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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 08:00


scythian

 

 

Histoire de respirer entre deux rapports de batailles, voici une petite page culturelle sur nos amis les Scythes…

 

Bien que la « période scythe » dans l’Histoire de l’Europe de l’Est n’a duré que 400 ans, du VIIe au IIIe siècle avant J.-C., l’empreinte que ces cavalier ont laissée sur l’histoire de leur temps fut telle qu’un millier d’années après qu’ils finirent d’exister en tant que peuple souverain, leur terre natale et les territoires qu’ils conquirent bien au-delà continuèrent d’être connue comme « La très grande Scythe ».

 

Que d’éloquence ! Je vous rassure tout de suite, cette prose n’est pas de moi mais du Dr Cernenko, spécialiste de la question scythe, ayant notamment participé à la fouille de tombes scythes. Car s’il est bien une chance avec ces Scythes, pour nous, figurinistes d’Histoire, c’est la richesse archéologique, vestige de cette civilisation, qui nous est accessible de par la très bonne conservation de leur sépulture. En effet, les kourganes, qui recèlent de trésors et d’indications quant à ce peuple déjà très évolué, quoiqu’un peu rude, sont emprisonnés dans les terres russes qui ne dégelaient jamais jusque là : la merzlota. Je dis jusque là car ce pergélisol, ou encore permafrost (oui, j’ai décidé de battre le record du monde de mots techniques dans un article pour figurines, ou comment booster les requêtes google sur votre blog…), est actuellement menacé par le réchauffement climatique. Les momies conservées en ces kourganes s’en trouvent d’autant plus inquiétées.

 

Scythians Map

 

Tout ça pour vous dire que nombre d’équipements ont été retrouvés sur ces momies humaines ou équines. Nous savons donc que ce peuple était avant tout un peuple de cavaliers, héritier du peuple proto-indo-européen qui domestiqua le premier le cheval (vers –3200, c’est à dire pendant que d’autres apprenaient à écrire…) et possible ancêtre de la plupart des peuplades nomades qui s’ensuivirent. Il s’établirent au Nord de la Mer Noire et de là s’étendirent au fil des siècles sur un territoire allant des Carpates jusqu’en Inde, en passant par la frontière de la Mongolie actuelle.

 Scythes 1421

 

Les Scythes sont donc des cavaliers hors pairs et mettent à profit ce talent pour aller à la guerre. Pour la période qui nous intéresse, leurs armées se composent donc la plupart du temps exclusivement de cavaliers. Même si une partie de cette cavalerie, composée par les nobles, est relativement lourde, le gros de la troupe est composée de cavaliers légers maniant l’arc et l’esquive. Ce qui explique qu’ils sont classés Lh (F) à DBM.

 

Scythes 1422

 

Les caractéristiques principales du guerrier scythe de base se retrouvent dans sa tenue comme dans son équipement. Ainsi il porte une tunique souvent richement ornementée dont les pans sont croisés et enserrés par une ceinture. Il porte souvent un bonnet de feutre et son arc est court et recourbé. Flèches et arcs sont transportés dans son gorytos qu’il porte à la ceinture et à laquelle se rajoute le fourreau de la dague ou de l’épée.

 

Scythes 1424

 

Mais son arme première est avant tout sa monture. Son type serait issu du cheval dit de Pzrewalski (il vaut mieux éternuer pour prononcer) mélangé avec des spécimens plus occidentaux. Sa couleur de robe est souvent baie ou alezane (très claire comme très foncée), voire isabelle ou noire.

 

Scythes 1427

 

A DBM, le Light Horse, Lh, est une arme bien pratique pouvant s’avérer redoutable. Sa capacité de mouvement de 250 pas en fait une arme de projection, surtout en mouvement de marche, à même de ralentir les marches de l’adversaire (dans la limite où il s’agit d’un skirmish) ou encore d’envelopper l’adversaire. Son faible facteur de combat de 2 tempère son efficacité qui le voue à se contenter, dans la mesure du possible et du raisonnable, au flanc ou à l’arrière de son adversaire. Ceci dit, le Lh est un très bon tueur de psiloi s’hasardant en terrain découvert (un peu moins efficace contre l’auxiliaire, il lui est un adversaire correct, toujours en terrain dégagé). Avec nos Scythes, classés en Lh (F), ce couple rapidité/fragilité atteint son paroxysme puisque, étant « fast », leur capacité de mouvement atteint 300 pas. Mais cette même qualité confère un bonus de 1 au facteur de combat de son adversaire s’il a un différentiel de +2 après le jet de dé. Ce qui a pour effet d’amplifier la différence du résultat final et de voir éventuellement l’adversaire faire le double, situation toujours très embarrassante à DBM car se résultant souvent par… La Mort ! Ou pire, la fuite. Ce qui fait que le Lh(F) est particulièrement faible face aux Cavaliers, Cv. Il faudra donc qu’il joue du surnombre pour étouffer l’adversaire et le ramener à un rapport de force en sa faveur.

 

Scythes 1428

 

Quelques subtilités intéressantes. Le Lh ne peut être détruit au tir, il y est donc moins sensible que ses homologues montés (Cv et Kn). Par contre, comme le reste des troupes montés, il est particulièrement inefficace en terrain accidenté ou difficile (aussi rapide que du piéton et aussi inoffensif qu’une mouche en ces conditions). Particulièrement au Lh (F), le socle ne coûte que 4 points. Il est à mon sens d’un bien meilleur rapport qualité prix que son homologue ordinaire (Lh (O)). Ce dernier vaut 5 points. S’il est certes moins fragile, il est surtout moins rapide. Personnellement, je n’attends pas de mes Lh qu’ils soient solides, ou alors à compter sur du Lh (S), à 7 points l’unité.

 

Scythes 1431

 

Plus précisément à la liste Perse Achéménide (liste 60 du livre II), les Scythes sont disponibles en grand nombre (jusqu'à huit socles). Ce choix par contre oblige de jouer un certains nombre de troupes supplétives des différentes régions sous dominations perses (auxiliaires paphlagoniens, archers parthes, cavalerie légère bactrienne...). C'est le choix que j'ai fait, l'infanterie perse étant à mon sens trop fragile pour se suffir à elle-même. Pour en revenir aux Scythes, il est même possible pour les Perses de s'en adjoindre un corps allié en 530 avant J.-C. Le nombre total de socles Lh scythes dans l'armée perse peut alors s'élever à 40... Un très bon complément aux Scythes Lh (F) qu’on peut trouver dans cette même liste sont les Bactriens dont je parlais plus haut, des Lh (S)... Mais ceci est une autre histoire !

 

Scythes 1434

 

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 15:22

Macha.Corybantes.54.conclusionSalut à tous !

 

Voila la dernière partie du rapport de la bataille m'ayant opposé à Corybantes, Thraces avec allié grec contre Serbes médiévaux.

 

La chevalerie  écrasa en début de partie l'aile droite de cavalerie des Thraces, démoralisée dans la foulée. Mais les derniers cavaliers tinrent bon, et aidés par les hoplites à leurs côté bousculèrent la chevalerie serbe, démoralisant le corps du sous-général. Cependant, l'aile gauche thrace avait bon espoir de submerger ses opposants directs : archers serbes soutenus par des Blades.

Macha.Corybantes.39

 

Mais alors qu'il fallait vaincre ce corps de fantassin à toutes vitesses, les Serbes commandés par leur général en chef se reformèrent, afin de lancer une charge à la foulée impétueuse contre les Thraces et leurs alliés aux belles cnémides, si ceux-ci devenaient vraiment trop pressants pour les médiévaux.

Macha.Corybantes.49
Surtout, ce sont les alliés des Serbes qui posèrent problème aux antiques guerriers, puisqu'ils filèrent vers mes bagages, quand la voie vers ceux-ci était libérée par la déroute des cavaliers légers thraces. Les troupes embusquées aux abords des vivres et des tentes n'y changèrent rien, car la vaillance avait quitté leur coeur, et leurs chefs aux chevaux rapides étaient trop loin.

Macha.Corybantes.42

Macha.Corybantes.50

Macha.Corybantes.52Pendant que les auxiliaires thraces bataillaient ardemment contre les fantassins serbes, faisant tomber l'odieux voile des ténèbres sur les yeux de nombre d'entre eux, les guerriers grecs aux cuirasses étincelantes s'élançaient encore contre des chevaliers serbes, confiants qu'ils étaient envers les faveurs de Zeus à leur égard après avoir démoralisé un corps ennemi.

Macha.Corybantes.53

Pendant ce temps donc, la mort s'abattait sur les fantassins serbes, de l'autre côté, découvrant l'aile droite des médiévaux...

Macha.Corybantes.57

Macha.Corybantes.58Alors que la nuit ténébreuse enveloppait les yeux de maints fantassins serbes, un tonnerre furieux gronda dans le ciel (ou plutôt le plafond, nous jouions en intérieur), quand de ma main tomba un dé offrant à mes yeux désespérés l'odieuse vision du 1 ! Les genoux de mes glorieux hoplites, guerriers pourtant si prompts au massacre et à la guerre, croulèrent, et les vaillants grecs à l'aile droite plongèrent face la première dans la poussière, leurs boucliers et leurs armes tombant sur eux en s'entrechoquant.

Macha.Corybantes.56[Attention, pour les littéraires, va suivre dans les deux lignes suivantes un savant mélange de style homérique et d'invention digne de la meilleure et de la moins convenue science-fiction]

Ce bruit de métal effondré sur la glèbe fut le dernier. Les Serbes, laissant là les empoignades viriles, regagnèrent immédiatement le vaisseau extratemporel qui venait d'apparaître derrière eux...

Macha.Corybantes.59Le vaisseau extratemporel, vous le voyez derrière, rouge et noir, abritant en son centre une cavité laissant découvrir un halo lumineux jaune et rouge, porte d'entrée extraordinaire vers les banquettes interstellaires...

 

Bien que terminant sur un mauvais 1 contre 5 ou 6 aux dés, ce fut une très agréable partie, même si des erreurs de débutant (cavaliers légers sur deux rangs, inutile et dangereux, horde d'auxiliaire difficile à manoeuvrer, corps trop gros impossible à commander entièrement, mauvaiser exploitation du terrain par ma cavalerie légère sur le flanc gauche, etc.) m'ont coûté très cher.

 

Je reviendrai, hahaha ! Et mes Grecs aux lances à deux pointes vaincront !

 

Bonne année à tous ! Et bonnes fêtes ! Ne conduisez pas trop bourrés, de peur de faire des 1 au dé dans les virages...

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 23:30

Salut à tous !


Je vous livre la suite du rapport de bataille entamé précédemment. Nous ne devons pas traîner, car nous en avons d'autre dans nos cartons, Tyty et moi.

 

Macha.Corybantes.47

Les Thraces combattaient courageusement les Serbes aux armures de fer. Pourtant, et malgré ce courage, le flanc de cavalerie légère thrace était déjà en déroute, n'ayant pu absorber le choc de la charge des chevaliers ennemis. Le général de la coalition greco-thrace allait tout faire maintenant pour maintenir les derniers cavaliers en place, afin de ne pas abandonner trop vite l'aile droite de son armée.

Les hoplites grecs, les premiers menacés par la déroute, vinrent prêter main-forte.

Macha.Corybantes.23

Macha.Corybantes.27

Pour mes Thraces et moi, malmenés à droite, l'urgence était toujours à mon objectif de départ : lancer mes innombrables auxiliaires sur les archers serbes, à ma gauche. Les cavaliers légers se sacrifiaient pour cela.

Macha.Corybantes.26Macha.Corybantes.29Malheureusement pour les auxiliaires thraces, des guerriers serbes à pieds surgirent. Saloperies de Blades qui allaient se battre sans reculer, bouchant l'accès aux archers, seule nourriture digeste pour les auxiliaires, alors que les derniers cavaliers légers sur la droite se font hacher menu.

Macha.Corybantes.30

Macha.Corybantes.32Macha.Corybantes.37

Les légers thraces commençaient à rogner le flanc droit des fantassins, durement défendu par des psilois. Mais les auxiliaires, au centre, ne parvenaient pas à l'emporter en face à face contre les blades serbes... C'était un vrai chemin de croix, pour le commandant de ce corps, que d'amener ses hommes au combat.

 

Corybantes, jugeant ses corones largement de taille, ou du bon poids, décida quatre choses :

  1. Replacer le corps de son général en chef plus sur sa droite, en face des hoplites grecs toujours d'attaque;
  2. Lancer son corps allié de cavaliers sur la voie des bagages thraces, laissée libre par la désintégration des cavaliers légers thraces quelques tours avant;
  3. Essayer d'enfoncer le clou, avec les chevaliers restants du corps qui avait pulvérisé mon aile droite, qui allaient s'attaquer aux fiers hoplites;
  4. Se gratter les couilles en mangeant une chips.

Macha.Corybantes.33

Macha.Corybantes.34

Macha.Corybantes.35Et voici un tour d'horizon du champs de bataille, alors que mes hoplites grecs s'organisaient pour recevoir des chevaliers avinés et puants, que mes auxiliaires faisaient de leur mieux pour user les fantassins serbes tout aussi avinés, et que le reste des boîtes de conserve imbibées se redéployaient pour chercher à boire, tandis que les alliés de tous ces alcooliques, moins cons, filaient droit vers les bagages thraces, sachant pertinemment où trouver les bouteilles.

Macha.Corybantes.38Macha.Corybantes.39Macha.Corybantes.40

Macha.Corybantes.42

Macha.Corybantes.41

Mes Thraces semblent, j'en conviens, à ce moment de la partie, en très mauvaise posture. Mais c'est sans compter sur le fait que, mine de rien, et entre temps, mes hoplites grecs, secondés par de glorieux javeliniers nus Ps(I), mirent à terre suffisament de Serbes pour rompre ce corps de chevalerie qui fit tant souffrir les cavaliers thraces. Pendant que la plupart prirent les jambes de leurs montures à leur cou, les derniers se faisaient sauter dessus par les Grecs survoltés à l'idée d'attraper des chevaux vivants et de pouvoir les enfiler tout chaud !

Macha.Corybantes.43 A ce point de la partie, chaque armée avait un corps démoralisé, et la bataille faisait rage sur l'autre aile, où de très nombreux auxiliaires, aidés par quelques cavaliers, grignotaient lentement le corps de fantassins serbes qui tenait pourtant bien le coup. Les alliés des Serbes mettaient au même moment les bagages thraces à feu et à sang (en buvant tout le vin trouvé), quand les hoplites grecs sur ma droite, se crurent ailés, après les exploits guerriers accomplis.Macha.Corybantes.46 Une course de vitesse où je devais réaliser des prouesses pour vite démoraliser les fantassins ennemis, seule option possible pour la victoire... Suite et fin au prochain épisode !

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 19:35

Macha.Corybantes.24

Salut à tous !

 

 

Nous battons le record de non publication, seulement arrêté par celle-ci, je m'en excuse. Nous battrons à nouveau le record un jour peut-être.

Il faut dire que les petites choses de la vie, celles que la facture de la connexion internet nécessaire pour publier ces lignes nous oblige à vivre, sont coûteuse en temps et en attention.

 

 

Il y a fort fort longtemps, donc, c'était la convention du jeu Fumbles, à Fontainebleau. Pour l'occasion, Coco, dit Corybantes, était venu accompagné d'hommes d'arme, ma foi percutants et peu amicaux, pour le moins. Pour tout dire, des Serbes au long couteau.

Evidemment, n'écoutant que mon courage, je décidai de m'opposer à la traversée des terres impériales bellifontaines par ces brutes épaisses et suantes.
Mes Grecs revêtirent alors leurs plus belles jupes, et allèrent s'enrôler dans l'armée Thrace prêtée pour l'occasion par Patrikopoulos (c'est un pseudo, pour pas divulguer l'identité de notre bienfaiteur), gonflant les effectifs en une armée DBM de pas moins de 400 points !

 

 

Je ne vous cache pas que ce fut ma première bataille DBM en 400 points. Que ce fut long, et bon. Long : j'avais une foule de Light Horses, d'Auxiliaires, de lanciers Sp, le tout irrégulier. Ouf, j'avais une équipe de supporter pour déplacer tous mes corps. Rien à voir avec l'armée Serbe, composée de chevaliers en armure de plates à chevaux caparaçonnés, d'archers et de boîtes de conserves piquantes à pattes (les "Blades").

 

 

J'avais quatre corps : celui du général en chef avec plein de LH, un avec énormément (trop ?) d'Auxiliaires thraces, un avec quelques cavaliers (chef Cv, reste LH), et le corps allié de mes braves hoplites. J'étais défenseur.
Corybantes avait quatre corps aussi : celui de son général en chef avec beaucoup de chevaliers Kn (S) (on ne se refuse rien !), celui de son bras droit avec aussi des chevaliers, celui des piétons, avec beaucoup d'archers, quelques psiloi (S) et 4 blades pour défendre tout ce petit monde à la bagare. Enfin, il avait un corps d'alliés, principalement des cavaliers légers.

Macha.Corybantes.01

Je me débrouillai pour charger la table de zones de terrain inégal. Avec tous mes légers, contre tous ses chevaliers, je les trouvai utiles, et voulus m'appuyer dessus, puisqu'il y en avait dans ma zone de déploiement (à gauche sur le cliché).

Macha.Corybantes.02

Comme il est beau, Corybantes m'a dit de mettre des photos de lui, plein !


Mes hoplites sont dans la plaine, serrés sur leur gauche contre un terrain inégal lui-même infesté de mes Ax thraces. Sur mon flanc droit, mon gros corps de LH avec le C-in-C, sur mon flanc gauche, le petit corps de cavalerie, en face des bagages ennemis.
Coco, lui, a forcé sur son aile gauche, plaçant tout simplement l'intégralité de sa cavalerie, prête, au choix :

     - à me déborder ;

     - à directement m'enfoncer ma propre aile en jouant du muscle ;

     - à venir mourir en s'embrochant sur les pointes de mes fiers hoplites grecs.

Malheureusement, le Serbe choisit l'option 2. Mais en face de mes innombrables Ax, il plaça encore un corps de piétons, majoritairement composé d'archer Bw, mais aussi de 4 (chiffre important) Bl, au cas où. Puisque mon aile droite devait mourir piétinée par les chevaux bardés de fer de l'ennemi, il fallait que je projette mon aile gauche sur les archers serbes pour les massacrer, en même temps et en retour.

Macha.Corybantes.03

Il m'a dit aussi d'insister sur sa petite barbiche, vrai piège à filles paraît-il...

Macha.Corybantes.04

Macha.Corybantes.05

Macha.Corybantes.06

Notez les dés, d'ores et déjà en pourparler avec les Serbes qui essayent d'acheter leur complicité.

 

Et que commence la bataille !  

A Corybantes l'honneur.Macha.Corybantes.07

Aggressif, le Serbe fit bondir sa cavalerie en avant, notamment une avant-garde qui vint provoquer les hoplites. Comme prévu, son aile gauche fonce, espérait manger du cheval thrace, alors que les archers, de l'autre côté, regardaient tranquillement en vérifiant les clauses de leur contrat avec les dés.

Macha.Corybantes.08

De ma personne, je ne dévoile que les poils...


Ma réaction, un peu maladroite, ne se fit pas attendre. Mes cavaliers légers sur le flanc droit sautèrent devant la ligne de hoplites pour faire face aux chevaliers adverses. La ligne fut élargie pour contrer les débordements intempestifs. Sur mon flanc gauche, tous les légers se mirent à courir comme ils pouvaient vers les archers (mes cavaliers, mal manoeuvrés, génèrent un peu mes Auxiliaires, eux-mêmes ayant peu de points de commandement, comme ce sera le cas toute la partie d'ailleurs).

Les lignes se rapprochaient...

Macha.Corybantes.09

Macha.Corybantes.10Notez la chemise à carreaux de Corybantes ; un homme plein de charmes.


L'erreur à ce moment de la partie fut de n'avoir pas dissocié deux lignes de LH sur la droite : une pour le premier choc, une autre en réserve, pour combler les brèches. Au contraire, quand une plaquette est détruite au corps à corps, elle entraîne dans sa dispersion la plaquette derrière (pour simplifier), d'où le grand risque qu'entraînait ma disposition maladroite à droite.

Macha.Corybantes.11

Entre les cavaleries, la bagarre paraissait imminente...

Et cela, malgré les propositions de paix maintes fois renouvelées par Bernard le défenseur des droits de l'Homme. D'où le choc :

Macha.Corybantes.12

Macha.Corybantes.13

Apprécions la bataille d'un autre angle. Notez qu'un bon joueur de DBM a forcément deux choses : des réglettes en cuivre et une belle montre. Les débutants, à droite, ont des réglettes en plastique rouge Warhammer (mais une belle montre aussi)...

 

Macha.Corybantes.14Sur ces clichés, la situation ne paraît pas désespérante. Elle ne l'est d'ailleurs pas. Pourtant, on constate que Corybantes a concentré une partie énorme de sa force en un point restreint de ma ligne, laissant - comme souvent, les pauvres - les hoplites un peu inutiles face à peu d'ennemis. La rupture de mon aile droite me semblait une évidence, mais dans un terme que je souhaitais le plus long possible, en espérant que mes auxiliaires thraces tombassent à point nommé sur les archers pour leur casser la margoulette.

Macha.Corybantes.15

Le Psiloi serbe (à gauche, en ligne brisée) est un animal petit, poilu, et vicieux. Tiens, ça me ressemble un peu !

 

Entre les cavaleries, le violent combat qui devait avoir lieu eu lieu. Avec un résultat pas vraiment en faveur des Thraces (remarquez que je mets ce résultat sur de dos des Thraces, pas du mien. Moi, j'ai fait ce que j'ai pu !)

Regardez plutôt :

Macha.Corybantes.16

C'est ce qu'on appelle une branlée. Pourtant, de l'autre côté, les gars faisaient de leur mieux, et couraient aussi vite que les 1 au dé le leur permettaient !

Macha.Corybantes.18

"Outch, outch, outch, on y est presque !" soufflait la masse grouillante des Thraces de pas.

 

Les combats continuèrent entre les cavaleries, et même que les hoplites y furent mêlés, qui défendèrent vaillamment leur peau et tuèrent moults Serbes avinés.

Macha.Corybantes.19"Toi là-bas, t'vas voir ta gueule à la récré !"

 

Macha.Corybantes.20     Macha.Corybantes.21

Ha ha ha !

Pourtant, aussi héroïques qu'ils tentèrent d'être, mes braves cavaliers thraces prirent leurs jambes à leur cou, devant le grand nombre de pertes si rapidement accumulées. Et ce fut la débandade de mon premier corps, ni plus ni moins que celui de mon général en chef, découvrant par sa fuite le flanc de ma ligne de hoplites...

Macha.Corybantes.22La partie n'était pas jouée pour autant, car les pertes commençaient également à être nombreuses chez les chevaliers serbes. Et surtout, les Auxiliaires sur mon flanc gauches s'avançaient lentement, mais sûrement vers les archers de Corybantes et leurs petites flèches...

Retrouvez la suite dans le prochain épisode (dans un mois et demi, sauf pour ceux qui envoient leur RIB par mail) !!

 

A bientôt !

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 20:00

Salut à tous !

 

p32

Nous nous quittions la fois dernière au moment même où allait éclater la fureur de la bataille entre l'armée perse de Tyty et mes citoyens spartiates body-buildés et survirils. Remémorons-nous donc un peu ces joyeusetés.

p33La ligne grecque s'est ébranlée dans la plaine jusqu'à pouvoir sentir l'haleine remplie de peur des soldats perses. D'un côté, la plaine continue et les Sparabaras attendent fébrilement l'avancée spartiate. De l'autre, bouché par un terrain broussailleux, c'est cette fois les Grecs qui hésitent devant le comité d'accueil des mercenaires mysiens, paphlagoniens et thraces, l'écume aux lèvres et l'envie d'en découdre en terrain favorable.

Seule la réserve, maigre mais courageuse, de javeliniers grecs, en arrière de la ligne des hoplites, peut envisager sans grand risque (et avec quelque maigre espoir de succès) de bondir dans la broussaille pour engager des Mysiens. En en prenant l'initiative, mes javeliniers Ps(I) se donnent les moyens de choisir le premier combat, là où le débord leur sera favorable... Alors que les hoplites se jettent sur les Sparabaras, mes deux plaquettes de Psilois vont chercher la gloire face à des Psilois d'une toute autre envergure.

p31p34p35p36Du côté des fantassins lourds, les uns et les autres se repoussent, divisant un peu les lignes de chacun. Contrairement à ce que j'espérais de mes hoplites, le choc ne paye pas, les Sparabaras tiennent quand les Immortels repoussent même leurs ennemis.
Par contre, les humbles javeliniers grecs, descendus pour l'occasion de leurs montagnes, laissant quelques jours leurs moutons dans l'enclos, accomplissent l'impossible : ils brisent la résistance des Mysiens qui tenaient la broussaille en face d'eux, s'ouvrant une voie royale vers deux plaquettes de cavalerie, perdues ici dans ce terrain absolument défavorable pour des montés.

p39p38p37Les Perses, poltrons comme on le sait, n'en perdent pas moins leur audace opportuniste. Ainsi, un auxiliaire vient prêter main forte aux cavaliers bien embarassés dans les herbes hautes, pendant que les Immortels, pas peu fiers d'avoir repoussé des hoplites grecs dans un vrai combat d'hommes, décochent une salve mortelle de flêches qui disperse pour de bon la plaquette de leurs opposants directs.

p40p41p42

Juste le temps de se réorganiser son aile après la dislocation d'une plaquette de hoplites, le général spartiate jette son centre dans la bataille et va repousser un groupe de Sparabaras. Puis l'aile réorganisée pousse à son tour, et repousse les Immortels, qui tiennent encore bon. Pendant ce temps, Tyty, qui se demande pour encore combien de temps sa ligne de Sparabaras va tenir, réorganise ses légers dans le terrain broussailleux, afin de combler le trou sur sa jonction martyrisée par les javeliniers grecs Ps(I).

p44p45p47p48La réorganisation que Tyty mène dans les broussailles sonne comme l'expulsion prochaine des mes Ps(I) hors du terrain inégal. Pendant que je les réorganise pour éviter de se faire massacrer trop vite, je lance à nouveau l'aile des hoplites à droite du général face à leurs rivaux perses. Enfin, la couardise des encapuchonnés jaunâtres se révèle, et la charge furieuse des Grecs rompt la ligne. La jonction perse entre le terrain ouvert et les broussailles est brisée !

p49p51p52Et, dans un dernier élan bestial, Pausanias (appelons-le ainsi) vient jeter sa phalange en avant, finisant de briser la résistance perse. Cette fois, ce sont les Immortels qui démontrent qu'ils ne le sont que de nom. Pendant que les javeliniers des broussailes se sont réorganisés pour encaisser la brutalité des auxiliaires alliés des Perses, les hoplites ont fini de rompre la cohésion de l'ensemble de l'armée orientale, en emportant leur élite la plus mal habillée...

p53p54p55Le corps d'armée perse déroute en atteignant son seuil de démoralisation de 7,5 équivalents éléments : deux doubles plaquettes de Sparabaras, une d'Immortels, une plaquette de Psiloi(S) mysiens, une (O) perse et une horde. De mon côté, mes vaillants guerriers grecs n'ont à déplorer la perte que d'une plaquette de hoplites Sp(O) et une de javeliniers Ps(I). Mon seuil de démoralisation était de 6,5 éé.

 

 

La conclusion de cette partie est que, comme nous ont montré la plupart des parties de DBM à 130 points sur une table large de 60cm (confère le ratio calculé par Tyty dans l'article précédent), la tâche est très complexe pour le joueur perse. En effet, en jouant les Spartiates, je peux allonger une ligne de hoplites Sp(S) sur toute la largeur de la table. Avec mes Athéniens, je peux faire de même, mais cette fois avec une double ligne ! Le joueur perse, Tyty, en est réduit à tenter des tactiques pour désorganiser la phalange, afin de l'affaiblir comme il peut. Une chose ardue si ce n'est impossible face aux Spartiates, réguliers. Quand le Perse peut bénéficier d'un appui sur un terrain inégal, la chose est complexifiée pour moi, puisque je n'ai pas la force nécessaire pour y mener un engagement viril (comme il se doit). J'ai alors à tenter de rendre les plus inoffensives possibles les nombreuses troupes légères qui s'y trouvent. Ce que je fis fort bien durant cette partie ici relatée, puisque mes deux humbles javeliniers ont largement tenu tête à la méchante bande des mercenaires perses embusquée dans les herbes hautes, quand ma formation lourde a pu enfoncer les asiatiques (déployés sans doute trop en avant) dans le terrain dégagé.

p2Sous peu, Tyty et Macha testeront pour vous, cher public en folie (non non, femmes ! Ne nous jetez pas vos culottes ! Ou alors que les propres, non mais ho !), les parties de DBM avec une adaptation de la règle pour jouer en deux corps de 200 points sur une table de 120cm sur 120.

 

D'ici là, à bientôt à la convention Fumbles !

Salut !

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 20:09

Salut !

 

Hourra, internet que voila dans mon chez moi !


Alors, ni une, ni deux, ni trois, ni dix, je vous soumets un article. Article formidable puisqu'il s'agit de la première partie d'un rapport d'une partie m'opposant moi Macha et mes fiers Grecs à Tyty et ses incultes de Perses (ha ça ! Pour s'habiller mal, ya du monde, mais pour la poésie philosophique, y plus personne !).

p3

Le format de la partie est une idée de Tyty. Il a réfléchi fort pendant tout un week-end, et a fini par trouver qu'il serait plus juste, pour se rapprocher du format DBM normal (pauvres que nous sommes en temps libre, nos 400 points ne sont pas encore peints...), de jouer avec 130 points d'armée sur une table de 120cm de profondeur sur 60cm de largeur (tout est divisé par 3, nombre de point et largeur de la table. Vous remarquerez que l'on ne touche pas à la profondeur. Tyty et moi tenons beaucoup à cette profondeur, possibilité d'avoir des réserves, de temporiser, et puis tout un tas de choses.

p4

Voila donc la troisième partie que nous jouons ainsi. Les deux premières eurent des visages bien différents. La première laissa je crois un goût amer à Tyty, qui comprit aussi bien que moi (mais du mauvais côté de la ligne de bataille) que dans une proportion normale, le joueur grec, avec ses hoplites body-buildés et quasi-gratuits, pouvait remplir tout la largeur de la table avec une ligne oscillant entre facteur 4 et facteur 5. La deuxième laissa un goût amer à Macha, qui, voulant faire le malin avec des Spartiates hyper-maniables (relativement, pour des hoplites), a cru bon de ne pas se déployer en ligne de façon monotone, se faisant ainsi plier par la cavalerie perse toujours prête à toutes les vilainies.

 

Pour qui l'amertume cette fois ?

 

Tyty a une armée perse variée. Ses 130 points comportent une ligne de Sparabaras (4 doubles-plaquettes et une double d'Immortels) pour la rigidité et le tir, un fort contingent de troupes légères de bonne qualité (Psilois Supérieurs et Ordinaires, Auxiliaires Supérieurs et Ordinaires), et un groupe de cavalerie tout à fait respectable. Cela tombe bien, un terrain inégal, et donc mal aisément praticable pour mes hoplites tombe dans sa moitié de table.

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Mon armée grecque est parfaitement originale, puisqu'elle comporte... des hoplites ! Et puis aussi un peu de hoplites. Et quelques psilois inférieurs pour briquer les hoplons des hoplites. Je choisis de jouer des Spartiates, accompagné d'un petit groupe d'irréguliers d'une cité un peu éloignée de Sparte. Déployés en une ligne sans profondeur, je n'ai qu'un facteur de 4, mais étant supérieur, ma résistance équivaut à une double ligne de Sp(O) à facteur 5. J'ai moins d'impact cependant, mais une manoeuvrabilité incomparable.

p1Alors que mon déploiement se fait dans la plaine, m'organisant de façon à m'étendre, dès que besoin, sur toute la largeur de la table, celui de Tyty se fait, comme je vous le disais, en appui sur un terrain inégal. Dedans, ses troupes légères, devant, des Psilois pour le harcèlement mais pas sexuel , ainsi que sa cavalerie (quelle fourberie va-t-il tenter ?), à côté, sa phalange de Sparabaras prêts tatoos pour ne pas avoir l'air de fuir sans combattre face aux glorieux fils de Lycurgue.

p6Au passage, excusez-nous pour la plaquette de Horde de Tyty non peinte et pour mes socles pas texturés.

 

  Et voici l'allure des deux armées face à face, à l'heure du déploiement. Mes Grecs sont dans le fond de la table, car, en tant que défenseur, il faut pouvoir réagir en cas de déploiement très aggressif de l'attaquant. Tyrwaz lui, prend une posture défensive, et se greffant au terrain. Il devient clair que la bataille va avoir lieu près de ce terrain broussailleux.

p7Comme on le voit, mon déploiement verrouile les possibilités de Tyty en morne plaine. J'ai sur chaque extrémité un rang supplémentaire afin de redéployer un élément à droite, et un à gauche, afin de boucher complètement la plaine. Sur ce terrain, inutile de préciser que Tyty, qui n'a pas de force de frappe capable de briser ma ligne frontalement, est démuni. Il va donc user de tactiques avec sa cavalerie et quelques Psilois, avec d'essayer de désorganiser ma ligne, avant que le rouleau compresseur hoplitique n'atteigne les Sparabaras en bord de broussailles.
Ainsi donc, ma ligne avance, quand les Perses envisagent des manoeuvres fourbes.

p8p9p10p12Tyty vient fixer deux points de ma ligne avec ses troupes. Avec mes hoplites, de front, je ne peux détruire ni la cavalerie, ni les psilois, qui, au mieux, fuiront. Au milieu de ma ligne, les hoplites irr Sp(O), irréguliers, sont plus facilement désorganisables que les Spartiates, réguliers. Probablement la cible des cavaliers. A la gauche des Perses, cette approche des Psilois semble une tentative désespérée de rayer les boucliers des Lacédémoniens... Surtout, la grande manoeuvrabilité des Homoioi va permettre de mettre la main sur un Psiloi perse, puisque dans leur attaque, l'une des plaquettes de Psiloi a la mauvaise idée de repousser (miracle !) une plaquette de Sp(S), quand les deux autres prennent leurs jambes à leur coup...

p13p14p15p16p17Tyty prend des mesures, en se demandant comment il va bien pouvoir faire enculer les mouches par ses Psilois perse...

 

La suite n'est pas concluante, ni pour les cavaliers, ni pour les Psilois restants. Les quelques tentatives de destabilisation échoue, et la phalange avance doucement mais sûrement, mettant quelque-peu la pression sur la cavalerie, le Satrape en chef manquant de force de commandement pour organiser la retraite de tout ce beau monde. Mais regardez plutôt le déroulement de l'avance grecque en images.

p18p19p20p21p22p23Des cavaliers, effrayés par le péan chanté par les Spartiates, finissent par retourner se cacher dans les juppons de leurs mères. "Laissez passer, on a oublié de fermer le gaz !"

 

C'est alors que commencent les choses sérieuses. Les Grecs sont bien proches désormais du terrain inégal. L'assaillir serait une prise de risque, puisque truffé de Psiloi(S) et d'Auxiliaire(O) et (S), les Spartiates, bien que vaillants et huilés (ce qui leur permet justement de passer partout), se ferait peut-être occir, sinon refouler. Et engager les Sparabaras sans engager les troupes dans le terrain difficile revient à scinder la ligne des hoplites en deux, offrant des flancs, point faible extrêmement vulnérable des Grecs. Pourtant, il faut faire un choix, et cogner dans la ligne des boucliers en carton des Perses. L'aile gauche Spartiate s'élance alors, la droite restant prête à bondir sur les Psilois perses s'il venait à ceux-ci l'idée d'aller titiller les flancs des attaquants grecs.

Dès lors, les cavaliers perses sont repoussés au travers de leur propre ligne, la désorganisant. L'habile Satrape organise néanmoins et comme il peut une retraite coordonnée des Sparabaras et des cavaliers, afin d'obliger les Spartiate qui les pressent à avance le plus possible derrière le terrain inégal. S'avancer ainsi est une opération délicate pour les Grecs, qui, laissant une partie de leurs troupes en arrière, s'en éloigne. L'enjeu est alors de surveiller et de protéger les flancs d'un sursaut des troupes perses.

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Vous remarquerez sur ce cliché que, derrière la horde perse qui a disparu, il y a un grand vite, autrefois occupé par une double-plaquette de Sparabaras. En étant pulvérisée, la horde l'a entraînée dans l'abîme de l'oubli, conformément à la règle qui veut que toute troupe qui se trouve en partie derrière un ami détruit à moins d'une profondeur de plaquette disparaît également. La faille dans la ligne est, comme vous le voyez, instantanément comblé par le Satrape qui ramène les Sparabaras qui tenaient l'extrémité droite.

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Pouce ! Il est tard, c'est dimanche, il faut rentrer se coucher pour entamer une dure semaine de travail. Nous avons mis en pause cette folle bataille, au moment même ou la bagarre allait vraiment commencer. Après avoir pris soin de mettre la table et les figurines qui habitent pacifiquement dessus hors de portée des chats, nous avons remis la suite de la partie à plus tard... Et la fin de ce rapport (neutre et impartial) aussi ! Salut à tous !

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 21:30

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Lorsque je me suis mis à la peinture de Perses, j’étais bien loin de me douter que je devrais en arriver à maîtriser une des ornementations de la peinture sur figurines : le motif.

 

Une tunique perse n’en étant pas une sans motifs, il a bien fallu que je m’y mette. Car il y a motif et motif. Si autant il y a le motif bien placé et de la bonne couleur qui ressort à merveille, il y a le motif qui s’ignore. Donc pour vous éviter de perdre du temps à faire des motifs qu'on voit à peine, voici quelques conseils issus de ma propre expérience.

 

Motifs 0814aPour commencer, il faut différencier deux type de motifs, le linéaire et le motif isolé (qu’on répètera ou non sur l’ensemble d’un vêtement). Les considérations sont à peu près identiques entre ces deux types.

 

Tout d’abord, car de première importance, le choix des couleurs. Bien sûr, quand on peint de la figurine historique, on est souvent limité par les impératifs inhérents au réalisme. Cependant, la période antique qui nous intéresse pour le moment est suffisamment inconnue et riche pour laisser aller quelque peu notre imagination. Il s’agit dans la mesure du possible d’extrapoler : on verra mal un Spartiate avec des motifs à fleurs turquoises (bien qu’il est possible que, de fait, il plaira beaucoup plus à ses petits camarades…). Donc, quand vous le pouvez, l’idée est d'obtenir un maximum de contraste pour faire ressortir au mieux le motif. En ce sens, l’idéal est d’avoir un motif clair sur un fond foncé. Car si l’on considère l’inverse, à savoir un motif foncé sur du clair, celui-ci pourra être étouffé par les ombrages du vêtement. Dans le cas où on utilise un motif et un fond de même valeur (soit tous les deux foncés, soit tous les deux clairs), il conviendra de matérialiser une séparation de valeur opposée entre chaque composante, toujours dans cette optique de contraste faisant ressortir le motif.

 

Motifs 0799aLe placement. Le placement du motif a son importance, notamment en ce qui concerne les motifs isolés. Bien qu’à mes débuts je m’obstinais à respecter une géométrie des motifs sur le vêtement, je me suis bien vite rendu compte de la désuétude de la chose quand le motif, dans cette logique géométrique, devait en arriver à se retrouver dans un pli (ou une zone ombrée de manière plus générale). En effet, cela n’a pour effet que de rompre les nuances (l’effet ombre/lumière) de la figurine. Dans le même ordre d’idée, inutile de calculer où devrait se situer tel ou tel point du motif en fonction du pli du vêtement (oui je l’ai fait ! non je ne suis pas fou !). Pour résumer, il vaut mieux placer ses motifs dans les zones planes et les plus éclairées du vêtement.

 

La taille. La taille du motif est aussi un paramètre qui relève plus de l’esthétisme que du réalisme. Si on veut s’acharner à faire un motif à l’échelle, sur du 15mm, on risque d’avoir du mal à être suffisamment précis. Il vaut mieux aussi éviter que le motif soit trop gros, cela donne vite un rendu disproportionné par rapport au reste de la figurine et donc trop… grossier !

 

La fréquence. C’est un paramètre qui pourrait paraître anodin mais qui va de sa conséquence. Un motif trop répété sera souvent écrasé et ne ressortira pas. A l’inverse, un motif trop absent ne ressortira que sous certains angles de la figurine. Là aussi, question d’équilibre.

 

Motifs 0796Motifs 0797

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Application. Une des première considération technique qu’on peut d’ores et déjà constater pour obtenir de beaux motifs, c’est qu’il faut avoir une peinture précise. Loin d’être une qualité réservée aux meilleurs peintres d’entre nous, il convient simplement de respecter quelques principes (qu’on n'évoque pas assez souvent à mon sens quand on parle de peinture). Avant tout, comme pour tout le reste de la peinture de la peinture sur figurine, il faut une peinture très diluée (à la limite de l’ « hypopigmentation », le seuil où il n’y plus assez de pigment dans votre mélange eau+peinture pour en faire un mélange homogène et qui fait du coup de ce mélange un lavis). Deuxième point, avant de charger votre pinceau de cette peinture diluée, il convient de le sécher quelque peu si c’est celui-ci qui vous a servi à diluer votre peinture. En effet, le trop d’eau restant dans votre pinceau fera s’écouler vos pigments trop rapidement et vous ferez baver votre peinture. Par contre, un pinceau juste humide, chargé de peinture diluée, verra un écoulement des pigments constant et fluide. D’où un tracé précis, aussi large que votre pinceau (c’est pour ça qu’un pinceau n° 1 est amplement suffisant pour faire du détail au 15mm, même pour faire des yeux).

 

 

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Evidemment, aucune solution n’étant miracle, qui dit peinture diluée dit peinture peu marquée. Mais c’est tout un avantage ! Notamment pour les motifs linéaires clairs sur fond foncé. Ainsi, votre premier passage laissera une couleur laissant encore transparaître la couleur de fond, constituant ainsi votre ombrage. Un deuxième passage uniquement sur les parties les plus éclairées donnera à la couleur tout son éclat et finira d’achever votre motif ainsi éclairci.

 

 

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Pour synthétiser, pour qu’un motif soit du plus   bel effet, il convient de   trouver le bon équilibre entre sa taille et sa fréquence tout en obtenant le contraste le plus marqué entre le motif et le fond sur lequel il est appliqué.

 


 

 

 

Alors, à vos pinceaux pour les plus belles broderies et ornementations qui soient !

 

Motifs 0815aUn loupé : avec un motif linéaire horizontal noir alors que le pantalon est gris, on obtient un beau saucissonnage.

 

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Motifs 0807Plus de détails sur le Satrape ici...

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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 17:30

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Comme je l'évoquais dans mon dernier article, l'armée perse du Haut Empire Achéménide voit son ossature constituée de formations de neuf rangs d'archers abrités derrière une première ligne de lanciers, les sparabaras.

 

Ethymologiquement, "spara" est en référence au grand bouclier qu'il porte, "bara" signifiant porteur. Le spara en soit est assimilable à un pavois médiéval. Il pouvait être tenu tout seul et l'ensemble pouvait ainsi former un mur de bouclier.

 

Ce spara était fait d'osier et de cuir. On comprend donc aisément sa fragilité en comparaison du bouclier hoplitique. C'est justement la faiblesse de l'équipement perse qui explique la supériorité tactique de la phalange grecque. D'une part, les fers de lance grecs venaient facilement à bout de ces protections, d'autre part, les pointes de flèches en bronze des Perses arrivaient difficilement à se frayer un chemin à traver le très dense mur de bouclier grec que formait la phalange. Sans compter que les lances perses étaient relativement petites (2m10 contre 2m40 en moyenne pour la lance hoplitique).

 

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Le problème auquel j'ai été confronté, c'est que la gamme d'où viennent ces figurines Xyston, vaut pour des perses du bas empire, période à laquelle l'organisation "sparabarique" n'existaient plus. Ils sont donc fournis soit avec des boucliers ronds, soit des boucliers peltastes en croissant de lune. Pour remédier à ce petit problème, j'ai tout simplement utilisé du balsa très fin pour confectionner de superbes sparas.

 

Comme la majorité des combattants perses, notre sparabara a adopté la mode vestimentaire médique. En effet, après l'invasion par Cyrus II, dit le Grand, de l'empire des Mèdes (c'est de là d'où vient le terme "médique"), les Perses abandonnent la longue robe élamite au profit de la tunique et du pantalon, bien plus pratiques.

 

 

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L'armée perse, si elle n'est pas toujours très bien entraînée, est bien organisée. Ainsi les hommes étaient réunis au sein de régiments de 1000 hommes, les Hazarabam ("hazara" signifiant "mille", "bam" en faisant un nom numérique) commandé par un Hazarapatis (ou "commandant d'un millier"). Ces régiments étaient divisés en dix Satabam elles mêmes divisées en dix Dathabam (de 10 hommes pour ceux qui n'ont pas fait le calcul). Les régiments étaient réunis en une division de 10 000 hommes, une Baivarabam en persan, une myriade en grec.

 

La véritable formation organique était le dathabam (le groupe de 10 hommes). En effet, c'est à travers celle-ci que s'organisait l'ensemble de l'armée perse. Ainsi, c'est le chef du dathabam, le dathabatis, qui était le porteur du spara, c'était lui, littéralement, le sparabara. Derrière lui, s'alignaient en colonne ses neuf autres compagnons, archers. Donc si l'effectif des satabam variait selon les périodes (il pouvait tomber à 30 hommes), le nombre de dathabam (ces dernières étant toujours constantes) étaient ajustés pour que le régiment maintienne son effectif théorique.

 

 

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J'ai tenté de refléter cette organisation à DBM. L'échelle de DBM vaut qu'une plaquette représente de 126 à 252 hommes. Pour cette règle, l'infanterie perse est classée Bw (X) (la partie "sparabara") et est double-soclée avec des Bw (O). J'ai donc décidé que deux double-socles représenteraient un régiment. Effectivement, quatre plaquettes représentent potentiellement un maximum de 1008 hommes.

 

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Cette organisation est notamment rendue par la peinture de mes figurines. Car si l'armée perse était bien organisée, elle était aussi riche. Ainsi, c'est un véritable système de livrées divisionnaire avec reconnaissance régimentaire qui était mis en place. Les hommes étaient effectivement équipés par l'autorité pour laquelle ils avaient été enrolés. En plus de leur équipement, il recevait, au moins, en fonction de la richesse de l'autorité en question, une tunique au couleur de leur baivarabam (division). Cependant, une couleur distinctive propre à chaque hazarabam (régiment) permettait de les différencier entre eux. J'ai donc une couleur divisionnaire avec une tunique bleue et une tiare (le couvre chef) jaune et une couleur régimentaire, soit jaune, soit verte, qu'on retrouve sur le motif de la tunique ou sur le bouclier.

 

 

Ca n'a rien à voir, donc juste pour le plaisir, ces quelques clichés :

 

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 19:03

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Fini le temps des demi-mesures. Le moment est venu de passer aux batailles dignes de ce nom, aux empoignades viriles et aux bains de sangs respectables. Bref, le moment est venu de jouer à DBM en 200 points. Comme je l'exposais dans le dernier rapport de bataille, nous avons fait le tour du format en 100 points.

 

Alors même si nous sommes encore loin du format auquel DBM était le plus joué (400 points), nous pouvons déjà considérer en 200 points que les affrontements ressemblent à quelque chose. Le jeu se fait avec au moins deux corps et le nombre de troupes présentes est suffisant pour donner une physionomie qui s'apparente à un engagement en 400 points. Le format est d'ailleurs similaire à celui d'Art de la Guerre avec une trentaine de figurines (et encore, on a pas réadapté le coût des généraux comme proposé par certaines réadaptations pour le jeu en 200 points, mais c'est une éventualité que nous n'excluons pas).

 

Voici donc mes 130 premiers points (une douzaine de plaquettes de plus seront nécessaires pour atteindre les 200) :

 

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Les figurines qui forment l'ossature de l'armée du Haut Empire Achéménide sont sa cavalerie et ses sparabaras (spara, bouclier, bara, porteur). La cavalerie perse, en terme dbmesque, est Irr Cv(O). La cavalerie à DBM est une troupe solide, assez équilibrée et, par là même, souple d'emploi. Il ne s'agit pas en effet d'une troupe dévolue à un seul rôle, comme la rupture ou le harcèlement. En effet, avec son honorable facteur de 3, si elle ne peut véritablement inquiéter les formations d'infanterie lourde comme peuvent le faire les chevaliers (non pas qu'ils aient un meilleur facteur contre la piétaille, il leur suffit cependant de faire un de plus que de l'infanterie lourde pour les éliminer là ou les cavaliers doivent faire le double), elle représente une véritable menace pour les troupes légères tandis qu'elle peut faire jeu égal contre des Lames (Bd). Seuls les Lanciers (Sp) ou les formations de piquiers (Pk, Ax (X)) pourraient l'inquiéter par leur gros facteur mais la cavalerie ne fait que fuir dans le pire des cas contre ces formations et n'est donc jamais éliminée. Ce qu'elle craint sont les hordes de barbares (Wb) sur quatre rangs de profondeurs, les éléphants mais surtout, la concentration de tirs d'archers (effectivement, avec une plaquette en support, des archers ont un facteur de 4 contre 2 avant le jet de dé si les cavaliers ne sont que sur un seul rang de profondeur...). Un de ces grands atouts réside dans sa rapidité (200 pas de mouvement, le double de l'infanterie en rangs serrés), ce qui lui permet aisément de tourner l'adversaire.

 

 

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Les cavaliers à proprement parler sont ceux sur deux rangs.

 

Dans le combat de troupes montées, il s'agit là aussi d'un bon compromis : elle n'est pas aussi puissante que le chevalier mais moins cher et plus maneuvrable, elle peut sans trop de mal étouffer ce dernier. Il lui faudra cependant faire attention contre le cavalier léger (Lh), car dans la même logique, elle peut se retrouver encerclée sous le nombre.

 

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Tout à gauche, un Lh.

 

A l'instar de toutes les autres troupes montées, elle sera complètement inefficace dans tout autre terrain que la verte campagne. Donc il faut absolument éviter de se faire fixer par des troupes situées en terrains difficiles ou inégaux.

 

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Au centre, le général.

 

C'est au final une troupe qui propose un compromis intéressant, une troupe qui ne craint pas grand chose mais qu'il faudra savoir manoeuvrer pour la rendre meurtrière. Ce peut être aussi une très bonne unité pour fixer un bloc de lanciers ou de piquiers.

 

Pour plus de détail sur ces cavaliers, vous pouvez aller voir cet article.

 

 

 

En seconde vertrèbre de l'épine dorsale de l'armée perse, et en première importance, viennent les sparabaras et leur pendant d'élite, les Immortels. Ils offrent une originalité à DBM en cela que ce sont des Bw(X) - X pour eXceptionnel, c'est à dire des formations d'archers protégés par un premier rang de lanciers équipés de pavois ou de large boucliers (tout comme pouvaient l'être la phalange expérimentale d'Alexandre ou encore les formations de piques et longbow bourguignonnes).

 

Obj-200 0771Sparabaras et Immortels, au centre.

 

En terme de jeu, cela se traduit de la façon suivante : ils sont considérés comme des lanciers contre l'infanterie et comme des archers contre les troupes montées. Autant dire un cocktail détonnant ! A ceci près qu'il ne peuvent bénéficier des bonus comme peuvent l'avoir leurs homologues lanciers traditionnels. Avec un facteur maximum de 4 contre l'infanterie et les troupes montées, doublé de leur capacité de tir, ce sont en soi des unités intéressantes. S'ils ne peuvent là aussi inquièter l'infanterie lourde, ils peuvent au moins encaisser le choc. Surtout s'ils parviennent par les tirs à désorganiser leur adversaire avant qu'il n'arrive au corps à corps. En tant qu'archers, ils offrent le dilemme d'avoir un fort facteur contre les troupes montées mais une très grande fragilité par le simple fait qu'il se font détruire si en face le résultat est simplement plus grand. Cependant, les Bw (X) sont toujours supérieurs (S) contre les troupes montées ce qui diminue quelque peu cette fragilité. Quoiqu'il en soit, il vaudra toujours mieux réduire à néant chevaliers ou cavaliers par le tir.

 

Obj-200 0779C'est-y pas impressionnant !

 

De façon propre à l'armée perse, les sparabaras de base sont des Bw(X) double soclés avec des Bw(O) et sont irréguliers. Il sont donc relativement fragile car considérés comme inférieurs (I) contre l'infanterie au corps à corps. Fragilité augmentée par le fait qu'en tant qu'infanterie lourde irrégulière double soclée, ils sont facilement tournables.

 

Obj-200 0780Une vue q'aucun adversaire ne pourra jamais s'offrir !

 

On leur préférera autant que possible leur homologue, la fine fleur de l'infanterie perse, les Immortels. Ils sont eux réguliers et de plus soutenus par des Bw(S) (ils sont donc considérés comme ordinaires (O) contre l'infanterie au corps à corps). Ils sont cependant plus chers (12 points le double socle contre 8 points pour les sparabaras de base). Je ne peux donc en prendre toute une ligne en 200 points. C'est à l'usure que je verrai quel est le meilleur ratio Sparabaras/Immortels.

 

 

Vous l'aurez compris, avec ces archers "exceptionnels", Bw(X), et ses cavaliers, l'armée perse manque de percussion. Il est donc fort probable que je m'équipe du seul socle de chevalier permis par la liste d'armée, à savoir un chariot indien, classé Irr Kn(S) (Irrégulier-Chevalier-Supérieur). Cependant il faudra là aussi que je teste cette configuration face aux Grecs de Macha car s'il y a difficilement plus efficace contre de l'infanterie lourde, ce socle réduira considérablement, et à lui tout seul, la manoeuvrabilité de ma cavalerie.

 

Ceci dit, je suis plutôt adepte d'optimiser les qualités d'une armée plutôt que de pallier ses faiblesses (ma philosophie étant que si on ne joue pas dans l'esprit de l'armée, ce que ce n'est pas celle qu'il nous faut). Même si c'est vrai qu'il faut en être conscient pour les minimiser et éviter les déconvenues, les faiblesses font parties de l'équilibre inhérent de l'armée et vouloir y pallier à tout prix finit par porter atteinte à cet équilibre (d'ailleurs, en ce qui nous concerne, la corollaire à "pallier ses faiblesses" revient à "réduire ses qualités offensives"). En l'occurence, les qualités offensives de l'armée perse résident dans sa capacité à manoeuvrer l'adversaire pour le désorganiser, les sparabaras aidant à encaisser les coups le temps que la cavalerie contourne et fasse son office. Dans cet objectif, il n'est pas improbable que je grossise mes rangs avec des hordes (Hd). Elles seront envoyées en sacrifice sur les lignes ennemies afin de les désorganiser. A manoeuvrant bien, je peux espérer optimiser mes tirs et fragiliser la ligne adverse avant le contact. Les Hd sont d'autant plus adaptées à ce genre de rôle qu'une plaquette ne coûte qu'un point et ne représent qu'un demi équivalent élément pour la démoralisation (là où une plaquette normale vaut un équivalent élément).

 

 

 

 

Obj-200 0776Les troupes légères... Les auxiliaires sont trois par socle, le reste étant du psiloï.

 

Afin d'améliorer la maneuvrabilité générale de mon armée, sans oublier sa cohésion, je prends l'option de m'adjoindre la compagnie de troupes légères de qualité (des Thraces Irr Ax(S), des Paphlagoniens Irr Ax(O) et des Mysiens Ps (S)). Elles auront de plus la lourde charge stratégique de se rendre maître des terrains accidentés.

 

Obj-200 0775Les Thaces sont les deuxièmes en partant de la gauche, épaulés à leur gauche par les Paphlagoniens.

 

Mais choisir ses troupes à DBM n'est pas suffisant. Toute la clé pour la victoire va consister à savoir les organiser du mieux possible, essayer de trouver le meilleur équilibre dans leur répartition entre les différents corps. Car il faut prendre en compte le facteur de démoralisation et les limites de déploiement qu'une option aura sur une autre. Vaut-il mieux un gros corps capable d'encaisser jusqu'à la fin de la partie (c'est simple, s'il est démoralisé, l'armée le sera aussi) ou vaut-il mieux deux corps de taille égale permettant toute liberté au déploiement mais de fait plus fragiles. Ceci me pose la question de la répartition des troupes légères qui sont véritablement le ciment de cette armée, qui en assurent la cohésion par la jonction qu'elles opèrent entre les deux grandes entités que sont la cavalerie et les sparabaras. Vaut-il mieux donc les rattacher au corps de cavalerie, celui de l'infanterie ? Dilemme ! Car il faut aussi prendre en compte le coût en terme de points de commandement (les fameux PIPs) que représentera la mise en branle (en même temps, à coups de PIPs...) de l'ensemble des groupes constitués d'un corps. Ainsi, un corps ne doit pas être impossible à commander. Dans l'idéal, on dit qu'un plan doit pouvoir ne s'exécuter qu'avec un seul point de commandement par général.

 

Obj-200 0781Les Ps armés d'arcs sont (O) et ceux armés de javelots et boucliers sont (S).

 

Quand on dit qu'une bataille se décide avant même d'être jouée, il s'agit ici bien de ça : utiliser les troupes les plus adéquates et organisées du mieux possible. La bataille en elle-même n'étant finalement que l'exécution et la confrontation à la réalité d'un plan.

 

Obj-200 0778Il n'y paraît pas mais à l'intérieur se trouvent les plus belles courtisanes perses...

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 13:00

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Ou encore, le PzKpfw III ausf. E ou F, voire le Panzerkampfwagen III Ausführung E ou F, ou alors le Sonderkraftfahrzeug 141 (Sd.Kfz 141). Toutes ces dénominations pour le même engin : le Panzer III. Ici décliné dans sa version E ou F de début de série, c'est à dire armé du canon de 37mm (le canon KwK 35/36 L/46.5 pour les puristes).

 

Une idée reçue assez répandue dans le jeu pour figurine seconde guerre mondiale classe la version E comme étant celle armée du 37mm et la version F, celle armée du 50mm. Ce serait bien trop simple et surtout, c'est archi faux ! En effet, l'armement n'a rien à voir avec la différence de version, étant donné qu'entre aôut 1940 et 1942, tous les Pz III E furent rééquipés du canon de 50 (le KwK 38 L/42) tout comme les 335 premiers Pz III F. Et oui, seuls 100 Pz III F, les derniers produits, reçurent le canon de 50 de série. C'est donc un raccourci très erroné de dire : "le E, c'est 37mm, le F, c'est 50 !". En fait, les différences sont minimes entre les deux versions et la seule vraiment visible se situe au niveau du système de freinage (apparemment c'est sous le glacis du char qu'on peut voir la différence).

 

C'est cette fausse idée répandue qui m'amena à faire une erreur dans ma commande chez Skytrex. Eux aussi ont classé leur version 37mm sous la dénomination E et leur 50 sous la F. Donc à mes débuts de joueur de seconde guerre mondiale, où je n'étais donc pas encore capable de situer tous les boulons sur un tank selon sa version et son mois de production, je me fourvoyai dans cette voie. D'autant que la règle Blitzkrieg indiquait qu'on pouvait jouer des Pz III F en 1940. Je fis donc le raccourci et c'est ainsi que pour mes Allemands de la campagne de France, je prévoyai de les épauler de Pz III armés de canon de 50, tank à faire !! J'avais quand même eu la bonne idée de prendre un Pz III E chez Command Decision. Heureusement, car ce n'est en fin de compte que 40 Pz III F armés en 50m qui furent envoyés sur le front français. Ils ne furent que peu voire pas du tout employé. Je pourrais donc toujours utiliser les F que j'ai acheté dans des engagements hypothétiques.

 

Intéressons nous donc à ce modèle de chez Command Decision, en 15mm donc, connu sous la référence de Panzer III E. Voici comment elle se décompose :

 

 

Pz-III 0178a

 

 

Le chassis, la tourelle, les deux roulements et les trappes de la tourelle, la simplicité s'impose ! L'assemblage des flancs sur le chassis est d'autant plus simplifié que les pièces sont ajustés à la lime.

 

Pz-III 0180Cliquez, vous verrez mieux les ajustements d'origine faits à la lime !

 

Les pièces s'assemblent à merveille et tiennent sans colle ! Les gars de chez Command Decision ne rigolent pas et nous proposent un travail de qualité !

 

Pz-III 0186aCa tient sans colle !

 

 

Cependant, la maquette nécessite quelques réajustements pour être plus réaliste. La grosse inepsie de ce modèle réside au niveau des gardes boue (pas sûr que ce soir le terme exact). La jonction est assuré par une proéminance qui n'a pas lieu d'être. En réalité, une simple plaque rivetée assurait la mobilité du garde boue. J'ai donc réduit le relief, mais à cette échelle là, il aurait pu tout aussi être simplement éliminé.

 

Pz-III 0162

A gauche, le garde-boue réajusté au cutter.

 

Autre réajustement sur la structure des flancs, les autres proéminances, qui elles existent bel et bien sont mal moulées. Il convient de les un peu plus droites :

 

Pz-III 0177Toujours à gauche, la partie réajustée.

 

Pour la caisse, pas de réajustement, un bon ébarbage suffit. Pour la tourelle, seuls les périscopes sont trop marqués. Et puis le périscope du chef de char est en position sortie (le cône qu'on voit sur la tourelle). Il est souhaitable de le limer un peu et de réduire un peu sa taille. On peut aussi très bien le couper pour le mettre en position basse. Après ça, quelques gouttes de superglue, une sous-couche noire, et c'est parti pour la peinture !

 

Pz-III 0624Pour le plaisir, une version en canon de 50mm (la différence se voit au niveau du bouclier qui devient externe). Là le périscope du chef de char est en position baissée.

 

 

Pour la peinture, j'ai commencé par peindre l'ensemble des pièces, sauf les chenilles, en gris neutre (ref 992 chez Prince Auguste).

 

Pz-III 0627

 

Ensuite, un lavis de gris allemand (995) est passé sur l'ensemble.

 

Pz-III 0630

 

Pour éclaircir le tout, un lavis localisé d'un mélange de gris neutre et de gris allemand sur les surfaces planes et un brossage à sec de gris neutre sur les arrêtes.

 

Pz-III 0631

 

Seul le roulement doit faire l'objet d'un peu plus d'attention. Les galets ont en effet leur pourtour peint en noir et le barbotin (le gros galet cranté à l'avant. C'est lui qui entraine la chenille) voit ses crans peint au boltgun metal (s'il n'y a qu'une chose à retenir de l'univers games workshop, c'est leur peinture métallisée !). Les chenilles aussi sont peintes en boltgun, lavisé (oui, je fais du néologisme) en marron beige (875) puis brossées en chainmail. Les mitrailleuses aussi sont passées au boltgun metal puis subissent un lavis noir.

 

Là on peut considérer le char peint. Sauf qu'il ne garde pas longtemps sa livrée sortie d'usine. Surtout si on veut le représenter en pleine action, chenilles roulantes, accumulant poussière et boue. C'est ainsi que je passe un lavis très dilué de marron beige sur différentes surfaces de la caisse, en insistant surtout sur l'avant et l'arrière. Je passe après un léger brossage à sec de chainmail sur certaines arrêtes pour marquer l'usure du métal. Pour rajouter un peu de boue séchée sur les flancs, on sort la colle à bois, on en met quelques gouttes entre les galets (pas dessus surtout ! Sinon vos chenilles vont sautées et il va falloir sortir la laitue pour les rattraper...) et on saupoudre de sable. J'ai dabord peint le sable en ocre jaune pour y passer un lavis de marron beige. Un ensemble que j'ai repassé sur le reste du roulement. La boue est finalement éclaircie en beige.

 

Pz-III 0633Ach, che krois que che perds la téteu !

 

 

Pz-III 0656Mon dieu que c'est sale !

 

Et voilà, un beau PanzerKampfwagen III Ausführung E ou F dans sa version canon long de 37mm.

 

Pz-III 0640

 

Il n'y manque plus que les marquages et éventuellement un drapeau nazie à l'arrière pour la reconnaissance aérienne. La prochaine étape vraiment nécessaire sera le soclage. Nécessaire, vraiment ? S'il est vrai qu'il est jouable en l'état, il est du coup surbaissé par rapport à l'infanterie. Mis à côté, le char paraît ridiculement trop petit. Et surtout, le socle permettra la magnétisation nécessaire à tout transport de troupes miniatures. A noter que la tourelle ne sera jamais fixée. C'est tellement plus drôle de pouvoir faire mumuse avec au fur et à mesure qu'on déplace le char au cour de la partie, ou pour lui permettre de faire face de toute part. Pardon, c'est plus réaliste, bien entendu !

 

 

Pz-III 0636

 

La source principale de mes informations se situe sur ce très bon site : www.achtungpanzer.com.

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