vous présenterai le résultat de ce travail après la peinture !

Et c'est avec une dernière photo de mes pitits soldats en métal, que je vous quitte et vous dit "à bientôt" pour de nouvelles aventures de wh40k, mais aussi et peut-être surtout de DBM avec ma nouvelle liste en 200 points de Macédoniens de Philippe !

Je suis fou, j'ai acheté des Warhammer 40000...
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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 12:00

Salut à tous,

Retour à Brest, pour les deux dernières parties DBM200 jouées avec mes Grecs later hoplite greek (liste 5 du livre d'armées 2). Nous voila partis pour deux bref topos des déroulés de ces batailles, les deux premières étant ici.

Cette chanson vaut le détour (celle avec l'instrumentation aussi, cherchez un peu, vous trouverez chez "musicme". Les pantalons orange aussi valent leur pesant de cacahuètes.

Troisième bataille : mes braves et courageux Grecs à jupettes contre les Français période guerre de Cent ans. Arf le choc temporel ! Mais aussi le choc structurel des armées !

En effet, l'armée grecque, irrégulière et très majoritairement composée de piétons, est très nombreuse : beaucoup de plaquettes, grande capacité à encaisser les pertes avant d'avoir un corps démoralisé. De plus, sa composante principale, les hoplites Sp(O), est surtout une arme d'usure, ou de pousse-pousse (on pousse un point de la ligne adverse pour créer des décalages qui permettront des prises de flanc, par la cavalerie par exemple, restée en arrière de la ligne d'infanterie).

De son côté, l'armée française, comporte une grande part de chevalier supérieurs. Ils sont impétueux, résistants (S), et frappent très fort...L'ennui, bien qu'irréguliers, ils coûtent très cher (une plaquette de chevaliers S vaut 3 ou 4 fois plus qu'une plaquette de Spear O). Deux problèmes face aux hoplites : sur deux rangs, ces fantasins ont un facteur de 5. Les chevaliers n'ont que 3. Donc soit ils ont un coup de bol et il perce au premier contact, soit ils reculent, prennent des débords, et se font plier en deux temps trois mouvement par la phalange. A moins de les démonter en Blade (S), ce qui est permis, mais on échange une plaquette de chevaliers pour une plaquette de Blades. Ce qui fait peu de plaquettes.

Une telle armée est peu nombreuse, et bien que tranchante face à certaines troupes, fragile, craignant les pertes qui ne peuvent pas s'accumuler longtemps.

Premier plan, les Grecs : en face, les Français. On remarque le surnombre grec, que ce soit dans la plaine, dans la forêt à droite, sur la colline à gauche...

Premier plan, les Grecs : en face, les Français. On remarque le surnombre grec, que ce soit dans la plaine, dans la forêt à droite, sur la colline à gauche...

Mon dépoiement est simple : ligne de hoplites sur deux rangs dans la pleine. Je veux prendre sa charge de chevaliers. En arrière, la cavalerie et surtout la cavalerie légère. Leur rôle  : combler les éventuelles brèches que créeraient les chevaliers, qui, en s'enfonçant dans la ligne des hoplites, prendraient de fait deux débords et passeraient à facteur 2 contre ma cavalerie en contre attaque (avec les LightHorses qui ont facteur 2 aussi mais qui tuent les chevaliers au simple, juste 1 de plus au dé).

A ma droite, je masse une belle partie de mes légers : auxiliaires, psilois ayant pour objectif de prendre d'assaut le bois pour assurer le flanc de mes hoplites.

A ma gauche, une autre petite chiée de psilois, qui doivent courir vers la colline au mieux, pour couvrir le flanc gauche des hoplites censés avancer, au pire jouer au chat et à la souris dans la plaine.

Mon adversaire déploie sa chevalerie dans la plaine face à mes hoplites. Quelques psilois et auxiliaires X vont se diriger vers le bois à ma droite. Mais ils sont peu nombreux. Des archers et quelques lanciers soutiennent (de derrière pour les archers, manque d'inspiration ? ^^) la chevalerie.

Le déroulement voit un changement radical d'approche chez mon adversaire : comme on le voit sur la photo, ses plaquettes de chevaliers ont disparu pour laisser place à des blades. Pour cela il a dû dépenser des tas de points de commandement. Mais c'était sans doute plus raisonnable.

Pendant ce temps, mes psilois sur la gauche ont foncé vers la colline laissée sans défense. Ils arriveront au pied des bagages en fin de partie, après avoir contournée toute l'armée française.

Sur ma droite, ma masse de léger fait plier sous son nombre les quelques collègues d'en face, finissant par menacer le Français sur son flanc gauche.

Au centre, la mêléee, toujours un peu confuse dans une confrontation de piétons pas sympas à facteur 5, finit par tourner à mon avantage.

Conclusion : hélas encore pour moi, soit mon adversaire a, comme le précédent, joué maléfiquement la montre, soit il a vraiment souffert d'un grave manque d'inspiration, l'empêchant de jouer dynamiquement... Quoi qu'il en soit, à une ou deux plaquettes de la victoire, le temps imparti a passé, et la partie a donc été comptée en match nul.

Cela m'oblige cependant à reconnaître que, bien qu'extrêment solide et du coup, il faut le croire vues les parties, intimidante, mon armée grecque manque de moyens de projection. Du coup son évolution est très lente, n'oblige pas nécessairement l'adversaire à avancer, et surtout permet de jouer efficacement la montre puisque les manoeuvres grecques prennent un grande nombre de tours à se faire.

Quatrième et dernière bataille, contre ou plutôt dois-je dire avec Corybantes el Coronnes et son armée médiévale de je ne sais plus où ni quand, puisque, profitant de la ressemblance entre deux pécords armés de fourches et deux chevaliers sur canasson matelassé, Corybantes qui n'en manque pas choisit une armée médiévale ou l'autre selon son humeur, à moins que ce soit moi qui aie du mal à suivre, tête en l'air que je suis...

Devant droit : mes Grecs ; fond et gauche, et fond et droite dans le coin, les médiévaux de mon joyeux adversaire. On voit sur la photo ses gros doigts boudinés et malhabiles placer sa volontaire marche de flanc contre mon aile droite. Ah, en voila de l'initiative !!

Devant droit : mes Grecs ; fond et gauche, et fond et droite dans le coin, les médiévaux de mon joyeux adversaire. On voit sur la photo ses gros doigts boudinés et malhabiles placer sa volontaire marche de flanc contre mon aile droite. Ah, en voila de l'initiative !!

A son déploiement, Corybantes dispose d'un petit contingent de chevaliers Fast. Ils sont dans la plaine, à gauche, en colonne au déploiement. Des psilois sont sans le bois au centre de sa moitié de table. Des lanciers Inférieurs sont postés sur la pente d'une colline escarpée, qu'il s'agira à l'évidence pour lui de descendre rapidement vers ma moitié de table. Connaissant l'animal, son sens de l'action et son goût pour les manoeuvres osées, on se doute qu'une marche de flanc est préparée contre une de mes ailes. C'est en effet sur ma droite qu'apparaîtront assez rapidement un beau corps allié de cavalerie.

De mon côté, je deploie une part de mes hoplites dans la trouée entre les deux forêts, sécurisant celle dans mon bord de table avec le déploiement en embuscade d'abord d'une belle poignée de Psiloi. Gare aux chevaliers qui s'approcheraient ! Face à la forêt adverse, je n'ai rien qui puisse être effrayé par les psilois médiévaux qui s'y cachent. Au contraire, les deux plaquettes d'archers que je poste en face les feront reculer et progressivement abandonner une partie du terrain.

Par contre, face à la colline escarpée, j'avais prévu un assaut de mes auxiliaires appuyés par des psilois. C'est donc une mauvaise surprise pour moi de voir débouler de là-haut des lanciers ! Joli coup de Corybantes, qui n'a pas manqué de Coronnes. Heureusement, ses lanciers sont Inférieurs, et mes auxiliaires sont Ordinaires et sur deux rangs (facteur 4 contre 5 pour les lanciers, mais ce n'est pas la mort).

Ma cavalerie est restée en deuxième ligne, en collones au déploiement, pour pouvoir rapidement être redéployée en cas de prise de flanc ou autre mauvaise surprise. Cette souplesse de la deuxième ligne me sauvera la mise.

Autre angle, à l'arrivée de la marche de flanc médiévale. On voit nettement que j'avais anticipé dès l'annonce de sa marche de flanc le redéploiement de ma cavalerie qui va faire merveille.

Autre angle, à l'arrivée de la marche de flanc médiévale. On voit nettement que j'avais anticipé dès l'annonce de sa marche de flanc le redéploiement de ma cavalerie qui va faire merveille.

Le déroulement fut engagé et viril, enfin, pas partout.

Mes hoplites, face à la plaine, ne pouvaient pas courir après les chevaliers : trop lents, et manoeuvre trop risquées (impossible de couvrir mes flancs). Ses chevaliers ne voulaient pas non plus mettre leurs lances à l'épreuve contre les hoplons. Ils ont donc envoyé deux LH pour titiller la phalange, histoire d'utiliser quelques PIP tranquillou.

Dans le bois central, des volées de flèches sont tombées sur la tronche des psilois médiévaux qui y chassaient la belette. Ils sont allés voir ailleurs.

Là où ça se corse, c'est au bas de la colline. Nous avons fini par nous empoigner virilement, à grands coups de lances dans les dents. J'étais dépassé en facteur, et dépassé en nombre sur la longueur de la ligne de bataille (au moins deux plaquettes de plus pour Corybantes sur la droite), d'où un gros risque de débordement sur mon flanc.

Quant à la cavalerie médiévale en marche de flanc, malgré son arrivée rapide, elle s'est de suite retrouvée nez à nez avec ma cavalerie, efficacement redéployée. Or ici mon adversaire, n'ayant pourtant pas manqué d'impétuosité et de courage, a manqué de chance. En effet, ses plaquettes se sont fait retourner par les miennes, sans coup férir (j'ai dû avoir un petit 6 - 1 ou 5 - 1 à un moment qui a bien aidé). Cela a donc libéré ma cavalerie, qui a pu se retourner contre le corps adverse descendu de la colline, et finir d'équilibrer l'affrontement qui a ainsi tourné à mon avantage.

Conclusion : je ne sais plus si j'ai fini par gagner ou non même si je crois que oui. Quoi qu'il en soit, ce fut heureux de jouer cette partie lors de laquelle mon adversaire n'a pas joué la montre mais a au contraire fait preuve d'audace et d'inventivité. Son plan n'a pas réussi, mais il n'a pas manqué de panache.

 

Ce fut un très chouette week-end à Brest, encore une fois. Je finis dans les limbes du classement, mais tant pis, je ferai mieux la prochaine fois, avec une armée apparemment moins impressionnante, et pratiquement plus rapide et agressive.

Quelques photos de Brest vues de la chambre, pour finir.

 

A plus pour de nouvelles aventures figurinistiques (ou figurinesques ?) !!

On voit l'eau de mer au loin !

On voit l'eau de mer au loin !

Une superbe architecture que n'aurait pas reniée Staline ^^

Une superbe architecture que n'aurait pas reniée Staline ^^

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 17:29
Brest la nuit : avouez que ça troue le cul !

Brest la nuit : avouez que ça troue le cul !

Or donc, nous fîmes la route jusqu'aux confins de la terre ; là nous trouvâmes les plus terribles guerriers que la civilisation eût alors rencontrés...

Première bataille : mes Grecs classiques contre je ne sais plus quelle armée de cavalerie, remplie de Cv et LH de toutes sortes, avec un petit suppléments en hordes, ordinaires et inférieures (excellentes figurines de femmes aux seins nus ^^ Hélas, mon adversaire n'avait plus souvenance de leur provenance...)

 

Première partie : mes Grecs classiques (droite) contre je ne sais plus quelle armée de cavalerie (gauche)

Première partie : mes Grecs classiques (droite) contre je ne sais plus quelle armée de cavalerie (gauche)

Mon déploiement est très solide sur ses bases :

  • masse de Peltast Ax(O) sur mon flanc gauche ancrés sur la colline escarpée (-2 de facteur pour la cavalerie adverse, +1 pour les Ax pour position haute)
  • grosse ligne de hoplites au centre, précédés par quelques Psiloi à côté de la colline, qui iront titiller les hordes adverses en cours de partie ;
  • Psilois  et archers dans le bois à droite sur lequel s'appuie ma phalange (blocage cavalerie adverse)
  • ma cavalerie est en seconde ligne, au milieu derrière les hoplites.

Le déploiement adverse montre le doute qu'a mon adversaire sur la manière de prendre ma armée : il déploie sa cavalerie et sa horde en plusieurs colonnes, pour se redéployer selon les besoins par la suite.

L'action (hum hum)

Puis cette bataille fut d'un ennui parfait : mon adversaire a avancé à petits pas, jusqu'à voir de près mes troupes, sans les toucher. Pas fous, il se serait fait refouler sur la ligne des hoplites, et masscrer par les Peltasts sur la colline, trouer de flèches et de caillasses par les archers et les psilois dans le bois. Je ne blâme donc pas mon adversaire, qui a choisi d'attendre soit que j'avance, soit que le temps imparti pour jouer la partie s'écoule.

De mon côté, à part mon très solide déploiement ne laissant aucune faille à exploiter à mon adversaire, je n'ai rien réussi de bon. En effet, à quoi sert un tel déploiement si rien n'oblige le joueur adverse à avancer, ou si l'on n'a aucune troupe capable de sauter en avant...

En effet, si tous mes Auxiliaires faisaient les fieros sur leur colline escarpée, ils auraient sans doute moins fait les fiers face à la cavalerie dans la plaine... Leur facteur passe à 2, pas de soutien arrière possible, perte de bonus de hauteur, perte de malus à la cavalerie pour le terrain escarpé... Même chose pour les Psilois sur mon flanc droit qui paradaient dans les branches face à la cavalerie, mais qui, malgré la bite à l'air qu'ils ont, n'avaient pas du tout l'intention de sortir du bois, tout mâles Grecs qu'ils sont.

Quant au centre, c'est toujours le même problème. De face, la cavalerie n'effraie pas le Spear(O) sur deux rangs (facteur 5 pour le Sp contre 3 pour la Cv). Par contre, qui dit ligne de hoplites qui avance, dit flancs qui s'exposent, à moins de faire avancer les groupes qui se trouvent précisément sur ces flancs (Ax et Ps), chose déraisonnable comme je viens de vous le dire.

Alors quelle fut mon erreur ? Regardez bien en deuxième ligne, ce qui attend bêtement sans rien faire : toute ma cavalerie ! Laissée en réserve, par méfiance, j'aurais plutôt dû la placer de manière audacieuse ou pour le moins agressive, sur un des flancs, afin soit de couvrir la flanc de ma phalange dans son avance, soit porter le danger quelque-part sur l'adversaire (sa cavalerie légère de son flanc droit par exemple, avec l'appui de mes auxiliaires) afin de l'obliger à réagir et à prendre des risques.

Conclusion : à part mon action d'éclat avec mes psiloi(I) qui sont allés titiller et casser une ou deux plaquettes de hordes, rien ne s'est passé de la partie. Chacun est reparti dormir dans ses tentes, les troupes de mon adversaire s'amusant la nuit avec les femmes nus de ses hordes, mes troupes à moi s'amusant la nuit entre elles. Match nul.

Deuxième bataille : mes Grecs contre des Romains impériaux, figurines sympas, un peu l'armée romaine dans Astérix (notez la référence historique solide que je vous sors).

Deuxième partie : mes Grecs contre des Romains impériaux

Deuxième partie : mes Grecs contre des Romains impériaux

Mon déploiement : Solide ligne de hoplites au centre, supplément de hoplites sur l'aile droite en retrait, cavalerie en arrière pour redéploiement au besoin (sur la photo on voit que je viens prolonger la ligne à droite avec). Aile gauche, masse d'auxiliaires, doublés par des psilois, avec de la cavalerie légère en retrait, pour combler les trous, essayer de courir quelque-part au besoin, descendre la montagne...

Mon adversaire se déploie avec de l'infanterie lourde en son centre (légion) et moyenne sur son aile gauche (auxiliaires ordinaires ou supérieurs, mémoire qui flanche). Il réalise dès le départ que cela va être léger  face à ma masse de hoplites prolongée par 4 plaquettes de cavalerie. Son aile droite comprend sa cavalerie plutôt nombreuse qui va essayer de tirer le meilleur contre mes auxiliaires et mes psilois près de la colline, qui en effet peuvent craindre la cavalerie en terrain découvert.

Le déroulement va encore une fois être lent... Mais lent... Car si mon adversaire tente des choses avec sa cavalerie, face auxquelles je résiste et me redéploie toute la partie comme je peux, il prend aussi des pertes de ce côté, mais encore sur son centre où combat sa légion, et surtout se trouve en posture très inconfortable sur son aile gauche, où ma cavalerie finit par complètement tourner ses auxiliaires et les quelques Blades venues en renfort, menaçant sérieusement de démoralisation son armée.

Conclusion, je suis encore frustré suite à cette partie, dans la mesure où je trouve que mon adversaire a pas mal joué la montre (à moins que ce ne soit une grosse hypoglycémie, c'est possible, avec ce que coûte en énergie une partie de bonhommes), alors que j'étais à deux doigts (une ou deux plaquettes) de démoraliser son armée. Par solidarité, une délégation de mon armée a expédié des tablettes portant des mots de soutien à Astérix et Obélix et leur village, les invitant à un voyage en Grèce. Nouveau match nul.

Suite et fin de mon tournoi dans le prochain article, De Bellis Multitudinis : tournoi DBM200 de Brest 2014 (3), et en attendant, regardez ces quelques photos de Brest, le soir au soleil couchant...

Une énorme fosse, pour bricoler les bateaux à sec.

Une énorme fosse, pour bricoler les bateaux à sec.

On pourrait en faire une belle peinture à la chaîne chinoise, avec des violets bien dégueux

On pourrait en faire une belle peinture à la chaîne chinoise, avec des violets bien dégueux

Drôle d'allure qu'a cette ville reconstruite après les délicats bombardements américains hein ?

Drôle d'allure qu'a cette ville reconstruite après les délicats bombardements américains hein ?

Ca donne envie d'une romance qui sent la moule, la frite et la bière, hein pas vrai ? C'est ce qu'on a vécu avec les copains le temps d'un week-end de jeu ^^

Ca donne envie d'une romance qui sent la moule, la frite et la bière, hein pas vrai ? C'est ce qu'on a vécu avec les copains le temps d'un week-end de jeu ^^

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 17:47

Partie 1 : Later Hoplite Greek (liste 5 livre d'armées 2)

cavalier-grec.jpg

 

Salut à tous !

 

Voici, en retard mais en exclusivité, un petit compte-rendu de mon tournoi DBM de Brest 2014. J'étais avec mes deux vils compères Tyty et Corybantes el Corones (blog inactif depuis un moment, mais ya quand même des trucs à voir, et puis pour l'hommage), mais je n'ai que des photos de téléphone, et le tournoi est déjà trop loin pour que mes souvenirs recouvrent et mes parties, et celles des copains.

 

J'étais parti avec mes traditionnels grecs, mais cette fois de la liste numéro du livre d'armées 2 de DBM (contrairement à mes habitudes précédentes avec la liste de fin de livre d'armées 1).


La liste "later hoplite greek" démarre après les guerres médiques en 480 av.JC, culmine (du moins par habitude dans les manuels scolaires) avec l'Athène du IVème Siècle du stratège Périclès, et recouvre la prise d'importance des formations légères (du moins plus légères que la phalange hoplitique), avec un apport considérable de peltasts par rapport à la précédente liste, et en règle générale une diversification blogale des types de troupes disponibles. Sa limite se trouve être la période hellénistique de la Grèce, quand l'influence de la Macédoine, tant politique que militaire, éclipse l'importance des cités du sud, et transforme les armées et les armes employées.

 

La liste que j'ai constituée à partir de ces "later hoplite greek" m'a permis, par rapport à ma précédente basée sur les "early hoplite greek", d'avoir un bel apport en Aux(O) réguliers et irréguliers, donnant de la souplesse au groupe malgré la phalange de hoplite irrSpear(O) extrêmement peu manoeuvrables et très embêtés à l'approche des terrains inégaux et difficiles.

Les Ax ont l'autre avantage de pouvoir tenir tête aux Warband (sans serrer mortellement les fesses, effort désagréable croyez-moi), qui, malgré leur infériorité de facteur, plient au simple (juste un point de plus, facteur de combat et jet de dé cumulés) les Sp que sont les hoplites, ce qui en fait la némésis des armées presqu'uniquement composées de Spear.
Grecs DBM socles magnétiques
Pour le reste, la liste est bâtie sur le même principe d'aide mutuelle entre les corps que la précédente. Allez donc voir mon article tactique détaillé, et sur la ligne duquel je continue à jouer mes Grecs, notamment pour les parties de l'article 2A, 2B et 2C (la réserve, l'appui en bout de ligne, la cavalerie en réserve pour redéploiement et la trouée).link

Grecs DBM deux lignesSur cette photo, on voit, sur la gauche, les deux corps d'infanterie, dont celui de gauche (en bas à gauche sur la photo) est composé à la fois d'hoplites et d'auxiliaires peltast. Derrière (à droite sur la photo), on voit, scindé en trois, le corps du général en chef thessalien. Un groupe de Cv, un groupe de LH, un groupe de Sp, qui donne à l'armée souplesse, réactivité, support, de quoi faire frémir les adversaires qui se jetterait dessus...


Afin d'avoir un apport convenable en cavalerie, j'ai dû choisir un C-in-C thessalien. Le général se trouve donc être un regCv(O) accompagné de deux copains Cv et trois potes LH(O).

 

Partie test avec Tyty et ses Perses Achéménides, 200 points à DBM

Pour illuster un peu tout cela, voici un série de photos prises avec mon formidable téléphone preneur de photos, lors d'une partie avec Tyty et ses Perses, qui nous servit à tester un peu nos armées avant de plonger dans le tournoi de Brest.

Grecs contre Perses 1Y'a pas à dire, une partie de DBM, mais réduite à 200 points (moitié du format normal originel), ça a de l'allure. Ses lignes de bataille mouvantes, ses troupes qui évoluent et se disputent les terrains d'appui (bois, collines...), ses embuscades et ses marches de flanc. En termes de rendu et de dynamisme, je crois que l'on n'a pas fait mieux pour l'instant ^^

Grecs contre Perses 2Les Perses ont forcé la colline sur la droite, que les Grecs tiennent encore un peu mais avec grand mal... A droite encore, la marche de flanc de la cavalerie perse ne fera pas un malheur cette fois, sauf pour eux, bloquée par la cavalerie légère grecque bien placée à flanc de colline... A gauche, les Grec sont plus forts et le Perse se fait fuyant... Au centre, la cavalerie de Xersès sait qu'elle ne peut pas faire grand'chose face à la ligne des hoplites. Un cavalier grec est venu combler une lacune dans la ligne des fantassins.

Grecs contre Perses 3Laisse-moi zoom zoom zen...

Grecs contre Perses 4Côté gauche vu par les Grecs : domination complète : de malheureux cavaliers légers reculent au fond à gauche, de peur de se faire trouver par les archers grecs, sécurisés à larrière par des cavaliers ; une masse de 5 psiloi monte à l'assaut du bois ; des archers tirailleurs et sparabaras commencent à se sentir un peu seuls face à l'avance en diagonale de 6 plaquettes de hoplites...

Grecs contre Perses 5Si les cavaliers perses ne peuvent pas raisonnablement espérer percer au travers de la ligne des hoplites, ceux-ci ne peuvent pas raisonnablement espérer courir après les cavaliers pour leur piquer les miches, courant alors le risque de découvrir progressivement les flancs de leurs lignes, offrant alors de magnifiques occasions aux cavaliers du Levant de leur marcher dessus sans piquer immodérément les dents des chevaux.

Cette partie se termina avec un léger, très léger, pas franc du tout, avantage en faveur des inventeurs de la philosophie. Nous repartîmes songeurs.

 

Après la pub, un deuxième épisode de De Bellis Multitudinis : tournoi DBM200 de Brest 2014 (le numéro 2) !

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 09:03

Bonjour à tous !

 

Après quelques mois d'inactivité bloguesque, voici un peu de neuf !

Si Tyty est très occupé ces derniers temps, j'ai de mon côté eu un peu de temps par ci par là pour avancer la peinture de mes figurines, et pour potasser et réfléchir aux règles pour les jouer.

 

Nous allons donc donner, dans les jours et semaines à venir, dans les soldats de guerre contemporaine, de 1940, dans le futuriste-fantastique de Warhammer 40k et l'écriture de règle grand-tactique sur laquelle j'ai travaillé... D'ailleurs, celle-ci a, dans le concept, bien évolué depuis les premières écritures et les premiers essais.

reactivation1.JPG

Bien sûr, on reparlera des bonnes vieilles règles qui marchent toujours, et pour lesquelles on garde un fil rouge de travail, à savoir DBM, et pour ma part mes 400 points de Grecs.

Allez, c'est tout pour cette première relance, à très bientôt pour les prochaines images et considérations mégalomaniaques sur les figurines de Macha et Tyty !

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 09:27

Bonjour à tous les curieux qui passent par là,

 

Et rebonjour à tous ceux qui avaient l'habitude de venir voir ce blog, et qui pensait qu'il était inactif pour de bon.

Et non ! Encore un sursaut vital !

new-years-eve-family-party

Youhou ! c'est la fête !

 

Quand j'étais petit, j'avais plein de bonshommes, que j'ai gardés dans une boîte, ou dispersés de ci de là chez mes parents. C'était des Warhammer et des Warhammer 40000.

 

N'étant pas du genre à me débarasser de mes affaires, surtout quand ce sont des figurines que j'ai peintes, même plus ou moins bien, la question m'est venue. Mais que faire de toutes ces figurines inutilisées dormant au fond d'une boîte ? Jouer à Warhammer ? Barf, non, ça ne me dit vraiment rien. Jouer à Warhammer 40000 ? bouarf, surtout pas ! Je finis par trouver cela fou d'utiliser des figurines de 28mm, et plus si affinité, avec des chars énormes et même des avions à la même échelle, en grand nombre et sur des tables d'1m80 sur 1m20, quand, on le voit avec des jeux mieux pensés, notamment historiques, des affrontements de grande envergure sont bien mieux rendus avec des échelles de figurines plus petites.

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Ces messieurs, plutôt que d'acheter des figurines plus petites, ont acheté un musée pour utiliser leur 28mm et jouer à grande échelle. Chacun son truc !

gros décors1

Ces messieurs-ci sont spécialisés dans la fabrique de décors pour joueurs de Warhammer 40k Apocalypse, version parking.

 

Non, le 28mm ne peut être qu'une affaire d'escarmouches, entre quelques poignées de figurines. Ou alors il faut jouer sur un parking. C'est ainsi que, n'ayant pas un tel parking, j'ai décidé de pondre une règle de jeu d'escarmouche afin d'utiliser mes figurines Warhammer.

Après avoir difficilement pondu (outch) un mécanisme sur le thème de Warhammer version médiéval fantastique, sur laquelle j'ai fini par bloquer ne sachant plus comment l'enrichir sans horriblement complexifier l'affaire, j'ai fini par me reporter sur Warhammer version guerre des étoiles glauque et sans espoir mais non dénuée d'un peu de drôlerie.

 

Mais, entre temps, j'ai surtout joué au jeu vidéo (oui oui, je le confesse) Dawn of War 2. M'attendant à de grosses bagares de l'espace, ce jeu m'avait tout d'abord surpris négativement... En effet, dans son mode campagne, ce jeu propose tout l'inverse : quatre groupes de quelques Space Marines des Blood Ravens, qui, par un habile jeu de déplacements tactiques, de soutien "inter-groupes" et d'actions spéciales type lancer de grenade ou infiltration de scouts, dézinguent une horde entière d'Orks, une ruche complète de Tyrannide, pourfandent au passage des Eldars et éliminent toutes sortes de créatures de l'espace.

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On voit clairement ici que les Orks sont à couvert derrière des caisses, qui seront rapidement prises d'assaut s'ils n'arrivent pas à arrêter le Marine d'assaut qui pourfend les Xénos à l'épée tronçonneuse.

warhammer-dow2Ici, on distingue bien une équipe de trois Space Marines tactiques et une équipe de trois Devastators (armes lourdes), à couvert et en enfilade, tirer tout ce qu'ils savent sur un malheureux Xénos qui trainait par là. On distingue aussi un projectile lumineux bleuté en courbe menaçant très sérieusement de tomber sur le coin du crâne des Marines tactiques, ignorant leur couvert...

 

D'où les concepts de base du jeu à venir :

  • univers de Warhammer 40k, pour utiliser mes vieux bonshommes (et du coup, je n'ai pu m'empêcher, de nouveaux) et aussi parce-que cet univers est sympa, il faut rendre cela à Games Workshop;
  • jeu de combat entre petits groupes, où l'évolution tactique dans le décor est primordiale;
  • groupes de combat bien marqués en termes de rôle sur le champs de bataille : facilité de déplacement, facilité de mise à couvert, souplesse tactique, grosse puissance de feu ou de corps à corps, etc.
  • jeu de commandement où le joueur n'est pas omniscient et doit composer avec sa capacité à donner des ordres;
  • jeu aux mécanismes simples, n'ayant rien à voir avec les mécanismes du jeu original de GW (grand dieu, heureusement) avec le moins possible (mais on fait ce que l'on peut !) de matériel annexe : pour deux il faut un paquet de cartes d'ordres, deux ou trois dés, quelques marqueurs pour les groupes de combat, un mètre pour mesurer les distances.

La vérité étant que cette règle est déjà en grande partie écrite, un peu testée et à mon goût relativement satisfaisante, le prochain article, qui ne tardera pas, consistera ni plus ni moins à vous en faire part !

 

Mais en attendant, et puisqu'il s'agit quand même d'un blog de figurine, je vous quitte avec ce petit cliché de mes figurines de Blood Ravens...

warhammer40k-intro 0193Scouts, unité d'infiltration, dans une configuration prévue pour le corps à corps : pistolet et gros couteau.

warhammer40k-intro 0194Groupe de Marine tactiques, relativement légèrement armés et équipés de grenades pour déloger l'ennemi de son couvert...

warhammer40k-intro 0198Le groupe tactique en hauteur couvre la zone pendant que les scouts évoluent discrètement dans les décombres.

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