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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 14:52

Bonjour à tous !

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Et voilà ! J’avais planté les graines il y a un an ou deux. Et hop, les arbres ont poussé.

 

Ce sont des arbres, pour ceux en fleurs ou portant des fruits, je les ai achetés chez Michel Gauthey, de Vaux-le-Pénil. Pour les autres, nous les avons achetés à un revendeur aux journées de Ballainvillier en 2010. Mais lequel ? Ces plantes vertes sont fixés à la colle sur une plaquette de carton (même matériaux que pour les figurines), large de 4cm, afin de pouvoir y fixer les aimants autocollants de la même largeur.

 

Alors je vous les montre, petit tour en forêt.

DSC02961DSC02957DSC02959DSC02963Des fruits tombés sont aux pieds des arbres, dans l'herbe. Vous remarquez que les troncs des arbres sont restés en l'état : plastique marron même pas ébarbés. Cela ne se voit pas sur la table, et l'effet d'ensemble reste impeccable.

 

Et comme je vous le disais, les plaquettes d'arbres sont aimantés, on peut donc voyager tranquille, et même les mettre sur son frigo...

DSC02965Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas... Attention, il y a des Psilois !

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 13:59

Salut à tous !

 

Revoici la terre qui tremble, et les monts abruptes qui surgissent par dessus l'horizon ! La terre se déchire et le roc comme des épieux titanesques menace la plaine tranquille.

 

Non, c'est une blague, en fait, je ne parlerai dans cet article que d'une butte. Une toute petite butte. Une butte modeste, une butte discrète, une butte verte... Mais une butte révolutionnaire !

 

Et oui mesdames et messieurs, ici vous verrez la révolution figurinistico-historico-stratégique se mettre en marche, de vos yeux et sous vos nez ! Car en effet, le dilemme dans la confection et l'utilisation de décor entre la pratique et l'esthétique est en cours de suppression ! Je parle bien de suppression, pas de solution ni de compromis... De suppression !

 

 

C1

Cette révolution s'est mise en marche lors de ma dernière partie DBM avec l'ami Tyty, lors de laquelle, un combat acharné et sanglant s'est déroulé sur une colline, passage à couvert de la sournoise armée perse de mon adversaire. Je vous raconte la façon de fabriquer cette colline dans cet article.

Très vaste, j'avais étudié l'angle de ses pentes par rapport au plan de la table, en espérant que les figurines y tiendraient, stables sur leur socle, sans soucis.
Mais, le sablage, la peinture puis le flocage, avec les irrégularités et la différence de texture apportées, ont rendu, malgré tous mes efforts, ma colline glissante.

Oh, pas question de faire du ski, de dévaler la pente de haut en bas, à toute allure. Non. Mais, quelques millimètres de chute sur un coin de socle, un par ci, deux par là... Inutile de dire que quand la majeure partie d'un combat se déroule sur la colline, la perte de précision se fait de plus en plus grande. Jusqu'à accepter, même pour des joueurs malades comme Tyty ou moi, de jouer un peu à l'arrache. Quelle horreur !

 

D'où l'idée : se dôter de collines d'où les figurines ne tomberont plus. En d'autres mots, fabriquer une colline, si ce n'est aimantée, du moins magnétisée. Il faut donc la faire en un métal magnétique, ou recouvrir une colline du même type que celle précédemment modelée de métal.

 

 

Et voila le début de la construction.

La bonne idée, c'est d'utiliser de la tole que j'avais reperée il y a quelques temps à Castorama, sans savoir à quoi elle me servirait, mais en ressentant alors un furieux pressentiment. Je profite donc d'une journée de pluie et d'un passage à proximité du magasin pour regarder ce qu'on me propose. J'écarte naturellement toutes les toles en alu, qui ne sont pas magnétiques. Et choisis une tole d'acier déployé : une sorte de grillage, de fine épaisseur, mais au maillage assez dense pour que tiennent dessus les plaquettes soclées.

 

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Et oui, cette tole accroche bien les plaquettes émantées, déjà pressées de jouir de cette accroche pour batailler grâce à la superbe règle De Bellis Multitudinis...

 

 

Voila l'idée retenue pour réaliser la colline : d'abord, tailler une colline dans du polystyrène extrudé, comme j'avais fait pour la première. Pour cela, il faut la planche de polystyrène de 4cm d'épaisseur, le cutter et la brosse à poils métalliques. Et voici, mieux qu'un discours, les étapes en images :

 

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cc12 cc12Et le travail continue jusqu'à obtenir une colline similaire à celle du premier article et essai de fabrication de colline. Néanmoins, je ne m'assure pas de la même rigoureuse planitude des pans, comptant cette fois-ci sur l'effet de magnétisme pour que mes figurines tiennent à leur place.

 

 

 

Maintenant, il me faut découper la tole d'acier. Mais comment ?

"De l'acier, c'est dur, non ?"

Oui, mais pas tant que ça, surtout en tole déployée comme la nôtre. Après avoir usé quelques pinces, j'ai essayé le plus bête de mes outils coupants : une paire de ciseaux ! Et bien, figurez-vous que c'est encore, parmi tout ce que j'ai essayé, ce qui coupe le mieux. A condition bien sûr de ne pas utiliser l'extrémité des lames, où la puissance exercée par la main est moins franchement transmise.

Il faut à ce stade de couper trois morceaux de tole : l'un couvrant et la ligne de crête de la colline, et ses deux pans principaux. Les deux autres couvriront les deux petits pans restants, quelques peu rectangulaires. Pour tailler, je me fabrique des gabarits en papier, que je dessine en posant une feuille A4 sur la colline. Je dessine dessus la forme des pans, que je peux alors facilement reporter sur ma tole. Je fixe à la pâte ce gabarit sur l'acier, que j'attaque ensuite aux ciseaux. Voila le résultat en images :

 

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  Je vérifie, en plaquant ma tole coupée sur la colline, que celle-ci s'adaptera sans problème. La question reste à ce moment : comment fixer cette tole à la colline ? J'ai tenté une approche douce dans un premier temps, sans résultat. En effet, les agraffes ne fixent absolument rien dans ce polystyrène. Il est trop facilement trouable, et les agraffes n'y tiennent pas. Des bouts de fil de fer recourbés, d'un diamètre plus important que les agraffes, ne font pas mieux. Pire, les traces qu'ils laissent à la colline sont plus voyantes.

Les colles ne sont pas utilisables non plus : la colle à bois n'a pas assez de prise sur la tole (à mon avis, je n'ai pas essayé), la super-glue fait fondre le polystyrène, ainsi que les colles plastiques. Il reste bien les colles en résine, mais cela coûte une fortune pour se procurer un tube minuscule... Exit les colles !

 

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Un fol espoir m'habite : cela devrait fonctionner !

 

Il reste la solution du maçon : badigeonner la colline d'enduit de rebouchage, puis appliquer la grille. Non seulement en séchant l'enduit fixerait la tole, mais en plus, il comblerait ses trous ! Ca, c'est pour la théorie.
Mais la pratique donne parfaitement raison à la théorie, et cela marche ! Voici les photos :

 

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Un petit poids (presse-papier) me permet d'ajuster à force un coin de tole qui n'épouse pas bien la forme de la colline...

 

Puis je fixe, chacun son tour et de la même façon, les coins de tole manquant pour couvrir toute la colline. Je fais attention à bien lisser et à ne pas laisser trop dépasser d'enduit (même si je sais que je finirai par poncer l'enduit de trop). Depuis, je comble les zones périphériques, sous le grillage, où le polystyrène n'est pas présent pour dormer un bord propre et continu (oui, car contrairement à ma première colline, j'ai taillé celle-ci "à l'arrache" !). Voici les images :

 

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Il me reste à attendre que cela sèche bien avant de combler d'éventuels trous, puis finalement poncer ce qui dépasse et gène la manœuvre.

 

La suite passe par la pose d'une petite couche d'enduit pour combler quelques trous et régulariser les bords, par le ponçage de cette dernière couche ensuite, pour lisser et réduire les trop fortes épaisseurs. La suite est classique : colle à bois pour coller une fine couche de sable. Je frotte ce sable collé une fois qu'il tient un peu, pour faire tomber tous les grains un peu trop gros qui créeraient des irrégularités trop grandes pour la bonne tenue des plaquettes. Quand le sable tient, c'est la peinture, et là, c'est exactement la même chose que pour la colline précédente.
Voila les étapes en images :

 

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Et voila une belle colline magnétique ! Les aimants s'y accrochent, les plaquettes de figurines aussi. Vivement la prochaine partie de DBM, et les prochains combats acharnés dessus, pour voir à quel point elle est agréablement utilisable. Une bataille qui sera sans doute l'occasion d'un prochain rapport sur ce blog !

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 16:30

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Vernissage :

 

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Ultime étape avant les finitions : l'application du vernis. Le vernis en soit est un vernis incolore brillant pour bois acheté en magasin de bricolage. Le but de celui-ci est de donné une brillance au mélange de colle à bois et peinture acrylique qu'on a appliqué précédemment. En plus de la brillance, l'objectif est aussi d'appliqué un maximum de couche pour tenter de donner de la profondeur à notre eau en essayant de recréer un effet loupe.

Riviere 0239N'ayant encore jamais eu l'occasion d'essayer  un tel procédé, la première étape est de faire des tests sur un échantillon barbouillé de notre mélange. Après avoir essayé différentes façon d'appliquer le vernis, la plus probante a été celle qui consiste à mettre deux couches fines. Deux, parcequ'au delà, le vernis se matifie. On aurait bien aimé pouvoir donné plus de profondeur et appliquer plus de deux couches mais il vaut mieux favoriser la brillance pour avoir de beaux reflets. Peut-être est-il possible de remédier à cela en utilisant un autre type de vernis, à voir. Des couches fines et non épaisses car sinon le vernis "inonde" le mélange et les reliefs disparaissent. Pour la première couche de vernis, il faut de toute manière qu'elle soit systématiquement fine car une couche épaisse appliquée directement sur le mélange fait craqueler l'ensemble.

Il faut appliquer le vernis avec souplesse car, au contact de celui-ci, la colle à bois se redilate. Une application trop brutale ferait disparaître les volumes obtenus précédemment. Une bonne nuit de séchage est nécessaire entre chaque couche. Votre carton peut aussi onduler légèrement après chaque application de vernis. On remédie facilement à cela en déposant une charge lourde (des livres par exemple) sur les berges (ben oui, pas sur le vernis qui sèche...).

 

 

Riviere 0241On n'a pas envie d'y piquer une tête peut-être ?


Finitions :

Pour ceux qui le souhaite, un dernier petit détail finira d'enrichir votre élément de rivière : le flocage. J'ai pris le parti de l'appliquer par touffe et donc de déposer de petites surfaces de colle à bois sur les berges avant de les recouvrir dudit flocage. Pour que le flocage adhère bien (celui-ci étant très léger), il vaut mieux ne pas trop traîner et procéder berge après l’autre pour que la colle à bois reste bien fraîche. Tapoter du bout du doigt le flocage sur la colle à bois aide à une bonne adhérence et surtout fait en sorte que celui-ci ne soit pas trop volumineux. Ceci rendrait plus difficile le placement des plaquettes. Ceux qui bien sûr souhaitent un placement optimal, la meilleure solution consiste à ne pas mettre de flocage du tout.

 

 

Riviere 0251Non, ma rivière ne fait pas d'acné.


 

Riviere 0253Une pincée de sel et...


 

Riviere 0273...c'est prêt !

 


La dernière petite étape consiste à peindre les extrémités des éléments pour qu'aucun blanc n'appaisse à la jonction de ceux ci. C'est aussi une étape qu'on peut faire après avoir mis l'eau sur le socle. Il faudra juste ne pas rajouter de colle à bois à votre mélange de bleu de Cobalt et d'ocre jaune pour que la jonction soit optimale entre vos éléments.


En définitive, fabriquer une rivière n'a rien de fastidieux et si sa fabrication s'étale dans la semaine, elle ne demande pas beaucoup de temps par jour. La plupart du temps étant consacré au séchage, l'élaboration en soit est assez rapide :

  • Le premier jour consiste en l'élaboration du socle (10mn/élément=5mn découpage+5mn ponçage) et le texturage des berges (5mn/élément pour déposer la colle à bois et la recouvrir de sable) = 15 mn / élément. Le séchage des berges est nécessaire à leur peinture, on passe ainsi au deuxième jour.
  • Le deuxième jour consiste donc à appliquer la sous-couche, en l'occurence du marron, et son brossage : 5 mn / élément. La peinture acrylique séchant rapidement, on peut tout de suite attaquer l'eau. Manquant d'expérience en la matière, je dirais qu'il m'a fallu 10 min par élément en comptant l'élaboration du mélange et son application. On est là aussi à 15 minutes par élément par jour. Une nuit de séchage est de nouveau nécessaire.
  • Le troisième jour voit l'application de la première couche de vernis : 3 min/élément...
  • Le quatrième jour, la deuxième couche de vernis...
  • Et le cinquième jour, Dieu créa la rivière. En ajoutant si besoin du flocage...


Il faut donc juste ne pas s'y prendre du jour pour le lendemain si vous voulez votre rivière pour votre prochaine partie.

 

Riviere 0266aEt Dieu (moi) créa la rivière !

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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 15:38
Decor 0201a



Bonsoir à tous ! Après
une petite période d'absence virtuelle (et oui, la vie réelle a la facheuse tendance à vous accaparer. Pire qu'une femme !), nous revoilà pour la suite de nos aventures décoratives. Le décor en question, pour ceux qui lisent sans regarder les images (comment ça vous faites l'inverse ?), est une rivière. Le mode opératoire utilisé n'est ni plus ni moins qu'un mixte entre la méthode de fabrication de la route et celle de l'eau, le tout réadapté pour les besoins du tournage...

Pour faire simple et n'ayant jamais fabriqué de quelconques éléments d'eau jusque là, j'ai décidé de commencer par la réalisation de quatre éléments droits de 30cm (pourquoi 30cm ? C'est plus facile pour moi, j'ai un étalon à porter de main pour le gabarit...). Pour la largeur (non là j'ai laissé tomber l'étalon, ça nous aurait donné un fleuve) je me suis fié à la règle : DBM nous dit que les éléments de rivière (Rv) ne peuvent être plus larges que 200 pas. En 15mm, ça nous donne une largeur maximale de 10cm. Sans aller jusque là, le but étant de faire une rivière moyenne qui constitue un ralentissement stratégique en terme de jeu sans aller jusqu'à l'obstacle infranchissable ! Il faut savoir qu'à De Bellis Multitudinis, les rivières n'auront jamais le même impact sur le jeu. En effet (à prononcer comme
la marionnette de Douste Blazi des Guignols), la profondeur de celles-ci ne sera connue qu'une fois que des troupes y auront mis les pieds dans la partie. Une rivière se révèlera "anodine", "facile","difficile" ou encore "dangereuse" (pouvant d'ailleurs occasionner la perte des éléments la traversant). Facteur dépendant notamment de la saison et de la région jouées. La conséquence la plus souvent rencontrée est que la rivière obligera les troupes à la franchir à une vitesse de 100 pas, soit 5cm. Une largeur de 125 pas pour la confection de notre rivière nous paraît donc un bon compromis pour ne pas faire de la rivière un élément trop facile à franchir sans non plus obliger à passer trois tours à la franchir (pour ceux qui ont calculé, deux mouvements seront nécessaires à son franchissement, contre trois pour une rivière de 200 pas de large et d'un seul pour le franchissement d'une rivière de 50 pas par la plupart des éléments d'infanterie). Même si l'infanterie lourde se déplace déjà à 100 pas (le ralentissement vise donc surtout les troupes montées et l'infanterie légère), les Lanciers (Sp), les Piquiers (Pk) et les Hordes ordinaires (Hd(O)) ont un malus de -2 s'ils combattents en de tels lieux (on comprendra facilement que les hoplites font preuve de bien trop de délicatesse pour pouvoir combattre les pieds dans l'eau). Mieux vaut pour eux ne pas trop s'y attarder donc.


Comme je l'ai dit plus haut, pour faire cette rivière j'ai réutilisé ma méthode de fabrication de la route. Je vous invite donc à revoir
cet article pour les premières étapes. Le but étant d'obtenir une section de carton prête à texturer. Ce qui donne ça :


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J'ai tout de même été plus efficace sur cette étape en utilisant une ponceuse avec un papier à gros grains plutôt que du papier de verre à grains fins. Comme je le disais pour la route, le carton s'effiloche mais un coup de ponceuse avec un papier à grains fins permet de lisser l'ensemble. Du coup j'ai mis deux fois moins de temps pour l'étape la plus pénible du processus.



Après ce n'est plus que du bonheur ! La logique est simple : on commence par les berges et on finit par la flotte.




Les berges :


L'idée est de donner aux bas côtés un certain volume pour qu'ils surplombent légèrement le plan d'eau. On va donc appliquer la colle à bois sur le côté non pas en l'étalant mais en la "déposant" pour qu'elle garde tout son volume (sinon on peut aussi utiliser du pétrole-âne). Après il suffit de saupoudrer de sable. Pour enrichir un peu le décor, on peut aussi utiliser de la litière pour chat (avant qu'elle soit usagée...) pour créer de petits renfoncements caillouteux. On ne prendra que les morceaux de litière les plus fins qu'on déposera en agglomérat avant le sable. En image :




Decor 0148La litière est au milieu, prête à être recouverte... de sable.



A l'inverse, pour ceux qui préfèrent la jouabilité à l'esthétique, on étalera bien la colle à bois pour que les plaquettes subissent le moins d'élévation possible et se placent d'autant plus précisément.




Decor 0156aIl n'y a plus qu'à passer à la peinture !



Ayant choisi de représenter une rivière des climats tempérés, j'ai utilisé du marron pour la terre. On pourra tout aussi bien utiliser de l'ocre jaune, comme ce que j'ai pu faire pour la route, pour des climats plus arides. Là encore, la peinture acrylique pour beaux arts est la plus appropriée car beaucoup moins chère et disponible en grande quantité. D'autant que pour les décors, on a pas besoin de la qualité de recouvrement des peintures pour figurines. Donc on n’hésite pas à en prendre une bonne quantité et à diluer pour bien recouvrir notre sable. Le pinceau sera lui aussi en proportion de la surface à recouvrir. On veillera par contre à éviter les ensembles rocailleux.

Une fois notre terre bien sèche, on utilisera de l’ocre jaune pour la sous-couche de notre litière pour chat et pour brosser à sec sur le marron.



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Il ne reste plus qu'à brosser avec du beige clair, ou assimilé, la rocaille et éventuellement quelques bandes de terre pour améliorer le contraste sur certaines zones.

 


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Les berges sont à présent finies !

 


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Il n'y a plus qu'à creuser la piscine !


 

Bien que nos berges auront droits à de folles herbes vertes bien grasses soulignant la richesse géologique du lieu, le flocage sera l'ultime étape de ce décor pour éviter de trop le malmener par des manipulations répétées.

 



Allo ?!

 


Il s'agit à présent de se prendre pour dieu et de recréer l'élément indispensable à la vie : l'eau ! C'est là où je vous renvoie à l'article de Mach' sur la création de sa trière grecque et surtout l'élaboration de son socle. Il a eu tout simplement la génialissime idée d'utiliser de la colle à bois pour la texture de l'eau. Et je crois qu'on ne pourra pas trouver mieux. D'une part par l'aspect acqueux que celle-ci garde en séchant. Deuxièmement, par sa texture qui permets d'obtenir un certains volume qu'on peut aisément retravailler en cours de séchage. Et troisièmement, car elle se mélange très bien avec la peinture acrylique dont elle prend la couleur sans changer de ton au séchage. Bref, l'idéal.

 


Pour la préparation de l'eau, il faudra utiliser une bonne quantité de colle pour obtenir le volume escompté et mélanger pêle-mêle la peinture nécessaire à l'obtention de la nuance souhaitée. Tout ceci en utilisant un minimum d'eau pour l'homogénéisation de l'ensemble. Le mélange de bleu de Cobalt et d'ocre jaune trouvé par Macha est vraiment approprié pour représenter de l'eau. Il suffit de mettre plus ou moins d'ocre jaune selon le type d'eau qu'on veut obtenir. En l'occurence, s'agissant d'une rivière, on se tournera vers des teintes plutôt vertes.

 


Decor 0196Colle PVC + Bleu de Cobalt + Ocre jaune = H20. CQFD


Une fois le mélange prêt, on l'appliquera selon le rendu souhaité. Si on veut obtenir un plan d'eau relativement calme, on pourra se permettre de diluer le mélange. La colle à bois perdra de son volume et l'application en sera d'autant plus aisée. Par contre, si on veut obtenir un véritable volume et donner un certains mouvement à notre eau, on gardera notre mélange tel quel, sans dilution, pour obtenir de bons paquets de colle qu'on déposera sur le socle en utilisant un pinceau de moyenne taille (j'ai utilisé un n°12). Ces "paquets" juxtaposés créeront d'eux-mêmes mous et remous. Pour éviter de déborder, il est judicieux d'utiliser un pinceau plus petit pour faire la jonction entre la berge et le plan d'eau.



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D'abord les bords.

 

 

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Petits paquets pour rivière calme...

 

 

Decor 0176aQuels reflets !


Une fois le mélange appliqué sur tout l'élément, le carton va se mettre à onduler. Il n'y a rien d'anormal à cela. Une bonne nuit de séchage sur une surface plane et le carton aura retrouvé sa forme plane. Il est toujours possible de retravailler le mélange déposé au fur et à mesure de son séchage.  Cela permet d'amplifier les effets de mouvement, la colle gardant plus facilement la forme donnée une fois celle-ci moins fraîche.

 


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  L'ondulation du carton paraît importante mais elle se résorbera d'elle-même.


  

Decor 0188C'est sec et tout plat !

 


Si l'ensemble est magnifique quand le mélange n'est pas sec, il le sera beaucoup moins quand il le sera (!!). La colle à bois prendra une apparence plus plastique et la brillance disparaîtra :

 


Decor 0191Un peu sèche cette eau, non ?

  

 

Mais ne vous inquiètez pas, tout ceci était calculé ! J'ai à la limite été tellement surpris par le résultat déjà obtenu que je me délectais déjà de la suite : le vernissage. Avant de se faire, j'ai quand même demandé conseils à Machablabla. Je me posais la question de savoir s'il fallait utiliser la peinture pour tenter d'amplifier le volume de cette rivière ou compter sur le vernis pour qu'il fasse le boulot. Car quand on observe les cours d'eau, ceux-ci n'ont rien que leurs reflets pour faire apparaître l'ondulation de leur mouvement. On ne pouvait donc que compter sur le vernis pour obtenir le résultat final. A contrario, comme l'a bien utilisé Mach pour sa trière, la mer a cet avantage qu'est l'écume pour souligner quelques reliefs. Il n'en est rien ici. Tout ceci fera l'objet du prochain article.

 

 

Pour cet élément de décor qu'est la rivière, il est vrai que j'ai pris le parti d'amplifier le côté esthétique vis à vis du côté pratique. Celle-ci étant en effet moins souvent utilisée que les autres éléments de décors et les affrontements y étant moins probables, je me suis dit, peut-être à tort, que les conséquences sur le jeu d'une esthétique plus poussée se sentiraient moins. Cependant, pour ceux qui veulent à tout prix obtenir une jouabilité à toute épreuve, il suffit simplement de ne pas utiliser de litière et de bien étaler la colle à bois pour le sable des berges. La rivière sera moins encaissée mais le placement des figurines sera d'autant plus juste (l'ensemble se trouvant tout simplement plus plan). Pour la partie "eau", aucun changement n'est à opérer. La surface obtenue étant tout à fait jouable, même pour une rivière déchainée !



Avant de vous laisser, je vous laisse vous délecter de quelques clichés qui montrent les différences qu'on peut obtenir selon la couleur et l'épaisseur du mélange utilisé.

 

 

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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 15:50

Il n'y a pas de meilleur endroit pour attendre sa douce avec un petit bouquet d'églantines ! Dans la vraie vie comme à DBM, l'endroit idéal pour attendre les troupes ennemies, c'est en haut d'une colline. A DBM, une colline permet, entre autres choses :

  • de projeter la ligne de vue des troupes au delà de certains éléments de décor;

  • de placer une embuscade derrière une ligne de crête, à l'abri du regard des ennemis qui avancent;

  • de bénéficier d'un fabuleux bonus de facteur stratégique de +1 quand on combat plus haut que son ennemi !

 

Mais comment faire ? Oui, comment ? En effet, DBM est un jeu de géométrie, dans lequel on ne laisse que peu de chose au hasard. Au hasard, on laisse les résultats des dés, et c'est déjà beaucoup ! Certains joueurs, Tyty le rappelait quand il prenait la route des vacances, sacrifie l'esthétique au pratique. J'ai personnellement pas mal fréquenté des joueurs de wargames sacrifiant le pratique à l'esthétique, mais je ne dénoncerai pas dans quels jeux Games Workshop cela arrive. Néanmoins, à l'honneur des tournois des jeux de cette marque, il faut dire que la portée esthétique y est souvent de qualité, reconnue et récompensée.


L'enjeu est donc simple : coupler le pratique à l'esthétique pour obtenir du fruit de leur amour une rondeur bienheureuse, la Colline !

 

Un article fort intéressant de Philippe Sébérac, trouvé sur le site des Immortels de Paris Ouest, nous donne une bonne idée de colline jouable, et facilement réalisable en relief. Voici le lien : Immortel de Paris Ouest.

Voici le plan type de la colline vue de haut, et un extrait de l'article en question, le plus utile pour le jeu :

 

 

  • colline-schemaA ne voit pas H et E à cause de la crête principale qui bloque toute vue. A et C voient D et G car aucun n’est sur la colline et seule une arête latérale est entre eux.
  • En revanche C ne voit pas H car deux arêtes latérales sont entre eux. Pour la même raison B et D ne se voient pas.
  • E et F ne se voient pas à cause de l’arête latérale qui les sépare alors qu’ils sont tous deux sur la colline.
  • A ne voit pas F car la ligne de vue entre eux coupe la perpendiculaire à la ligne de crête principale.
  • De même G ne voit pas E car la ligne de vue entre eux coupe la prolongation de la crête principale. 
  • En revanche C voit F car la ligne de vue entre eux ne coupe pas la perpendiculaire à la ligne de crête principale.
  • De même D voit E, mais pas F car dans ce dernier cas la ligne de vue coupe deux arêtes latérales.
Il ne reste plus après cela qu'à tailler sa colline ! Je décide d'utiliser un vieux morceau de polystyrène extrudé caché dans le placard depuis des années. Je ne l'aurais pas eu, je serais allé en acheter. C'est simple, c'est la matière la plus facile à tailler ! Il n'y a besoin de que trois petites choses pas chères : un cutter, pour le pourtour, une brosse à poils métallique, pour dégrossir, du papier-ponce à gros grain pour dégrossir plus précisément, du grain fin pour les finitions. Coût total au magasin de bricolage : 5 euros ! Et en choisissant celui qui est cher.

Je choisis de faire un élément de décor de la taille d'un équivalent élément pour DBM, c'est-à-dire que nul part il ne doit excéder 37,5 cm (750p dans la règle) en longueur. Je trace rapidement en coupe latéral de ma colline, pour évaluer l'angle que je peux donner aux pentes, sachant que je veux surtout éviter que les figurines ne glissent bêtement du haut de la colline. J'opte pour un angle sur les plan latéraux de 13,5 degrés par rapport à l'horizontale.

Hop ! C'est parti pour la taille ! Un gros cutter et c'est fait !

C12Rappel : quand on coupe quoi que ce soit au cutter, le geste doit toujours être dirigé à l'opposé de soi.J'ai réussi, en ne respectant pas ce principe de base, à me coller un coup de cutter dans la cuisse. Rhaaa, continuer travail, continuer travail !


J'ai ma base, j'y dessine mon plan au stylo, et je commence à tailler généreusement dans la matière à l'aide de ma brosse à poils de fer. Je passe les détails de ce dégrossissage en règle, que j'achève avec la papier ponce. Vous essaierez vous-mêmes, ce n'est pas sorcier. Je n'ai qu'une idée en tête en faisant cela : obtenir quatre plans, aussi plats (ah ? des plans plats ?) et réguliers que possible. J'ai traqué les bosses et les irrégularités pour les effacer, afin d'empêcher tout glissement de plaquette de figurines. Ainsi, quelques plaquettes de la DDE se sont gentillement promenées sur la colline encore verte, afin de tester la régularité des pentes, et le confort pour les pieds.

C11Voyez si mes agents DDE ont confiance en la régularité de ma colline !

Voila donc la colline taillée, encore tout bleue, avec son joli éclairage latérale, comme si c'était une œvre d'art.

C13     C9

Il faut désormais coller du sable. J'ai utilisé mon sable de plage vendéenne, le même que j'utilise pour mes socles. Utiliser un sable plus fin peut se révéler utile, je vous dirai plus loin pourquoi. De la colle à bois, un pinceau de bonne taille, et hop ! Je colle le sable sur chaque plan un par un. Et voila le travail :

C8
Il ne reste qu'à attendre que le sable soit bien en place avec la colle à bois sèche. Et là vient le moment le plus agréable : la peinture de la terre ! Je décide que cette colline sera située dans le coin où vivent mes Grecs. Elle sera donc dans un brun assez sombre, une bonne terre pas trop sèche. Pour cela, trois couleurs : du rouge, du jaune et du bleu ! Il suffit de mélanger dans les bonnes proportions ces trois couleurs pour obtenir un brun très satisfaisant. La liberté que l'on a avec ces trois couleurs permet de varier partout la teinte marron de la terre, offrant un rendu très varié pour l'œil et assez réaliste. Ensuite, j'utilise du blanc pour éclaircir une zone, simulant un affleurement rocheux. La peinture sèche, j'ajoute quelques touches de flocage. Ce n'est pas la verte prairie, l'herbe est donc disséminée. Voila ce que cela donne (notez que j'ai éclairci volontairement les arêtes de la colline, ceci afin de faciliter l'utilisation des règles citées plus haut) :

C3
Je dois avouer que cette colline n'est pas parfaite. En effet, autant elle permet de poser les figurines sans un glissement à nu, autant, une fois garnie de sable peint et de flocage, elle est devenue quelque peu glissante... Mon sable contient quelques grains plus gros que les autres. Collés dans la masse, ils dépassent néanmoins, nuisant à l'optimisation du contact entre deux surfaces planes (le dessous de la plaquette, et l'un des plans de la colline), qui ne s'accrochent plus autant. Le flocage aussi crée des zones un peu glissante. Néanmoins, cette colline a déjà permis de jouer une partie, sans soucis majeur. Et, une fois la minutieuse chasse aux gros grains de sable effectuée, elle devrait être parfaite !

Voici la colline avec les Perses de Tyty dessus :

C2     C1     C4     C5     C6
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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 10:36

Decor 0113a


Et oui, ça y est, notre contingent de 100 points pour DBM étant achevé, ou presque (il ne me manque plus qu'un socle de cavalier tandis que Mach' a déjà 128 points. Faut dire qu'avec ses Spartiates Reg Sp(S) à 7 points le socle, ça va vite !), nous nous lançons dans la fabrication de décors propres à DBM (car c'est bien beau les figs, mais il nous faut un champs de bataille digne de ce nom !). Pour commencer doucement mais sûrement, je me suis lancé dans la construction de l'autoroute A-481 reliant la Perse à la Grèce par l'Hellespont.

Comme dans toute création de décors utilisés pour le jeu avec figurines, il convient de prendre en considération deux concepts qui quelque part constituent le Yin et le Yang de la création de décor. L'un étant la jouabilité, l'autre l'esthétisme (un décor magnifique étant souvent injouable, et vice versa). Et il semblerait qu'à DBM cet antagonisme atteint son paroxysme. Ceci s'explique très facilement : les décors à DBM sont d'un
intérêt crucial à haute valeur stratégique et changent du tout au tout la physionomie de l'engagement à venir. Ne pas prendre en considération le décor relève de la défaite assurée. Le décor est donc avant tout à DBM un élément de jeu plus qu’un élément de… décor ! C'est un des points qui peut être malheureusement dénigré dans d'autres règles, comme dans "Art de la Guerre" pour ne pas la citer (où on peut assez simplement se "débarrasser" du décor pour jouer en morne plaine). Ce qui enlève un certain intérêt ludique (d'autant que DBM intègre la composante navale et la défense des villes qui, si elles sont abordées de manière succincte, relèvent d'autant la richesse du jeu). J'ose d'ailleurs lancer le débat suivant : ceux qui ont fini par abandonner DBM par lassitude ont-ils explorer toutes les options que la règle propose ? Autre point qui fait qu'à DBM l'esthétisme est souvent mis de coté : la précision qu'exige la règle. C'est bien simple, on peut y jouer avec une règle d'arpenteur. Le placement se faisant au millimètre, cela laisse peu de place aux décors exhubérants.

Les décors ne sont donc pas à DBM pour faire joli mais font partie intégrante du jeu. La règle a d’ailleurs participé au développement sur les tables de jeux des éléments de type 2D (le relief d'une colline étant, par exemple, simplement représenté sur un bout de carton en dessinant, par un trait, sa ligne de
crête. Niveau esthétisme, on repassera !). Si cela se comprend très bien pour l'organisation des tournois qui impliquent l'utilisation d'un grand nombre de décors et où la jouabilité est prépondérante (compétition oblige), cela s'excuse beaucoup moins dans le "cercle privé" (et si on se ramenait tous avec nos superbes décors jouables aux tournois, cela faciliterait grandement la tache des organisateurs). La fabrication des décors, si elle peut en rebuter certains, est loin d'être inaccessible (on arrive très facilement à avoir de très beaux rendus). On s'est donc lancé le défi avec Macha de fabriquer des décors jouables et beaux. Autant jouer aux jeux sur hexagone ou carrément enlever les figs de nos socles si c'est pour avoir un champs de bataille aussi plat que les pattes d'un canard. La clé de ce défi est donc l'intégration réelle de la composante "esthétique" aux décors DBM (c'est Mach' qui s'occupe des collines, autant vous dire qu'il va s'amuser !!).

Appliquons dès à présent ces concepts à l'autoroute dont je vous parlais plus haut. La composante "jouabilité" peut, à mon sens, se développer elle-même de la façon suivante : "respect des règles" (intégration au décor des impératifs de la règle) et "évolution des figurines sur le décor" (ou comment va-t-on pouvoir bouger nos figurines sur l'élément de décor).

Respect des règles : que nous dit DBM sur les routes (Rd) ? Qu'elles peuvent être non pavées, qu'elles doivent être large approximativement d’un élément de front (soit 40mm) ou moins. Elles peuvent aussi traverser les autres éléments de terrains. Dans leur placement, on apprend qu'elles peuvent traverser soit une largeur soit une longueur de table.

Application directe : l'approche la plus simple nous préconise d'utiliser la méthode de l'élément de route plutôt que de fabriquer une route dans son ensemble (bien trop fastidieux à réaliser et très peu polyvalent). Nous différencierons les éléments simples des éléments intégrés à un autre élément de décor (route traversant une rivière, une colline ou encore une BUA) qui demandent une approche tout autre et individualisée (carrefour, pont, etc.). Le cas le plus souvent rencontré étant la route traversant la table dans sa largeur, je me décide donc à réaliser 4 éléments simples de 30cm de chemin en terre battue (une table à DBM faisant 1m80*1m20). L'ensemble simulera une route plate. Pourquoi 30cm pour un élément ? Il s'agit là encore d'un compromis entre esthétisme et pragmatisme. Un élément trop long est bien souvent fragile (à moins d'utiliser un carton d'1cm d'épaisseur, mais là aussi niveau esthétisme on repassera...) et difficile à réaliser. A contrario, un ensemble d'éléments trop petits demandera plus de temps à réaliser (grande répétition des étapes de fabrication pour chaque élément) et le grand nombre de jonctions entre chaque élément rendra l'ensemble moins harmonieux.

Esthétisme : elle implique une donnée à ne pas laisser de coté : la polyvalence de l’élément de décor (le but étant de ne pas devoir réaliser un champs de bataille pour chaque partie…). Cette donnée nous conforte dans notre choix d’élément individualisé : cela nous permet de réutiliser l’élément dans bien d’autres configuration en changeant tout simplement la nature des autres éléments auxquels il est juxtaposé (la réalisation d’un élément « pont » nous permettra de réutiliser la même route pour traverser une rivière sans avoir à refabriquer les autres éléments).


Réalisation (enfin !) :


La découpe : j’ai choisi un carton plein de deux millimètres d’épaisseur acheté dans un magasin pour la peinture et les arts décos. Pourquoi 2mm ? parce que là aussi c’est un bon compromis entre solidité et esthétisme. J’ai donc découpé dans celui-ci quatre éléments de 300*40mm (40mm de large car c’est la largeur maximum qu’autorise la règle –DBM, pas celle qui sert à tracer…). L’idéal est d’utiliser un cutter bien aiguisé et de s’appuyer sur une règle (de tracer cette fois-ci) pour une réalisation précise et rapide. Et mettez-vous sur un support qui ne craint pas si vous ne voulez pas vous faire engueuler !

 

Decor 0082Ach, kel rektitüd !

 

On obtient donc quatre beaux rectangles. Un peu trop carré peut être pour une route ? S’il est vrai que j’ai parlé d’autoroute, on est quand même au Ve s. av J-C. On va donc tout simplement reprendre, toujours au cutter, les cotés de la route pour la rendre un peu plus naturelle (je rappelle que la règle autorise que la largeur de la route soit inférieure à 40mm). Reprendre d’un millimètre ou deux suffit amplement à casser la silhouette trop carrée de notre section. Il convient de laisser les extrémités de chaque élément à 40mm pour que les élément se rejoignent sur une largeur identique.

 

Decor 0088Non, ce n'est pas un test d'optique...

 

L’étape suivante est la plus chian.. longue : le ponçage des bords de la route. Cette étape peut paraître superflue mais est justifiée à plus d’un titre. Premièrement, elle casse la silhouette trop carrée de l’épaisseur du carton et permet donc une meilleure intégration de cet élément au reste du décor. Secundo, elle permet une meilleure évolution des plaquettes qui traversent la route. Avec cette légère pente, les plaquettes qui « traversent » sont beaucoup moins en équilibre entre la route et la table. Le placement en est d’autant plus précis. Bien sur, la corrélation directe est que la route épouse beaucoup moins bien les plaquettes qui suive cette même route. Mais comme ça n’entame en rien la précision du placement des plaquettes dans ce sens, c’est un sacrifice qu’on peut bien faire. En fait, dans l’idéal, il faudrait que la route soit plus large. Il faudrait 40mm bien plat plus 5mm de part et d’autre pour la pente douce. A ceci prêt que la règle impose une largeur maximale de 40mm… A chacun de trouver le compromis qui lui convient le mieux.

 

Decor 0090J'aurais pu faire une meilleure photo...

 

Pour le ponçage en question, j’ai utilisé du papier de verre. Je ne sais si c’est la meilleure méthode mais le résultat est satisfaisant. Là aussi il faut trouver le bon compromis entre un abrasif pas trop grossier pour ne pas arracher le carton mais ni trop fin pour ne pas y passer trois heures. Pour avoir une idée du résultat à obtenir, le mieux est de convertir une de ses plaquettes en agent de la DDE et de la placer sur la pente en question pour savoir si elle est satisfaisante. A savoir que l’épaisseur de grains de sable qu’on mettra ensuite est à prendre en compte.

 

Decor 0095

 

Texture : meme méthode que j’utilise pour mes socles, colle à bois recouverte de sable ! Il faut juste faire attention à bien étaler la colle à bois sur toute la surface et qu’elle soit répartie de façon homogène. Pour là aussi ne pas y passer trois heures, il vaut mieux utiliser un pinceau assez large (j’utilise carrément un pinceau pour peindre les murs, assez fin…). Ensuite il faut tout simplement saupoudrer allégrement de sable.

 

 

Le séchage : c’est une étape à part entière à ne pas négliger. Un mauvais séchage verra le carton se rétracter et donc un élément pas du tout plan et inexploitable pour le jeu. L’idéal est tout simplement de recouvrir l’ensemble d’une charge lourde, tel quel (je trouve les livres appropriés. Rien ne vaut le poids de la culture…). Pour être sur que le temps de séchage a été suffisamment long, le mieux est de laisser agir toute une nuit. J’ai eu le malheur de penser que le séchage avait été suffisant pour mes deux premiers tronçons mais lorsque je me suis levé le lendemain, ceux-ci s’étaient légèrement rétractés vers le haut. Et là c’est d’autant plus long à rattraper.

 

Decor 0102

 

Une fois le séchage fini, et le sable excédentaire récupéré, il faut de nouveau faire appel à vos agents de la DDE. Faites les passer le long de cette route pour voir s'il n'y a pas des grains de sables disgracieux à même de déséquilibrer un convoi. Il faut aussi retirer les grains de sables qui sont aux extrémités pour assurer la meilleure jonction possible entre les éléments.

 

Decor 0099

Decor 0101Quelle jonction !

 

La peinture : étant donné que je souhaite réutiliser ces éléments de route quelque soit la région du monde où se déroule la bataille, j’ai choisi de les peindre à base d’ocre jaune. Pour éviter de me ruiner et de devoir utiliser dix pots de Prince Auguste par élément de route, j’ai acheté de l’acrylique en gros tube, toujours dans un magasin d’arts et loisirs. Là aussi je l’applique au gros pinceau (le meme que pour la colle) pour la base en ocre jaune.

 

Decor 0103C'est ce quon appelle un pinceau convenable...

 

 

A savoir que le fait de réappliquer une couche humide (en l'occurence la peinture diluée) peu exiger une nouvelle étape de séchage (suivant le type et l'épaisseur de carton utilisé ainsi que le type de colle à bois). Une autre technique, pour faire d'une pierre deux coups, consiste à mélanger peinture et colle à bois légèrement diluée. Outre le gain de temps, c'est l'adhérence des grains de sable qui peut s'en trouver altérée (perso, je n'utilise cette technique que pour les grandes surfaces. Du type carrefour ou au champs, voir au lefoncé du coin). Si toutefois à la dernière étape vous vous trouvez toujours avec des éléments ondulés, une ultime humidification (à ne faire que sur la face qui s'est rétractée), simplement avec de l'eau, vous permettra de rattraper le coup après une bonne nuit de sèchage sous une pile de livres (l'acrylique présente en effet l'avantage de ne pas se diluer une fois sèche). Dans les cas extrêmes, lorsque le carton s'est bien humidifié et qu'il est assez souple, on peut rattraper le tout à la main, par de petites flexions dans le sens opposé à la rétractation du carton. La texture et votre peinture n'en souffriront nullement.


 

Decor 0105On passe le rouleau compresseur chef ?

 

 

Ensuite j’ai repris un pinceau de taille adaptée pour la peinture sur figurine et j’ai procédé à l’éclaircissement par un brossage à sec.

 

Decor 0108Brossage en cours...

 


Et le résultat final, TADAM (j'aime bien cette formule) :

Decor 0109

 

On peut bien évidemment agrémenter d’un flocage sur les bords voire aussi au milieu de la route pour simuler le passage de véhicules à roues.

 

Decor 0110aDecor 0111

 

Quoiqu’il en soit, entre le découpage (10minutes), le ponçage (5min par élément), le sablage (2mn/el), et la peinture (5mn/el), on obtient, temps de séchage non compris, une belle route d’1m20 en une heure de temps. Donc plus d’excuses pour ne pas avoir de beaux chemins de terre parcourant vos champs de bataille. En fait, ce qui est vraiment déterminant dans le temps qu’on passe à faire des décors, c’est la pertinence des outils et des matériaux utilisés. Autant cela peut aller très vite, autant il est vrai que si on n’a pas le bon outil ou le bon matériaux, le temps passé peut vite se multiplier par deux, voire plus… Il ne faut pas aussi hésiter à prendre cinq minutes de réflexion avant de se lancer dans la fabrication d’un décor, histoire d’envisager toutes les problématiques et de ne pas se retrouver face à une déconvenue en pleine création. L’expérience aide beaucoup en ce sens. Donc plus vous créerez, plus vous serez rapides et efficaces ! Alors… tous à vos établis !!

Decor 0114aOn voit nettement le décalage sur les bords...

Decor 0115a
...qui a son intérêt !
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