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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 17:47

Partie 1 : Later Hoplite Greek (liste 5 livre d'armées 2)

cavalier-grec.jpg

 

Salut à tous !

 

Voici, en retard mais en exclusivité, un petit compte-rendu de mon tournoi DBM de Brest 2014. J'étais avec mes deux vils compères Tyty et Corybantes el Corones (blog inactif depuis un moment, mais ya quand même des trucs à voir, et puis pour l'hommage), mais je n'ai que des photos de téléphone, et le tournoi est déjà trop loin pour que mes souvenirs recouvrent et mes parties, et celles des copains.

 

J'étais parti avec mes traditionnels grecs, mais cette fois de la liste numéro du livre d'armées 2 de DBM (contrairement à mes habitudes précédentes avec la liste de fin de livre d'armées 1).


La liste "later hoplite greek" démarre après les guerres médiques en 480 av.JC, culmine (du moins par habitude dans les manuels scolaires) avec l'Athène du IVème Siècle du stratège Périclès, et recouvre la prise d'importance des formations légères (du moins plus légères que la phalange hoplitique), avec un apport considérable de peltasts par rapport à la précédente liste, et en règle générale une diversification blogale des types de troupes disponibles. Sa limite se trouve être la période hellénistique de la Grèce, quand l'influence de la Macédoine, tant politique que militaire, éclipse l'importance des cités du sud, et transforme les armées et les armes employées.

 

La liste que j'ai constituée à partir de ces "later hoplite greek" m'a permis, par rapport à ma précédente basée sur les "early hoplite greek", d'avoir un bel apport en Aux(O) réguliers et irréguliers, donnant de la souplesse au groupe malgré la phalange de hoplite irrSpear(O) extrêmement peu manoeuvrables et très embêtés à l'approche des terrains inégaux et difficiles.

Les Ax ont l'autre avantage de pouvoir tenir tête aux Warband (sans serrer mortellement les fesses, effort désagréable croyez-moi), qui, malgré leur infériorité de facteur, plient au simple (juste un point de plus, facteur de combat et jet de dé cumulés) les Sp que sont les hoplites, ce qui en fait la némésis des armées presqu'uniquement composées de Spear.
Grecs DBM socles magnétiques
Pour le reste, la liste est bâtie sur le même principe d'aide mutuelle entre les corps que la précédente. Allez donc voir mon article tactique détaillé, et sur la ligne duquel je continue à jouer mes Grecs, notamment pour les parties de l'article 2A, 2B et 2C (la réserve, l'appui en bout de ligne, la cavalerie en réserve pour redéploiement et la trouée).link

Grecs DBM deux lignesSur cette photo, on voit, sur la gauche, les deux corps d'infanterie, dont celui de gauche (en bas à gauche sur la photo) est composé à la fois d'hoplites et d'auxiliaires peltast. Derrière (à droite sur la photo), on voit, scindé en trois, le corps du général en chef thessalien. Un groupe de Cv, un groupe de LH, un groupe de Sp, qui donne à l'armée souplesse, réactivité, support, de quoi faire frémir les adversaires qui se jetterait dessus...


Afin d'avoir un apport convenable en cavalerie, j'ai dû choisir un C-in-C thessalien. Le général se trouve donc être un regCv(O) accompagné de deux copains Cv et trois potes LH(O).

 

Partie test avec Tyty et ses Perses Achéménides, 200 points à DBM

Pour illuster un peu tout cela, voici un série de photos prises avec mon formidable téléphone preneur de photos, lors d'une partie avec Tyty et ses Perses, qui nous servit à tester un peu nos armées avant de plonger dans le tournoi de Brest.

Grecs contre Perses 1Y'a pas à dire, une partie de DBM, mais réduite à 200 points (moitié du format normal originel), ça a de l'allure. Ses lignes de bataille mouvantes, ses troupes qui évoluent et se disputent les terrains d'appui (bois, collines...), ses embuscades et ses marches de flanc. En termes de rendu et de dynamisme, je crois que l'on n'a pas fait mieux pour l'instant ^^

Grecs contre Perses 2Les Perses ont forcé la colline sur la droite, que les Grecs tiennent encore un peu mais avec grand mal... A droite encore, la marche de flanc de la cavalerie perse ne fera pas un malheur cette fois, sauf pour eux, bloquée par la cavalerie légère grecque bien placée à flanc de colline... A gauche, les Grec sont plus forts et le Perse se fait fuyant... Au centre, la cavalerie de Xersès sait qu'elle ne peut pas faire grand'chose face à la ligne des hoplites. Un cavalier grec est venu combler une lacune dans la ligne des fantassins.

Grecs contre Perses 3Laisse-moi zoom zoom zen...

Grecs contre Perses 4Côté gauche vu par les Grecs : domination complète : de malheureux cavaliers légers reculent au fond à gauche, de peur de se faire trouver par les archers grecs, sécurisés à larrière par des cavaliers ; une masse de 5 psiloi monte à l'assaut du bois ; des archers tirailleurs et sparabaras commencent à se sentir un peu seuls face à l'avance en diagonale de 6 plaquettes de hoplites...

Grecs contre Perses 5Si les cavaliers perses ne peuvent pas raisonnablement espérer percer au travers de la ligne des hoplites, ceux-ci ne peuvent pas raisonnablement espérer courir après les cavaliers pour leur piquer les miches, courant alors le risque de découvrir progressivement les flancs de leurs lignes, offrant alors de magnifiques occasions aux cavaliers du Levant de leur marcher dessus sans piquer immodérément les dents des chevaux.

Cette partie se termina avec un léger, très léger, pas franc du tout, avantage en faveur des inventeurs de la philosophie. Nous repartîmes songeurs.

 

Après la pub, un deuxième épisode de De Bellis Multitudinis : tournoi DBM200 de Brest 2014 (le numéro 2) !

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 16:39

frères priant Barkerus2Petrus et Fredericus vénérant le dieu du jeu de figurine en statue, Philus Barkerus, d'après moi-même.

Salut à tous !

 

Une note pour signaler au monde qui nous regarde et nous lit que la règle de jeu, un temps dénigrée, trop largement délaissée, revient tranquillement et sûrement sur le devant de la scène.

En effet, vos serviteurs, Macha et Tyty, alias Petrus et Fredericus dans le dessin, reviennent d'un week-end là où se finit la Terre, pour le tournoi annuel de DBM200 brestois. Bon, nous avons largement moins bien combattu que l'an dernier (surtout moi qui passe de premier en 2011 à avant-dernier en 2012), mais ce fut très agréable quand même ! Pour le compte-rendu c'est par ici...

 

Bien évidemment, le tournoi sera reconduit l'an prochain, sous les bons offices de Régis, et avec les derniers amendements, 3.2, on l'espère.

 

Mais ce n'est pas tout !
L'inénarrable pingouin orléanais Corybantes El Corones organise un tournoi DBM 200 lors de la fête du jeu de St Jean de Braye, les 25 et 26 mai 2013, en parallèle d'un tournoi NPOW. Pour toute information à ce propos, n'hésitez pas à nous laisser un message ou un commentaire, nous nous ferons un plaisir de vous répondre.

 

MAIS CE N'EST PAS TOUT !!

Il y a un tournoi DBM en 400 points au Britcon en août, évènement central du jeu de figurines, dans le cade du championnat du monde, aux côtés de FoG "antique-med", Renaissance, "napo"), DBMM, FOW, Armati...

 

Ainsi, les prières infinies de vos serviteurs pour que renaisse la grandeur du jeu de figurines historique, pour que se réincarne enfin sur terre le dieu du jeu, semblent porter leurs fruits... Alleluia !!

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 20:35

Bonjour à tous !

 

Trève dans les guerres modernes, et retour à l'antique-médiéval ! Et c'est le cas de le dire !

serbegybandeauLes chars égyptiens de Tyty contiennent avec l'appui des Dieux la charge pourtant irrésistible des chevaliers serbes...

 

Les 30 juin et 1er juillet aura lieu le Trophée des Celtes 2012, agréable tournoi brestois dans une ambiance amicale et sans esprit pesant de gagne.
Tyty et moi y avions participé l'an dernier, pour la première fois, au côté de 10 joueurs plus ou moins bretons. Lui était venu avec ses Perses achaéménides, moi avec mes cités grecques alliées.

 

Arrivants aux premières positions, des lots plein les bras nous repartîmes heureux !

 

Pour s'adapter aux coutumes locales et pour ne pas avoir l'air de ressortir les mêmes vieux atouts, nous irons cette année avec d'autres armées. C'est Corybantes El Corones qui nous les prêtes de bon gré, lui que l'on a tiré avec ses Pictes et nous pour participer au Trophée.

 

 

Corybantes  me prête ses Serbes, souvenons-nous, les Serbes au long couteau qui m'avaient appris la vie à DBM 400 points.

Quant à Tyty, il a pris des Egyptiens de la 19ème dynastie, armée d'un copain de Corybantes.

 

 

Pour ne pas partir à l'inconnu, après avoir affronté et battu les Pictes de notre prêteur de figurines officiel, nous avons livré cette bataille parfaitement anachronique, entre armées séparées par 2600 ans et quelques kilogrammes de ferailles sur le dos des chevaliers de l'Est.

 

Les Egyptiens ont, à la louche :

  • Un corps d'infanterie avec le général en chef Psiloi, contenant des Blade Fast, des Warband Fast et des Psiloi. C'est un corps qui a du mordant contre l'infanterie adverse. De plus, il contient une volée d'archers, qui peuvent se révéler utiles.
  • Un corps de cavalerie, avec les fameux chars d'Egypte. Ils sont classés Cavalerie Supérieure. Accompagné par un éclaireur, Light Horse.
  • Un corps mené par le général allié, Psiloi aussi. Il contient des Warband Fast et pas mal de Psiloi.

 

Mes Serbes ont, grosso modo :

  • Un corps de Chevaliers Supérieurs, rempli de boîtes de conserves, ainsi que quelques Light Horses et une poignée de Psiloi.
  • Un petit corps de Chevaliers (trois !) pour le tactique.
  • Un corps allié albanais, tout mou et flexible car composé de Light Horses et de Psiloi.

serbegy01Voici le champ de bataille. Une colline chevauchant un bois d'un côté, une forêt à l'opposé. L'Egyptien est à gauche, le Serbe à droite.

serbegy02

Tyty installe son corps de cavalerie en retrait de sa colline, avec des archers qui ferment l'angle. Objectif : piéger les troupes qui se jetteront sur les chars. Justement, j'ai placé mon gros corps de chevalerie face aux chars égyptiens, en espérant leur rentrer assez vite dedans pour les briser avant d'être pris en tenaille. Dans mes bois, à droite du gros corps central, le petit groupe de chevaliers est dans les bois, prêt à bondir sur le troisième corps égyptien dont ils ne feront, sauf surprise, qu'une bouchée.
L'armée égyptienne paraît bien maigre, et les archers bien esseulés, ne trouvez-vous pas ?

serbegy03

Gros plan sur le "dispositif égyptien", avec l'angle défensif dont nous parlions plus haut.

serbegy04

Premier tour, j'avance. Mes chevaliers filent à toute allure en direction de leurs adversaires directs. Mes Psiloi s'avancent vers la colline, en espérant s'en prendre aux archers. Le corps à la gauche des Serbes s'avance vers les bois égyptiens, se doutant de la présence de troupes en embuscade, afin de les menacer, au pire de les fixer.

serbegy05

Les Egyptiens qui font face aux chevaliers s'organisent comme ils peuvent : formation de ligne, recul, mise en place de l'angle défensif en avançant les archers de la colline...

De l'autre côté, le corps des Blades sort de sa cachette et court essayer de menacer les Serbes.

serbegy06

Autre angle de vue de la réaction égyptienne contre l'avance de mes Serbes.

serbegy07

A force de tirer sur mes chevaliers, les Egyptiens ont pu les désorganiser. Devenus incontrôlables, quelques-uns de ces impétueux sont partis d'eux-mêmes vers les archers.

serbegy08

De l'autre côté, un Light Horse détaché du corps principale vient se mettre en position pour diminuer le danger sur le flanc du corps de droite qui s'élance contre l'aile gauche égyptienne.

serbegy09

Après quelques combats, les Light Horses albanais alliés des Serbes ont causé quelques dégâts au corps du général en chef égyptien. Malheureusement pour celui-ci, les Albanais sont insaisissables : soit ils fuient les combats quand ils les perdent (les cavaliers échelonnés ont fui), soit ils reculent en bon ordre, en gardant les Egyptiens à leur portée. Les guerriers du pharaon sont fixés et sont impuissants contre leurs adversaires.

serbegy10

Les chevaliers désorganisés sont à deux doigts du choc, malgré les multiples reculs et la grande désorganisation dûe aux flèches qui égratignent les armures.

serbegy11

Au centre, c'est le choc. Des reculs vont arriver de part et d'autre, mais la réussite au dé de Tyty va finir par me donner des sueurs froides malgré les pertes qui continuent de s'accumuler sur chaque corps égyptien.

serbegy12

A droite, les trois chevaliers commencent à trouer les Psiloi et les Warbands. Mais ceux-ci ne se laissent pas abattre comme ça, et commencent à essayer de désarçonner les fiers Serbes en les prenant à revers. Ils auront ainsi la peau d'une plaquette, l'équivalent en points de 6 Psiloi Ordinaires.

serbegy13

Vue d'ensemble de la ligne de bataille, peu avant les dernières pertes décisives. Elle forme un beau S. C'est la force de la règle DBM, offrir de belles morphologies de batailles.

serbegy14

Sur ce cliché, on voit au fond que le corps de l'aile gauche égyptienne a fini par se désintégrer contre l'assaut brutal des Serbes, pendant que les chevaliers du centre ont pu, grâce à un peu de réussite au dé, se sortir d'une situation délicate. Ainsi, c'est la cavalerie égyptienne qui, malgré une inquiétante résistance, qui plie et accumule les pertes.

serbegy15

L'état désespérant pour l'habitant du Nil sur son aile droite en fin de partie.

serbegy16

Ce qu'il reste des troupes du centre et de l'autre extrémité en fin de partie. Les Serbes ont fait disparaître pour de bon leurs adversaires de la carte au dernier tour.

 

Ainsi, l'armée égyptienne craque et atteint son seuil de démoralisation. C'est donc une victoire toute juste pour mon armée serbe, puisqu'elle était à une plaquette de la démoralisation, plaquette qui fut durant un tour prise à revers et menacée de destruction au moindre recul.

 

Les Egyptiens ont démontré leur capacité à tenir le terrain, malgré les 2600 ans qui les séparent des chevaliers serbes. Ces derniers, très puissans grâce à leur chevaliers supérieurs et excellemment épaulés par les légers albanais ont néanmoins le défaut du nombre : leur faible effectif signifie que quelques pertes (2 ou 3) suffisent pour frôler la démoralisation générale.

 

 

Ce fut une belle partie, et une belle promesse pour celles à venir lors du Trophée des Celtes 2012 les 30 juin et 1er juillet prochain.

 

 

A bientôt pour les nouvelles du front !

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 16:07

Hello,

athena

Je vous signale la partie tactique ajoutée à l'article ci-dessous. Jetez-y donc un oeil !

 

Vazi, lach t com !

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 13:30

Bonjour à tous !

Voici la version complétée de l'article sur mon armée grecque. Suivent après ce qui a déjà paru quelques considérations tactiques sur son utilisation. Bonne lecture !

couverture

Décidément, nous sommes bien occupés, et ne postons qu'insuffisament sur ce blog. Mais rattrapons, mieux vaut tard que jamais !

 

En juin dernier, Tyty et moi faision le déplacement jusqu'à Brest, aux confins du monde donc, pour participer à un tournoi utilisant la règle DBM, avec une adaptation pour jouer en 200 points. Une bonne idée, qui permet de jouir des mécanismes de DBM, tout en allégeant beaucoup la mise en place et la durée des parties.

 

Je salue les participants de ce Trophée des Celtes qui passeraient par là.

 

Nous avec réussi à bien nous placer dans ces rencontres Tyty et moi, lui avec ses Perses achéménides, moi avec mes Grecs du 6è ou début 5è siècle avJC.

Je vais faire une petite revue des troupes de mon armée Early Hoplite Greek, liste 52 livre 1.

couverture2

L'armée grecque, surtout celle-ci, est un peu rigide. La troupe majoritaire est le hoplite, qui constitue l'essentiel des effectifs de l'armée. Pour pouvoir m'en sortir dans un maximum de situation, j'ai pris toutes les autres troupes disponibles : le maximum de Psiloi (O et I), le maximum d'Auxiliaires (des Thraces O), le maximum (ou presque) de cavalerie, le tout dans le cadre d'une armée ayant un général en chef athénien, un premier allié athénien aussi, et un dernier allié thessalien, disponible en ayant le C-in-C athénien. Ce dernier offre un général allié Cv(O), ainsi que 5 LH(O), qui font autrement cruellement défaut à cette liste.

Cette alliance thessalienne à Athène correspond je crois à cette bataille en -511 (ou dans ces eaux là, peut-être après, désolé pour l'approximation, mais je n'ai pas Hérodote sous la main) lors de laquelle les cavaliers thessaliens s'étaient unis aux Athéniens alors que Sparte sortait de chez elle pour botter le cul à leurs rivaux de l'Attique. Les Spartiates s'étaient fait piétiner par la cavalerie, et, laconiques, avaient répondu "ouille".

 

Mais venons-en au fait. Je vais vous donner la liste, globalement. En effet, elle est suffisament rigide pour ne pas offrir trente-six possibilités, je vais donc vous passer l'historique de sa conception, qui est avant tout empirique et de toutes façons peu libre. Le rigolo sera de voir comment l'utiliser dans une partie en 200 points, car c'est pour cela qu'elle est faite.

 

Corps 1 - Athène

C-in-C irr Sp(O) 9AP

12 irr Sp(O) 48AP

5 reg Ps(O) 10AP

Corps1.2Corps1.1Soit 15,5équivalents éléments (éé), et une démoralisation du corps suite à la perte de 5,5éé -le tiers- (rappelons que les Psiloi valent 0,5éé, le reste 1éé la plaquette).


Corps 2 - Athène encore, mais un autre quartier !

Ally general irr Sp(O) 6,5AP

13 irr Sp(O) 52AP

4 irr Ps(I) 4AP

2 irr Ax(O) 6AP (ce sont les Thraces disponibles pour les Athéniens)

Corps2.3COrps2.2Corps2.1Soit 18éé et une démoralisation du corps à 6éé.

 

Corps 3 - L'allié thessalien.

Ally general reg Cv(O) 9,5AP

2 irr Cv(I) 10AP

5 irr LH(0) 25AP

4 irr Sp(O) 16AP    (nécessaires, chaque corps devant contenir un quart du minimum global des troupes obligatoires, il y a au minimum 16 hoplites dans l'armée en 200 points, puisque les minima sont divisés par deux, le quart de 16 étant 4)

4 irr Ps(I) 4AP

Corps3.3Corps3.1Corps3.4Corps3.2Soit 14éé et une démoralisation du corps à 5éé.

 

En tout, l'armée comporte 47,5éé, et démoralise suite à la perte de 24 éé -la moitié.

Vous voyez que les corps sont à peu près balancés équitablement, et qu'il faudra démoraliser deux corps pour emporter l'armée (un corps démoralisé compte sa valeur complète en éé dans la démoralisation de l'armée, qui est démoralisée quand la moitié de sa valeur totale en éé est démoralisée, détruite, ou sortie de table). Vue la quantité de troupe, cela fait donc de la réserve, et nous donne à mes Grecs et à moi, de quoi encaisser un peu.

De plus, le balancement des corps permet une souplesse dans le placement, car non seulement, ils sont à peu près de la même taille, mais ils n'ont pas de rôle figé les uns par rapport aux autres.

armée entière déployée

Comme vous avez pu le constater, l'armée que peuvent mobiliser les cités grecques alliée est très monolithique. Enormément de hoplites, et peu de troupes auxiliaires, proportionnellement.

Cela a ses avantages et ses inconvénients. Tentons d'en avoir un aperçu.
Dans l'arrangement de la règle DBM pour jouer en 200 points, il y a toujours sur la table 3 éléments de terrain : 2 forêts qui sont des éléments difficiles, et une colline, qui peut être douce ou escarpé.
Un élément de terrain difficile pose de gros problèmes pour la manoeuvre de tout ce qui n'est pas Psiloi (les plaquettes n'y bougent qu'une par une, ou bien en colonne) ainsi que pour le combat d'à peu près toutes les troupes, sauf encore une fois les Psiloi, et les Auxiliaires, qui s'accomodent bien eux aussi des terrains encombrés quand il s'agit de s'y battre.

Un élément de terrain escarpé, comme peut l'être la colline (qu'on imagine rocailleuse, abrupte, à la végétation dense et un peu haute...) ne posera pas de problème de manoeuvre, mais aura les mêmes effets pour le combat que les forêts.

C'est pourquoi il essayer, c'est en tout cas mon idée, d'avoir le maximum de ces troupes, et notamment de Psiloi, pour pouvoir investir les forêts et la colline si elle est escarpée. J'ai pris tout ce qui est disponible de Psiloi et d'Auxiliaires dans la liste pour mon armée : 5 Psiloi (O)rdinaires qui sont des archers en tirailleurs (sur lesquels je reviendrai plus loin) et 8 Psiloi (I)nférieurs, plus 2 Auxiliaires (O), des Thraces alliés.

Ils sont répartis dans les 3 corps, mais en groupant tous les Ps(O) dans un seul. Et voila à quoi ils me servent !

 

1. De l'usage des troupes légères à pieds, Ps(O), Ps(I), et Ax(O).

 

 

Les Psiloi(O) sont des archers tirailleurs. Ils ont comme particularité quand ils sont athéniens, de pouvoir soutenir leurs camarades hoplites du quartier. C'est utile dans la mesure où le soutien d'un Sp par un Ps(O) infligera -1 au combat à des chevaliers (Knights) ou à des Warbands qui gagneraient contre les hoplites Sp. Comme ma pire crainte réside dans les armées de Warbands, mais aussi dans une moindre mesure celles contenant des chevaliers, ce malus infligé par les Ps(O) qui tirent leurs petites flèches par dessus leurs copains est une bouffée d'air supplémentaire. Il arrive toujours que l'on se fasse plier salement sur un jet de dés malchanceux, mais on diminue drastiquement les risques.

soutien1Ces archers tirailleurs sont employés de façon groupée, dans le même corps, pour appuyer une ligne la plus longue possible, dans l'éventualité d'un face à face avec les troupes citées ci-dessus, Kn ou Wb.
Vous me direz, si un corps de Wb vient à être déployé ailleurs qu'en face des hoplites athéniens qui ont des petites flèches au dessus de leurs têtes, le soutien ne sert à rien. Et oui ! Et puis ? C'est toujours classe d'avoir des petites flèches au dessus de la tête ! Non mais alors.

soutien2Autrement, si les Psiloi(O) ne sont pas utilisés en soutien arrière des Sp, ils serviront, comme les autre Ps(I), et comme dans une moindre mesure les Ax, à attaquer, ou prendre possession des terrains difficiles ou inégaux.

Quand la phalange des hoplites avance, et même si elle défend, il est bon qu'elle soit couverte sur ses flancs. Pour cela, on peut ménager un itinéraire ou une position au bord d'un bois. Mais cela à la condition non discutable que l'on contrôle ce terrain difficile ! Si aucun Psiloi ennemi n'y est, hop, on y va ! Si des Psiloi ennemis y sont, essayons de les débusquer et de les massacrer !

Généralement, dans les combats de Psiloi, le rapport de force se voir facilement. Cela qui en a le plus gagnera. Ou alors, il faut glisser dans son groupe quelques plaquettes d'Auxilaires, qui apporteront un mordant appréciable, ou alors il faut disposer de Ps(Supérieur). En tant que Grec des années 500 avant JC, nous n'avons que peu d'Ax (2 !), et pas de Ps(S).

Il arrive que l'adversaire soit mieux fourni dans ce genre de troupe. Il faut faire avec. Il faut alors imaginer inverstir un seul terrain difficile avec tous les Ps, quand l'adversaire n'y aura embusqué qu'une partie des siens.

Ou alors, il faut abandonner l'idée d'appuyer sa phalange sur les bois...

 

Dans la version 200 points de DBM, et quand on est défenseur, l'on n'est exposé à l'éventualité d'une marche de flanc d'une partie de l'armée ennemie. Si un terrain inégal ou difficile barre l'accès aux bagages, à un flanc ou au dos de mon armée, ou si même sans barrer la route, ce terrain l'obstrue suffisament, il m'arrive de placer quelques Psiloi dedans, parfois en embuscade (ce que l'on peut faire en tant que défenseur, si le terrain est dans une zone latérale de la table). Si une marche de flanc arrive en effet de ce côté, les Psiloi pourront au minimum ralentir la progression des troupes ennemies (pendant que l'on s'organise comme on peut ailleurs), et même parfois carrément bloquer l'avancée de cavaliers qui auraient à traverser ou bien à passer trop près des bois, et qui se feraient intercepter par les Ps qui s'y trouve (prenant un gros malus de -2 au combat pour combattre des troupes se trouvant dans les bois).

 

Beaucoup plus rarement, jamais peut-être, mes Psiloi n'occupent d'autre rôle, comme celui de maintenir la cohésion de la ligne entre les différents corps. Ils sont bien trop fragiles face à des cavaliers, archers ou auxiliaires un peu nombreux, dans la plaine. Ils sont par ailleurs quasiment toujours indispensables dans les rôles décrits ci-dessus.
Surtout, vous allez voir que la sauvegarde de la cohésion de la ligne est une mission que je confie à d'autres troupes...

 

Tout cela concerne aussi, dans une mesure moindre, les 2 plaquettes d'Ax thraces. Ceux-ci peuvent avoir deux types d'utilisation supplémentaires.
Le premier, c'est tout simplement de servir dans la ligne, autour ou dans la phalange des hoplites. Ils tiennent en effet correctement la route dans la plaine face à beaucoup d'ennemis. Alors, si nécessaire... Ils peuvent aussi se trouver derrière la ligne, et venir boucher, grâce à leur facilité de mouvement, un trou éventuel dans la phalange.

Le deuxième est encore un moyen de prévention contre ces troupes qui l'ennuient tant, que sont les chevaliers et les Warbands. Une plaquette d'auxiliaire peut être utilisée en appât devant les hoplites. Plaquette seule, face à une ligne de Warband par exemple, au contact elle ne vaudra plus que 1, contre 3 pour les Wb, 4 s'ils sont sur deux rangs.Elle se fera pulvériser. La plaquette de Wb adverse, gagnante du combat, va avancer de sa profondeur de plaquette.

Ax.suicide Si l'Ax mort pour la France... Hum, pour la Grèce, n'était pas trop loin, il n'y aura plus qu'à avancer la ligne d'hoplite sur le Wb en avant de sa ligne, qui prendra deux débords, et se retrouver à 1 ou 2 s'il est soutenu contre 5 (oui car il faut mettre les hoplites en profondeur, pour augmenter la poussée). Les chances de pulvériser le Wb sont grandes, le trou dans leur ligne ainsi créé augmentera les chances de la phalange de démanteler ces sales brutes avant d'être elle-même atomisée (oui, car le Wb atomise le Sp qui n'a pas été vigilant... ouarf).

Ax.suicide2

 

2. De l'usage du reste de l'armée, les hoplites et la cavalerie.

 

Les deux corps de hoplite, monoblocs, sont l'arme de poussée de l'armée. Certaines troupes ne tiennent d'ailleurs tout simplement pas le route face à eux (chevaliers ou warbands esseulés, auxiliaires, archers, voire lanciers ou piquiers sans profondeur...). Les ennemis qui résistent à la poussée des hoplites, comme la cavalerie, doivent être tournés, et pris en même temps par le flanc ou le dos, afin de couper leur retraite. Sauf que la ligne hoplitique, si elle est solide et puissante, court également le risque de se faire contourner, d'autant qu'elle n'est pas réorganisable du tout.
Ce risque de contournement est vrai en général, mais il est pire encore à DBM 200, quand on est défenseur, et donc que l'attaquant a la possibilité de tenter une mache de flanc.

 

Voyons un peu quoi faire, considérant les corps 1 et 2, largement composés comme la première ligne, et le corps 3, composé d'un appoint de hoplites, de cavalerie et de cavalerie légère, comme complémentaire, ce dernier pouvant jouer divers rôles de soutien, que sont la protection des flancs, la réserve, ou bien l'enveloppement de l'ennemi.

 

A. La réserve.

Cv.Sp.couvTout simplement, si la ligne de hoplite est trouée et qu'un ennemi s'insinue au milieu, vous êtes mort... Voila pourquoi, il peut être envisageable de conserver une réserve, un soutien, derrière la ligne, qui entrera en action en cas de rupture de la première ligne. A priori, un ennemi qui a percé mais qui se retrouve contre un nouvel ennemi, coincé qu'il est dans l'espace qu'il s'est créé, ne fera pas long feu.
De la cavalerie peut être une bonne réserve pour contre-attaquer des chevaliers ou des Warbands qui auraient percé, puisque la Cv craint moins ces types de troupe que les hoplites (Spears).

Cv.couvSp.couvB. La réserve en prolongation.

C'est à la fois une réserve et une prolongation de la ligne. Un petit groupe de troup peut se trouver dans le prolongement, légèrement en retrait. Plus court et donc un peu moins rigide, il peut servir à limiter les manoeuvres ennemies sur les ailes de l'armée, afin de protéger les flancs si délicats des Grecs.

C'est donc l'appoint de hoplite du corps thessalien qui peut prendre ce rôle (moins soyons moins rigides que la phalange, on peut détacher une partie des Sp d'un des deux premiers corps et faire exactement la même chose).

Sp.aileC. La protection des flancs et de l'arrière.

Face à certaines armées, ou dans le cas de marches de flancs ennemies bien senties, on a vite fait de se faire prendre de côté ou par l'arrière (ou encore de se faire piller les bagages) par tout un corps de cavalerie enragée.

Le soutien du corps 3 aux deux autres peut servir de deux façons pour essayer de contrer cela.

D'abord, en plaçant tout simplement un rideau défensif statique composé des 4 hoplites thessaliens, face à la menace ennemie, soit en avant des bagages, soit en arrière d'un des corps de hoplites et perpendiculairement à lui, soit appuyé à un terrain inégal ou difficile, si possible lui-même déjà défendu par les Psiloi comme préconisé plus haut.

 

On peut autrement se servir de la cavalerie légère pour contrer de telles initiatives ennemies. Elle peut être déjà placée sur un flanc ou en arrière, à la façon des hoplites décrits aux lignes du dessus.

ailes2Ces LH sont prêts à bondir, que ce soit pour défendre le flanc des hoplites contre la menace, ou bien pour les dépasser et combattre en avant de la ligne.

 

Les LH peuvent encore être placé tout simplement en arrière de la ligne, si l'on ne sait pas de quel côté viendra le danger, pour être ensuite rapidement dirigés vers une zone et redéployés, ainsi :

LH1LH3Entre ces deux positions, il y a trois mouvement : deux en colonne vers la gauche, puis une sortie de colonne. Cette manoeuvre peut donc raisonnablement être réalisée en un tour, au pire en deux, avec trois PIP. On aurait pu la faire dans l'autre sens, dans une direction différente, plus longue, plus courte... Bref, la cavalerie légère ou le bonheur de pouvoir faire ce que l'on veut !

LH4Considérant les points abordés au dessus pour la sauvegarde des flancs de la phalange, voici une vue d'ensemble qui permet de résumer les possibilités étudiées :

ailesLes hoplites fixes à droite sont une entrave sérieuse pour le pillage des bagages par l'ennemi, si ce sont des troupes légères ou de la cavalerie qui doivent s'en charger. Si ce sont des Wb, c'est une autre histoire...

 

D. Césure dans la ligne adverse et exploitation.
L'une des clefs du jeu, Tyty vous le redira, c'est l'exploitation des failles, soit qu'elles soient dans la jonction de deux corps ou de deux types de troupes, soit qu'il faille les créer soi-même... Ce que les hoplites, qui poussent fort avec leurs boucliers savent faire !

faille1

Les deux corps de hoplites vont pousser la ligne ennemie, mais de façon non uniforme. Celle de gauche, plus une avant, est destinée à frapper la première et le plus en avant. Derrière, la cavalerie est prête à l'action.

faille2

Voici l'ennemi. Bon, c'est anachronique, puisque ce sont mes quelques Egyptiens de la 19è dynastie. Enfin, cela n'empêche rien !

faille3

Le premier corps de hoplite commence à attaquer. A chaque fois que les hoplites repoussent l'ennemi, ils sont obligés d'avancer en conséquence, puisqu'ils sont irréguliers (et donc peu contrôlables et un peu impétueux). Le deuxième corps de hoplites, à droite, est suffisament avancé pour interdire, grâce à leur zone de contrôle, aux chars de prendre le flanc des hoplites plus en avant.

faille4

Comme dans de nombreux cas, les hoplites sont les plus forts et poussent l'ennemi au loin. Le flanc des chars s'ouvre. Ce ne sont pas les hoplites qui exploiteront cette faille, puisqu'ils sont trop lents et pas manoeuvrables.

faille5

La faille s'élargit, les cavaliers grecs s'engouffrent dans la brèche, tandis que les hoplites de droite s'avancent sur les chars.

faille6

Il ne reste plus à la cavalerie qu'à bondir sur les flancs découverts de l'ennemi, à gauche...

faille7... Et à droite. Hourra, les hoplites peuvent poutrer de la cavalerie, qui ne s'échappera pas.

 

Bon, attention, car ces images ne sont là que pour illustrer, en gros, et à ne pas prendre au pied de la lettre. D'une part, les situations sont toujours inédites à DBM et ne se ressemblent jamais, et d'autre part, je n'ai fait ces compositions que pour donner une idée. Il s'y trouve quelques erreurs à éviter en cours de partie. Mais je ne m'en sors plus si je dois tout vous dire !

armée entière compacteToutes les plaquettes de l'armée à 200 points. On voit la grande quantité de hoplite relativement à toute l'armée.

 

Bien entendu, cet article ne recouvre que quelques possibilités envisageables avec cette armée Early hoplite greek, liste 52 du livre 1 de DBM. Mais, comme je le disais juste au dessus, rien n'est vraiment prévisible à DBM, pour peu que l'on varie les adversaires, et pire encore si ces adversaires sont ingénieux et imprévisibles. Il faudra de toute façon beaucoup d'adaptation et d'audace pour tirer partie de cette armée, couplées à une grande prudence, car cette armée est puissante, mais peut dérouter très vite si l'on n'est pas prudent.

 

 

C'est tout pour mes Grecs en 200 points. Bientôt, je ferai un point sur les figurines de l'armée carthaginoise, qui ont pas mal avancé...

A plus ! Et même à bientôt autour d'une table de jeu !

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 08:00


scythian

 

 

Histoire de respirer entre deux rapports de batailles, voici une petite page culturelle sur nos amis les Scythes…

 

Bien que la « période scythe » dans l’Histoire de l’Europe de l’Est n’a duré que 400 ans, du VIIe au IIIe siècle avant J.-C., l’empreinte que ces cavalier ont laissée sur l’histoire de leur temps fut telle qu’un millier d’années après qu’ils finirent d’exister en tant que peuple souverain, leur terre natale et les territoires qu’ils conquirent bien au-delà continuèrent d’être connue comme « La très grande Scythe ».

 

Que d’éloquence ! Je vous rassure tout de suite, cette prose n’est pas de moi mais du Dr Cernenko, spécialiste de la question scythe, ayant notamment participé à la fouille de tombes scythes. Car s’il est bien une chance avec ces Scythes, pour nous, figurinistes d’Histoire, c’est la richesse archéologique, vestige de cette civilisation, qui nous est accessible de par la très bonne conservation de leur sépulture. En effet, les kourganes, qui recèlent de trésors et d’indications quant à ce peuple déjà très évolué, quoiqu’un peu rude, sont emprisonnés dans les terres russes qui ne dégelaient jamais jusque là : la merzlota. Je dis jusque là car ce pergélisol, ou encore permafrost (oui, j’ai décidé de battre le record du monde de mots techniques dans un article pour figurines, ou comment booster les requêtes google sur votre blog…), est actuellement menacé par le réchauffement climatique. Les momies conservées en ces kourganes s’en trouvent d’autant plus inquiétées.

 

Scythians Map

 

Tout ça pour vous dire que nombre d’équipements ont été retrouvés sur ces momies humaines ou équines. Nous savons donc que ce peuple était avant tout un peuple de cavaliers, héritier du peuple proto-indo-européen qui domestiqua le premier le cheval (vers –3200, c’est à dire pendant que d’autres apprenaient à écrire…) et possible ancêtre de la plupart des peuplades nomades qui s’ensuivirent. Il s’établirent au Nord de la Mer Noire et de là s’étendirent au fil des siècles sur un territoire allant des Carpates jusqu’en Inde, en passant par la frontière de la Mongolie actuelle.

 Scythes 1421

 

Les Scythes sont donc des cavaliers hors pairs et mettent à profit ce talent pour aller à la guerre. Pour la période qui nous intéresse, leurs armées se composent donc la plupart du temps exclusivement de cavaliers. Même si une partie de cette cavalerie, composée par les nobles, est relativement lourde, le gros de la troupe est composée de cavaliers légers maniant l’arc et l’esquive. Ce qui explique qu’ils sont classés Lh (F) à DBM.

 

Scythes 1422

 

Les caractéristiques principales du guerrier scythe de base se retrouvent dans sa tenue comme dans son équipement. Ainsi il porte une tunique souvent richement ornementée dont les pans sont croisés et enserrés par une ceinture. Il porte souvent un bonnet de feutre et son arc est court et recourbé. Flèches et arcs sont transportés dans son gorytos qu’il porte à la ceinture et à laquelle se rajoute le fourreau de la dague ou de l’épée.

 

Scythes 1424

 

Mais son arme première est avant tout sa monture. Son type serait issu du cheval dit de Pzrewalski (il vaut mieux éternuer pour prononcer) mélangé avec des spécimens plus occidentaux. Sa couleur de robe est souvent baie ou alezane (très claire comme très foncée), voire isabelle ou noire.

 

Scythes 1427

 

A DBM, le Light Horse, Lh, est une arme bien pratique pouvant s’avérer redoutable. Sa capacité de mouvement de 250 pas en fait une arme de projection, surtout en mouvement de marche, à même de ralentir les marches de l’adversaire (dans la limite où il s’agit d’un skirmish) ou encore d’envelopper l’adversaire. Son faible facteur de combat de 2 tempère son efficacité qui le voue à se contenter, dans la mesure du possible et du raisonnable, au flanc ou à l’arrière de son adversaire. Ceci dit, le Lh est un très bon tueur de psiloi s’hasardant en terrain découvert (un peu moins efficace contre l’auxiliaire, il lui est un adversaire correct, toujours en terrain dégagé). Avec nos Scythes, classés en Lh (F), ce couple rapidité/fragilité atteint son paroxysme puisque, étant « fast », leur capacité de mouvement atteint 300 pas. Mais cette même qualité confère un bonus de 1 au facteur de combat de son adversaire s’il a un différentiel de +2 après le jet de dé. Ce qui a pour effet d’amplifier la différence du résultat final et de voir éventuellement l’adversaire faire le double, situation toujours très embarrassante à DBM car se résultant souvent par… La Mort ! Ou pire, la fuite. Ce qui fait que le Lh(F) est particulièrement faible face aux Cavaliers, Cv. Il faudra donc qu’il joue du surnombre pour étouffer l’adversaire et le ramener à un rapport de force en sa faveur.

 

Scythes 1428

 

Quelques subtilités intéressantes. Le Lh ne peut être détruit au tir, il y est donc moins sensible que ses homologues montés (Cv et Kn). Par contre, comme le reste des troupes montés, il est particulièrement inefficace en terrain accidenté ou difficile (aussi rapide que du piéton et aussi inoffensif qu’une mouche en ces conditions). Particulièrement au Lh (F), le socle ne coûte que 4 points. Il est à mon sens d’un bien meilleur rapport qualité prix que son homologue ordinaire (Lh (O)). Ce dernier vaut 5 points. S’il est certes moins fragile, il est surtout moins rapide. Personnellement, je n’attends pas de mes Lh qu’ils soient solides, ou alors à compter sur du Lh (S), à 7 points l’unité.

 

Scythes 1431

 

Plus précisément à la liste Perse Achéménide (liste 60 du livre II), les Scythes sont disponibles en grand nombre (jusqu'à huit socles). Ce choix par contre oblige de jouer un certains nombre de troupes supplétives des différentes régions sous dominations perses (auxiliaires paphlagoniens, archers parthes, cavalerie légère bactrienne...). C'est le choix que j'ai fait, l'infanterie perse étant à mon sens trop fragile pour se suffir à elle-même. Pour en revenir aux Scythes, il est même possible pour les Perses de s'en adjoindre un corps allié en 530 avant J.-C. Le nombre total de socles Lh scythes dans l'armée perse peut alors s'élever à 40... Un très bon complément aux Scythes Lh (F) qu’on peut trouver dans cette même liste sont les Bactriens dont je parlais plus haut, des Lh (S)... Mais ceci est une autre histoire !

 

Scythes 1434

 

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 19:03

Obj-200 0766a

 

Fini le temps des demi-mesures. Le moment est venu de passer aux batailles dignes de ce nom, aux empoignades viriles et aux bains de sangs respectables. Bref, le moment est venu de jouer à DBM en 200 points. Comme je l'exposais dans le dernier rapport de bataille, nous avons fait le tour du format en 100 points.

 

Alors même si nous sommes encore loin du format auquel DBM était le plus joué (400 points), nous pouvons déjà considérer en 200 points que les affrontements ressemblent à quelque chose. Le jeu se fait avec au moins deux corps et le nombre de troupes présentes est suffisant pour donner une physionomie qui s'apparente à un engagement en 400 points. Le format est d'ailleurs similaire à celui d'Art de la Guerre avec une trentaine de figurines (et encore, on a pas réadapté le coût des généraux comme proposé par certaines réadaptations pour le jeu en 200 points, mais c'est une éventualité que nous n'excluons pas).

 

Voici donc mes 130 premiers points (une douzaine de plaquettes de plus seront nécessaires pour atteindre les 200) :

 

Obj-200 0767

 

Les figurines qui forment l'ossature de l'armée du Haut Empire Achéménide sont sa cavalerie et ses sparabaras (spara, bouclier, bara, porteur). La cavalerie perse, en terme dbmesque, est Irr Cv(O). La cavalerie à DBM est une troupe solide, assez équilibrée et, par là même, souple d'emploi. Il ne s'agit pas en effet d'une troupe dévolue à un seul rôle, comme la rupture ou le harcèlement. En effet, avec son honorable facteur de 3, si elle ne peut véritablement inquiéter les formations d'infanterie lourde comme peuvent le faire les chevaliers (non pas qu'ils aient un meilleur facteur contre la piétaille, il leur suffit cependant de faire un de plus que de l'infanterie lourde pour les éliminer là ou les cavaliers doivent faire le double), elle représente une véritable menace pour les troupes légères tandis qu'elle peut faire jeu égal contre des Lames (Bd). Seuls les Lanciers (Sp) ou les formations de piquiers (Pk, Ax (X)) pourraient l'inquiéter par leur gros facteur mais la cavalerie ne fait que fuir dans le pire des cas contre ces formations et n'est donc jamais éliminée. Ce qu'elle craint sont les hordes de barbares (Wb) sur quatre rangs de profondeurs, les éléphants mais surtout, la concentration de tirs d'archers (effectivement, avec une plaquette en support, des archers ont un facteur de 4 contre 2 avant le jet de dé si les cavaliers ne sont que sur un seul rang de profondeur...). Un de ces grands atouts réside dans sa rapidité (200 pas de mouvement, le double de l'infanterie en rangs serrés), ce qui lui permet aisément de tourner l'adversaire.

 

 

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Les cavaliers à proprement parler sont ceux sur deux rangs.

 

Dans le combat de troupes montées, il s'agit là aussi d'un bon compromis : elle n'est pas aussi puissante que le chevalier mais moins cher et plus maneuvrable, elle peut sans trop de mal étouffer ce dernier. Il lui faudra cependant faire attention contre le cavalier léger (Lh), car dans la même logique, elle peut se retrouver encerclée sous le nombre.

 

Obj-200 0790

Tout à gauche, un Lh.

 

A l'instar de toutes les autres troupes montées, elle sera complètement inefficace dans tout autre terrain que la verte campagne. Donc il faut absolument éviter de se faire fixer par des troupes situées en terrains difficiles ou inégaux.

 

Obj-200 0782

Au centre, le général.

 

C'est au final une troupe qui propose un compromis intéressant, une troupe qui ne craint pas grand chose mais qu'il faudra savoir manoeuvrer pour la rendre meurtrière. Ce peut être aussi une très bonne unité pour fixer un bloc de lanciers ou de piquiers.

 

Pour plus de détail sur ces cavaliers, vous pouvez aller voir cet article.

 

 

 

En seconde vertrèbre de l'épine dorsale de l'armée perse, et en première importance, viennent les sparabaras et leur pendant d'élite, les Immortels. Ils offrent une originalité à DBM en cela que ce sont des Bw(X) - X pour eXceptionnel, c'est à dire des formations d'archers protégés par un premier rang de lanciers équipés de pavois ou de large boucliers (tout comme pouvaient l'être la phalange expérimentale d'Alexandre ou encore les formations de piques et longbow bourguignonnes).

 

Obj-200 0771Sparabaras et Immortels, au centre.

 

En terme de jeu, cela se traduit de la façon suivante : ils sont considérés comme des lanciers contre l'infanterie et comme des archers contre les troupes montées. Autant dire un cocktail détonnant ! A ceci près qu'il ne peuvent bénéficier des bonus comme peuvent l'avoir leurs homologues lanciers traditionnels. Avec un facteur maximum de 4 contre l'infanterie et les troupes montées, doublé de leur capacité de tir, ce sont en soi des unités intéressantes. S'ils ne peuvent là aussi inquièter l'infanterie lourde, ils peuvent au moins encaisser le choc. Surtout s'ils parviennent par les tirs à désorganiser leur adversaire avant qu'il n'arrive au corps à corps. En tant qu'archers, ils offrent le dilemme d'avoir un fort facteur contre les troupes montées mais une très grande fragilité par le simple fait qu'il se font détruire si en face le résultat est simplement plus grand. Cependant, les Bw (X) sont toujours supérieurs (S) contre les troupes montées ce qui diminue quelque peu cette fragilité. Quoiqu'il en soit, il vaudra toujours mieux réduire à néant chevaliers ou cavaliers par le tir.

 

Obj-200 0779C'est-y pas impressionnant !

 

De façon propre à l'armée perse, les sparabaras de base sont des Bw(X) double soclés avec des Bw(O) et sont irréguliers. Il sont donc relativement fragile car considérés comme inférieurs (I) contre l'infanterie au corps à corps. Fragilité augmentée par le fait qu'en tant qu'infanterie lourde irrégulière double soclée, ils sont facilement tournables.

 

Obj-200 0780Une vue q'aucun adversaire ne pourra jamais s'offrir !

 

On leur préférera autant que possible leur homologue, la fine fleur de l'infanterie perse, les Immortels. Ils sont eux réguliers et de plus soutenus par des Bw(S) (ils sont donc considérés comme ordinaires (O) contre l'infanterie au corps à corps). Ils sont cependant plus chers (12 points le double socle contre 8 points pour les sparabaras de base). Je ne peux donc en prendre toute une ligne en 200 points. C'est à l'usure que je verrai quel est le meilleur ratio Sparabaras/Immortels.

 

 

Vous l'aurez compris, avec ces archers "exceptionnels", Bw(X), et ses cavaliers, l'armée perse manque de percussion. Il est donc fort probable que je m'équipe du seul socle de chevalier permis par la liste d'armée, à savoir un chariot indien, classé Irr Kn(S) (Irrégulier-Chevalier-Supérieur). Cependant il faudra là aussi que je teste cette configuration face aux Grecs de Macha car s'il y a difficilement plus efficace contre de l'infanterie lourde, ce socle réduira considérablement, et à lui tout seul, la manoeuvrabilité de ma cavalerie.

 

Ceci dit, je suis plutôt adepte d'optimiser les qualités d'une armée plutôt que de pallier ses faiblesses (ma philosophie étant que si on ne joue pas dans l'esprit de l'armée, ce que ce n'est pas celle qu'il nous faut). Même si c'est vrai qu'il faut en être conscient pour les minimiser et éviter les déconvenues, les faiblesses font parties de l'équilibre inhérent de l'armée et vouloir y pallier à tout prix finit par porter atteinte à cet équilibre (d'ailleurs, en ce qui nous concerne, la corollaire à "pallier ses faiblesses" revient à "réduire ses qualités offensives"). En l'occurence, les qualités offensives de l'armée perse résident dans sa capacité à manoeuvrer l'adversaire pour le désorganiser, les sparabaras aidant à encaisser les coups le temps que la cavalerie contourne et fasse son office. Dans cet objectif, il n'est pas improbable que je grossise mes rangs avec des hordes (Hd). Elles seront envoyées en sacrifice sur les lignes ennemies afin de les désorganiser. A manoeuvrant bien, je peux espérer optimiser mes tirs et fragiliser la ligne adverse avant le contact. Les Hd sont d'autant plus adaptées à ce genre de rôle qu'une plaquette ne coûte qu'un point et ne représent qu'un demi équivalent élément pour la démoralisation (là où une plaquette normale vaut un équivalent élément).

 

 

 

 

Obj-200 0776Les troupes légères... Les auxiliaires sont trois par socle, le reste étant du psiloï.

 

Afin d'améliorer la maneuvrabilité générale de mon armée, sans oublier sa cohésion, je prends l'option de m'adjoindre la compagnie de troupes légères de qualité (des Thraces Irr Ax(S), des Paphlagoniens Irr Ax(O) et des Mysiens Ps (S)). Elles auront de plus la lourde charge stratégique de se rendre maître des terrains accidentés.

 

Obj-200 0775Les Thaces sont les deuxièmes en partant de la gauche, épaulés à leur gauche par les Paphlagoniens.

 

Mais choisir ses troupes à DBM n'est pas suffisant. Toute la clé pour la victoire va consister à savoir les organiser du mieux possible, essayer de trouver le meilleur équilibre dans leur répartition entre les différents corps. Car il faut prendre en compte le facteur de démoralisation et les limites de déploiement qu'une option aura sur une autre. Vaut-il mieux un gros corps capable d'encaisser jusqu'à la fin de la partie (c'est simple, s'il est démoralisé, l'armée le sera aussi) ou vaut-il mieux deux corps de taille égale permettant toute liberté au déploiement mais de fait plus fragiles. Ceci me pose la question de la répartition des troupes légères qui sont véritablement le ciment de cette armée, qui en assurent la cohésion par la jonction qu'elles opèrent entre les deux grandes entités que sont la cavalerie et les sparabaras. Vaut-il mieux donc les rattacher au corps de cavalerie, celui de l'infanterie ? Dilemme ! Car il faut aussi prendre en compte le coût en terme de points de commandement (les fameux PIPs) que représentera la mise en branle (en même temps, à coups de PIPs...) de l'ensemble des groupes constitués d'un corps. Ainsi, un corps ne doit pas être impossible à commander. Dans l'idéal, on dit qu'un plan doit pouvoir ne s'exécuter qu'avec un seul point de commandement par général.

 

Obj-200 0781Les Ps armés d'arcs sont (O) et ceux armés de javelots et boucliers sont (S).

 

Quand on dit qu'une bataille se décide avant même d'être jouée, il s'agit ici bien de ça : utiliser les troupes les plus adéquates et organisées du mieux possible. La bataille en elle-même n'étant finalement que l'exécution et la confrontation à la réalité d'un plan.

 

Obj-200 0778Il n'y paraît pas mais à l'intérieur se trouvent les plus belles courtisanes perses...

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 23:09

Salut à tous !


C'est avec grand regret que je dépose un post qui poussera au loin la magnifique rivière de Tyty jusque-là en premier plan de ce blog. Mais c'est la dure réalité d'un blog, chaque nouvel article enfonce un peu plus ses prédécesseurs dans l'oubli...


Mais voila les nouvelles !

J'ai créé et publié une page dédiée au gros de mon travail historico-figurinistique : mon armée grecque classique. La page actuellement publiée concerne le corps attique, dont les troupes viennent d'Athène et de ses environs, et commence en détaillant la démarche de la création de son principal élément : la phallange ! C'est ici que ça se passe, mais il suffit aussi de cliquer sur le lien, à droite du blog, dans la rubrique "DBM early hoplite greek Macha".

 

Autrement, une bonne nouvelle pour le jeu DBM et les joueurs qui aiment les jeux historiques de qualité, nous organisons avec Tyty une table de jeu pour une adaptation de DBM en 200 points, afin d'initier nos camarades du club Fumbles de Fontainebleau. C'est vendredi soir, dès 21h30, au club Fumbles évidemment ! Venez venez !

 

Et parce-que ce serait trop triste de laisser un post sans aucune image, voici juste pour le plaisir une photo de mes Grecs en format DBA. Bonne nuit à tous, et à bientôt ici ou autour d'une table de jeu !

 

grecs-dba

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 03:06
Bonsoir à tous !

Ce soir était, comme souvent les vendredis, une soirée DBA à Fumbles ! l'association ludique de Fontainebleau. Dans le cadre du tournoi permanent , vos hôtes ont chacun livré deux parties. Tyty et ses Perses ont combattu les Lombards de Lucas. Malgré l'orientation idéale de son armée (composée de beaucoup d'archers, parfaits pour faucher tous les montés) et un bon déploiement, notre Satrape en herbe a manqué de réussite dans ses jets de commandement, et Lucas a donc réussi à tirer profit de son armée, très sale même quand le dé fait grève (un bon 2/3 de chevaliers vous plie souvent un corps à corps efficacement). Défaite de Tyrwaz.

Mes hoplites grecs ont eu plus de réussite contre Hervé et ses... Carolingiens (mais là, "seulement" six chevaliers). Un bon déploiement, une optimisation des facteurs pour limiter le choc des chevaliers dans ma phalange et hop ! Partie pliée en deux tours de corps à corps : 5 plaquettes contre 1 ! Belle victoire de mes fiers Grecs, pourtant durement traumatisés par les armées remplies de chevaliers ou d'éléphants dont les généraux vous brisent les reins juste en poussant les figurines d'un bout à l'autre de la table.

Pour finir, vos deux serviteurs se sont affrontés dans une partie qui finit de casser le moral de Tyty, et de remonter le mien. Tyty a fait la terrible erreur de diviser ses troupes légères, l'empêchant de prendre le dessus dans les bosquets, quand la phalange athénienne a toujours le dessus contre le gros de la ligne perse, ne craignant justement que les sorties impromptues de troupes embusquées sur ses flancs.

Voici donc quelques photos de cette dernière partie...
 
DSC06443     bagare1     bagare2    bagare3
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