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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 19:54

picto-grec 1401

 

 

Loir et Cher, 21h27 et 42s...

 

Le soleil est couché depuis bien longtemps, l'atmosphère au dehors se refroidit, le feu crépite dans la cheminée et la tension monte au fur et à mesure du déploiement des factions en présence.

 

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A ma gauche, Macha, fier et valeureux hoplite, bien décidé à envahir le territoire des sauvages, mais non moins accueillants, Pictes, dirigés par Corybantes el Corones.

 

 

1er tour

 

Les Grecs se mettent en branle (non, ils ne jouent pas avec leur lance), timidement. « Je reste stupéfait devant l'audace spartiate » dixit le grivois chef des Pictes. Toujours de façon aussi grivoise, Corybantes fait surgir une meute de psiloi du fin fond de la forêt, apparemment pressée d'en découdre. Dans cet élan, le reste de la ligne picto-saxonne suit le mouvement, la cavalerie légère se mettant clairement au devant du corps athénien.

 

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2e tour

 

En réaction à la tentative de prise de flanc picte, Macha détache des psilois de son aile gauche. Sur l'autre flanc, les archers athéniens font quelque peu reculer la cavalerie légère par quelques décoches. 

 

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Par  la suite, Macha doit aussi réorganiser son aile droite avec ces mêmes archers, le Picte cherchant le contournement aussi sur ce flanc.

 

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Ces quelques manœuvres sont les rares qui préfigurent d'un choc qui s'annonce aussi violent qu'inévitable. Et oui, vous l'aurez compris, quand d'un côté nous avons affaire à du hoplite testostéroné et de l'autre du barbare assoiffé de sang, la finesse en ce moment précis est sans doute une qualité dévouée à autre monde.

 

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« Comment faire pour ne pas mourir comme des cons ? » se questionna perplexe Macha, dubitatif à la situation inéluctable qui s'ouvrait à ses yeux.

 

« C'est nous les Saxons, poil au menton » chantonnait à présent gaiement Corybantes en avançant ses barbares aussi légèrement que leur esprit développé pouvait le leur permettre.

 

 

"Corybantes a peur d'avoir des trous dans sa ligne.» me souffla, confiant, « poil au dent », Macha sur les intentions de son adversaire. Effectivement, ce dernier était en train de réorganiser sa charioterie en arrière de la jonction warband-light horse.

 

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Alors que sur sa droite, Macha s'acharne à mettre la pression en cherchant le corps à corps face aux Lh pictes, il s'organise sur sa gauche pour encaisser l'effort combiné des psilois et Lh adverses tandis qu'il attend patiemment au centre, Ax (X) et autres Wb.

 

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Les combats s'engagent. Après une première escarmouche ayant vu rejeter au loin un socle de Lh, un trop audacieux cavalier picte se fait prendre de flanc par des hoplites sur le qui-vive et quelque part satisfaits d'avoir enfin quelque chose à se mettre sous la dent.

 

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Malgré une situation tactique à son avantage, Macha se voit enfoncer sa ligne, quelque peu malmenée par des warbands affutés. Bilan : 4 Spartiates tombent au premier choc. Le corps est démoralisé.

 

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Dans un élan de désespoir emprunt de folie, les psilois de l'aile gauche grecque se jettent sur leurs vis-à-vis. Ils ne voulaient sans doute pas être spectateurs de la fuite des Spartiates. Le phalange de ce même corps du flanc gauche reste valeureuse. Elle inflige ainsi les premières pertes à  l'armée adverse.

 

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Le centre a de toute façon lachée. Les impétueux warbands saxons partent à la poursuite des Spartiates en déroute tandis que les chariots s'infiltrent dans le dispositif grec.

 

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 15:22

Macha.Corybantes.54.conclusionSalut à tous !

 

Voila la dernière partie du rapport de la bataille m'ayant opposé à Corybantes, Thraces avec allié grec contre Serbes médiévaux.

 

La chevalerie  écrasa en début de partie l'aile droite de cavalerie des Thraces, démoralisée dans la foulée. Mais les derniers cavaliers tinrent bon, et aidés par les hoplites à leurs côté bousculèrent la chevalerie serbe, démoralisant le corps du sous-général. Cependant, l'aile gauche thrace avait bon espoir de submerger ses opposants directs : archers serbes soutenus par des Blades.

Macha.Corybantes.39

 

Mais alors qu'il fallait vaincre ce corps de fantassin à toutes vitesses, les Serbes commandés par leur général en chef se reformèrent, afin de lancer une charge à la foulée impétueuse contre les Thraces et leurs alliés aux belles cnémides, si ceux-ci devenaient vraiment trop pressants pour les médiévaux.

Macha.Corybantes.49
Surtout, ce sont les alliés des Serbes qui posèrent problème aux antiques guerriers, puisqu'ils filèrent vers mes bagages, quand la voie vers ceux-ci était libérée par la déroute des cavaliers légers thraces. Les troupes embusquées aux abords des vivres et des tentes n'y changèrent rien, car la vaillance avait quitté leur coeur, et leurs chefs aux chevaux rapides étaient trop loin.

Macha.Corybantes.42

Macha.Corybantes.50

Macha.Corybantes.52Pendant que les auxiliaires thraces bataillaient ardemment contre les fantassins serbes, faisant tomber l'odieux voile des ténèbres sur les yeux de nombre d'entre eux, les guerriers grecs aux cuirasses étincelantes s'élançaient encore contre des chevaliers serbes, confiants qu'ils étaient envers les faveurs de Zeus à leur égard après avoir démoralisé un corps ennemi.

Macha.Corybantes.53

Pendant ce temps donc, la mort s'abattait sur les fantassins serbes, de l'autre côté, découvrant l'aile droite des médiévaux...

Macha.Corybantes.57

Macha.Corybantes.58Alors que la nuit ténébreuse enveloppait les yeux de maints fantassins serbes, un tonnerre furieux gronda dans le ciel (ou plutôt le plafond, nous jouions en intérieur), quand de ma main tomba un dé offrant à mes yeux désespérés l'odieuse vision du 1 ! Les genoux de mes glorieux hoplites, guerriers pourtant si prompts au massacre et à la guerre, croulèrent, et les vaillants grecs à l'aile droite plongèrent face la première dans la poussière, leurs boucliers et leurs armes tombant sur eux en s'entrechoquant.

Macha.Corybantes.56[Attention, pour les littéraires, va suivre dans les deux lignes suivantes un savant mélange de style homérique et d'invention digne de la meilleure et de la moins convenue science-fiction]

Ce bruit de métal effondré sur la glèbe fut le dernier. Les Serbes, laissant là les empoignades viriles, regagnèrent immédiatement le vaisseau extratemporel qui venait d'apparaître derrière eux...

Macha.Corybantes.59Le vaisseau extratemporel, vous le voyez derrière, rouge et noir, abritant en son centre une cavité laissant découvrir un halo lumineux jaune et rouge, porte d'entrée extraordinaire vers les banquettes interstellaires...

 

Bien que terminant sur un mauvais 1 contre 5 ou 6 aux dés, ce fut une très agréable partie, même si des erreurs de débutant (cavaliers légers sur deux rangs, inutile et dangereux, horde d'auxiliaire difficile à manoeuvrer, corps trop gros impossible à commander entièrement, mauvaiser exploitation du terrain par ma cavalerie légère sur le flanc gauche, etc.) m'ont coûté très cher.

 

Je reviendrai, hahaha ! Et mes Grecs aux lances à deux pointes vaincront !

 

Bonne année à tous ! Et bonnes fêtes ! Ne conduisez pas trop bourrés, de peur de faire des 1 au dé dans les virages...

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 23:30

Salut à tous !


Je vous livre la suite du rapport de bataille entamé précédemment. Nous ne devons pas traîner, car nous en avons d'autre dans nos cartons, Tyty et moi.

 

Macha.Corybantes.47

Les Thraces combattaient courageusement les Serbes aux armures de fer. Pourtant, et malgré ce courage, le flanc de cavalerie légère thrace était déjà en déroute, n'ayant pu absorber le choc de la charge des chevaliers ennemis. Le général de la coalition greco-thrace allait tout faire maintenant pour maintenir les derniers cavaliers en place, afin de ne pas abandonner trop vite l'aile droite de son armée.

Les hoplites grecs, les premiers menacés par la déroute, vinrent prêter main-forte.

Macha.Corybantes.23

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Pour mes Thraces et moi, malmenés à droite, l'urgence était toujours à mon objectif de départ : lancer mes innombrables auxiliaires sur les archers serbes, à ma gauche. Les cavaliers légers se sacrifiaient pour cela.

Macha.Corybantes.26Macha.Corybantes.29Malheureusement pour les auxiliaires thraces, des guerriers serbes à pieds surgirent. Saloperies de Blades qui allaient se battre sans reculer, bouchant l'accès aux archers, seule nourriture digeste pour les auxiliaires, alors que les derniers cavaliers légers sur la droite se font hacher menu.

Macha.Corybantes.30

Macha.Corybantes.32Macha.Corybantes.37

Les légers thraces commençaient à rogner le flanc droit des fantassins, durement défendu par des psilois. Mais les auxiliaires, au centre, ne parvenaient pas à l'emporter en face à face contre les blades serbes... C'était un vrai chemin de croix, pour le commandant de ce corps, que d'amener ses hommes au combat.

 

Corybantes, jugeant ses corones largement de taille, ou du bon poids, décida quatre choses :

  1. Replacer le corps de son général en chef plus sur sa droite, en face des hoplites grecs toujours d'attaque;
  2. Lancer son corps allié de cavaliers sur la voie des bagages thraces, laissée libre par la désintégration des cavaliers légers thraces quelques tours avant;
  3. Essayer d'enfoncer le clou, avec les chevaliers restants du corps qui avait pulvérisé mon aile droite, qui allaient s'attaquer aux fiers hoplites;
  4. Se gratter les couilles en mangeant une chips.

Macha.Corybantes.33

Macha.Corybantes.34

Macha.Corybantes.35Et voici un tour d'horizon du champs de bataille, alors que mes hoplites grecs s'organisaient pour recevoir des chevaliers avinés et puants, que mes auxiliaires faisaient de leur mieux pour user les fantassins serbes tout aussi avinés, et que le reste des boîtes de conserve imbibées se redéployaient pour chercher à boire, tandis que les alliés de tous ces alcooliques, moins cons, filaient droit vers les bagages thraces, sachant pertinemment où trouver les bouteilles.

Macha.Corybantes.38Macha.Corybantes.39Macha.Corybantes.40

Macha.Corybantes.42

Macha.Corybantes.41

Mes Thraces semblent, j'en conviens, à ce moment de la partie, en très mauvaise posture. Mais c'est sans compter sur le fait que, mine de rien, et entre temps, mes hoplites grecs, secondés par de glorieux javeliniers nus Ps(I), mirent à terre suffisament de Serbes pour rompre ce corps de chevalerie qui fit tant souffrir les cavaliers thraces. Pendant que la plupart prirent les jambes de leurs montures à leur cou, les derniers se faisaient sauter dessus par les Grecs survoltés à l'idée d'attraper des chevaux vivants et de pouvoir les enfiler tout chaud !

Macha.Corybantes.43 A ce point de la partie, chaque armée avait un corps démoralisé, et la bataille faisait rage sur l'autre aile, où de très nombreux auxiliaires, aidés par quelques cavaliers, grignotaient lentement le corps de fantassins serbes qui tenait pourtant bien le coup. Les alliés des Serbes mettaient au même moment les bagages thraces à feu et à sang (en buvant tout le vin trouvé), quand les hoplites grecs sur ma droite, se crurent ailés, après les exploits guerriers accomplis.Macha.Corybantes.46 Une course de vitesse où je devais réaliser des prouesses pour vite démoraliser les fantassins ennemis, seule option possible pour la victoire... Suite et fin au prochain épisode !

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 19:35

Macha.Corybantes.24

Salut à tous !

 

 

Nous battons le record de non publication, seulement arrêté par celle-ci, je m'en excuse. Nous battrons à nouveau le record un jour peut-être.

Il faut dire que les petites choses de la vie, celles que la facture de la connexion internet nécessaire pour publier ces lignes nous oblige à vivre, sont coûteuse en temps et en attention.

 

 

Il y a fort fort longtemps, donc, c'était la convention du jeu Fumbles, à Fontainebleau. Pour l'occasion, Coco, dit Corybantes, était venu accompagné d'hommes d'arme, ma foi percutants et peu amicaux, pour le moins. Pour tout dire, des Serbes au long couteau.

Evidemment, n'écoutant que mon courage, je décidai de m'opposer à la traversée des terres impériales bellifontaines par ces brutes épaisses et suantes.
Mes Grecs revêtirent alors leurs plus belles jupes, et allèrent s'enrôler dans l'armée Thrace prêtée pour l'occasion par Patrikopoulos (c'est un pseudo, pour pas divulguer l'identité de notre bienfaiteur), gonflant les effectifs en une armée DBM de pas moins de 400 points !

 

 

Je ne vous cache pas que ce fut ma première bataille DBM en 400 points. Que ce fut long, et bon. Long : j'avais une foule de Light Horses, d'Auxiliaires, de lanciers Sp, le tout irrégulier. Ouf, j'avais une équipe de supporter pour déplacer tous mes corps. Rien à voir avec l'armée Serbe, composée de chevaliers en armure de plates à chevaux caparaçonnés, d'archers et de boîtes de conserves piquantes à pattes (les "Blades").

 

 

J'avais quatre corps : celui du général en chef avec plein de LH, un avec énormément (trop ?) d'Auxiliaires thraces, un avec quelques cavaliers (chef Cv, reste LH), et le corps allié de mes braves hoplites. J'étais défenseur.
Corybantes avait quatre corps aussi : celui de son général en chef avec beaucoup de chevaliers Kn (S) (on ne se refuse rien !), celui de son bras droit avec aussi des chevaliers, celui des piétons, avec beaucoup d'archers, quelques psiloi (S) et 4 blades pour défendre tout ce petit monde à la bagare. Enfin, il avait un corps d'alliés, principalement des cavaliers légers.

Macha.Corybantes.01

Je me débrouillai pour charger la table de zones de terrain inégal. Avec tous mes légers, contre tous ses chevaliers, je les trouvai utiles, et voulus m'appuyer dessus, puisqu'il y en avait dans ma zone de déploiement (à gauche sur le cliché).

Macha.Corybantes.02

Comme il est beau, Corybantes m'a dit de mettre des photos de lui, plein !


Mes hoplites sont dans la plaine, serrés sur leur gauche contre un terrain inégal lui-même infesté de mes Ax thraces. Sur mon flanc droit, mon gros corps de LH avec le C-in-C, sur mon flanc gauche, le petit corps de cavalerie, en face des bagages ennemis.
Coco, lui, a forcé sur son aile gauche, plaçant tout simplement l'intégralité de sa cavalerie, prête, au choix :

     - à me déborder ;

     - à directement m'enfoncer ma propre aile en jouant du muscle ;

     - à venir mourir en s'embrochant sur les pointes de mes fiers hoplites grecs.

Malheureusement, le Serbe choisit l'option 2. Mais en face de mes innombrables Ax, il plaça encore un corps de piétons, majoritairement composé d'archer Bw, mais aussi de 4 (chiffre important) Bl, au cas où. Puisque mon aile droite devait mourir piétinée par les chevaux bardés de fer de l'ennemi, il fallait que je projette mon aile gauche sur les archers serbes pour les massacrer, en même temps et en retour.

Macha.Corybantes.03

Il m'a dit aussi d'insister sur sa petite barbiche, vrai piège à filles paraît-il...

Macha.Corybantes.04

Macha.Corybantes.05

Macha.Corybantes.06

Notez les dés, d'ores et déjà en pourparler avec les Serbes qui essayent d'acheter leur complicité.

 

Et que commence la bataille !  

A Corybantes l'honneur.Macha.Corybantes.07

Aggressif, le Serbe fit bondir sa cavalerie en avant, notamment une avant-garde qui vint provoquer les hoplites. Comme prévu, son aile gauche fonce, espérait manger du cheval thrace, alors que les archers, de l'autre côté, regardaient tranquillement en vérifiant les clauses de leur contrat avec les dés.

Macha.Corybantes.08

De ma personne, je ne dévoile que les poils...


Ma réaction, un peu maladroite, ne se fit pas attendre. Mes cavaliers légers sur le flanc droit sautèrent devant la ligne de hoplites pour faire face aux chevaliers adverses. La ligne fut élargie pour contrer les débordements intempestifs. Sur mon flanc gauche, tous les légers se mirent à courir comme ils pouvaient vers les archers (mes cavaliers, mal manoeuvrés, génèrent un peu mes Auxiliaires, eux-mêmes ayant peu de points de commandement, comme ce sera le cas toute la partie d'ailleurs).

Les lignes se rapprochaient...

Macha.Corybantes.09

Macha.Corybantes.10Notez la chemise à carreaux de Corybantes ; un homme plein de charmes.


L'erreur à ce moment de la partie fut de n'avoir pas dissocié deux lignes de LH sur la droite : une pour le premier choc, une autre en réserve, pour combler les brèches. Au contraire, quand une plaquette est détruite au corps à corps, elle entraîne dans sa dispersion la plaquette derrière (pour simplifier), d'où le grand risque qu'entraînait ma disposition maladroite à droite.

Macha.Corybantes.11

Entre les cavaleries, la bagarre paraissait imminente...

Et cela, malgré les propositions de paix maintes fois renouvelées par Bernard le défenseur des droits de l'Homme. D'où le choc :

Macha.Corybantes.12

Macha.Corybantes.13

Apprécions la bataille d'un autre angle. Notez qu'un bon joueur de DBM a forcément deux choses : des réglettes en cuivre et une belle montre. Les débutants, à droite, ont des réglettes en plastique rouge Warhammer (mais une belle montre aussi)...

 

Macha.Corybantes.14Sur ces clichés, la situation ne paraît pas désespérante. Elle ne l'est d'ailleurs pas. Pourtant, on constate que Corybantes a concentré une partie énorme de sa force en un point restreint de ma ligne, laissant - comme souvent, les pauvres - les hoplites un peu inutiles face à peu d'ennemis. La rupture de mon aile droite me semblait une évidence, mais dans un terme que je souhaitais le plus long possible, en espérant que mes auxiliaires thraces tombassent à point nommé sur les archers pour leur casser la margoulette.

Macha.Corybantes.15

Le Psiloi serbe (à gauche, en ligne brisée) est un animal petit, poilu, et vicieux. Tiens, ça me ressemble un peu !

 

Entre les cavaleries, le violent combat qui devait avoir lieu eu lieu. Avec un résultat pas vraiment en faveur des Thraces (remarquez que je mets ce résultat sur de dos des Thraces, pas du mien. Moi, j'ai fait ce que j'ai pu !)

Regardez plutôt :

Macha.Corybantes.16

C'est ce qu'on appelle une branlée. Pourtant, de l'autre côté, les gars faisaient de leur mieux, et couraient aussi vite que les 1 au dé le leur permettaient !

Macha.Corybantes.18

"Outch, outch, outch, on y est presque !" soufflait la masse grouillante des Thraces de pas.

 

Les combats continuèrent entre les cavaleries, et même que les hoplites y furent mêlés, qui défendèrent vaillamment leur peau et tuèrent moults Serbes avinés.

Macha.Corybantes.19"Toi là-bas, t'vas voir ta gueule à la récré !"

 

Macha.Corybantes.20     Macha.Corybantes.21

Ha ha ha !

Pourtant, aussi héroïques qu'ils tentèrent d'être, mes braves cavaliers thraces prirent leurs jambes à leur cou, devant le grand nombre de pertes si rapidement accumulées. Et ce fut la débandade de mon premier corps, ni plus ni moins que celui de mon général en chef, découvrant par sa fuite le flanc de ma ligne de hoplites...

Macha.Corybantes.22La partie n'était pas jouée pour autant, car les pertes commençaient également à être nombreuses chez les chevaliers serbes. Et surtout, les Auxiliaires sur mon flanc gauches s'avançaient lentement, mais sûrement vers les archers de Corybantes et leurs petites flèches...

Retrouvez la suite dans le prochain épisode (dans un mois et demi, sauf pour ceux qui envoient leur RIB par mail) !!

 

A bientôt !

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 20:00

Salut à tous !

 

p32

Nous nous quittions la fois dernière au moment même où allait éclater la fureur de la bataille entre l'armée perse de Tyty et mes citoyens spartiates body-buildés et survirils. Remémorons-nous donc un peu ces joyeusetés.

p33La ligne grecque s'est ébranlée dans la plaine jusqu'à pouvoir sentir l'haleine remplie de peur des soldats perses. D'un côté, la plaine continue et les Sparabaras attendent fébrilement l'avancée spartiate. De l'autre, bouché par un terrain broussailleux, c'est cette fois les Grecs qui hésitent devant le comité d'accueil des mercenaires mysiens, paphlagoniens et thraces, l'écume aux lèvres et l'envie d'en découdre en terrain favorable.

Seule la réserve, maigre mais courageuse, de javeliniers grecs, en arrière de la ligne des hoplites, peut envisager sans grand risque (et avec quelque maigre espoir de succès) de bondir dans la broussaille pour engager des Mysiens. En en prenant l'initiative, mes javeliniers Ps(I) se donnent les moyens de choisir le premier combat, là où le débord leur sera favorable... Alors que les hoplites se jettent sur les Sparabaras, mes deux plaquettes de Psilois vont chercher la gloire face à des Psilois d'une toute autre envergure.

p31p34p35p36Du côté des fantassins lourds, les uns et les autres se repoussent, divisant un peu les lignes de chacun. Contrairement à ce que j'espérais de mes hoplites, le choc ne paye pas, les Sparabaras tiennent quand les Immortels repoussent même leurs ennemis.
Par contre, les humbles javeliniers grecs, descendus pour l'occasion de leurs montagnes, laissant quelques jours leurs moutons dans l'enclos, accomplissent l'impossible : ils brisent la résistance des Mysiens qui tenaient la broussaille en face d'eux, s'ouvrant une voie royale vers deux plaquettes de cavalerie, perdues ici dans ce terrain absolument défavorable pour des montés.

p39p38p37Les Perses, poltrons comme on le sait, n'en perdent pas moins leur audace opportuniste. Ainsi, un auxiliaire vient prêter main forte aux cavaliers bien embarassés dans les herbes hautes, pendant que les Immortels, pas peu fiers d'avoir repoussé des hoplites grecs dans un vrai combat d'hommes, décochent une salve mortelle de flêches qui disperse pour de bon la plaquette de leurs opposants directs.

p40p41p42

Juste le temps de se réorganiser son aile après la dislocation d'une plaquette de hoplites, le général spartiate jette son centre dans la bataille et va repousser un groupe de Sparabaras. Puis l'aile réorganisée pousse à son tour, et repousse les Immortels, qui tiennent encore bon. Pendant ce temps, Tyty, qui se demande pour encore combien de temps sa ligne de Sparabaras va tenir, réorganise ses légers dans le terrain broussailleux, afin de combler le trou sur sa jonction martyrisée par les javeliniers grecs Ps(I).

p44p45p47p48La réorganisation que Tyty mène dans les broussailles sonne comme l'expulsion prochaine des mes Ps(I) hors du terrain inégal. Pendant que je les réorganise pour éviter de se faire massacrer trop vite, je lance à nouveau l'aile des hoplites à droite du général face à leurs rivaux perses. Enfin, la couardise des encapuchonnés jaunâtres se révèle, et la charge furieuse des Grecs rompt la ligne. La jonction perse entre le terrain ouvert et les broussailles est brisée !

p49p51p52Et, dans un dernier élan bestial, Pausanias (appelons-le ainsi) vient jeter sa phalange en avant, finisant de briser la résistance perse. Cette fois, ce sont les Immortels qui démontrent qu'ils ne le sont que de nom. Pendant que les javeliniers des broussailes se sont réorganisés pour encaisser la brutalité des auxiliaires alliés des Perses, les hoplites ont fini de rompre la cohésion de l'ensemble de l'armée orientale, en emportant leur élite la plus mal habillée...

p53p54p55Le corps d'armée perse déroute en atteignant son seuil de démoralisation de 7,5 équivalents éléments : deux doubles plaquettes de Sparabaras, une d'Immortels, une plaquette de Psiloi(S) mysiens, une (O) perse et une horde. De mon côté, mes vaillants guerriers grecs n'ont à déplorer la perte que d'une plaquette de hoplites Sp(O) et une de javeliniers Ps(I). Mon seuil de démoralisation était de 6,5 éé.

 

 

La conclusion de cette partie est que, comme nous ont montré la plupart des parties de DBM à 130 points sur une table large de 60cm (confère le ratio calculé par Tyty dans l'article précédent), la tâche est très complexe pour le joueur perse. En effet, en jouant les Spartiates, je peux allonger une ligne de hoplites Sp(S) sur toute la largeur de la table. Avec mes Athéniens, je peux faire de même, mais cette fois avec une double ligne ! Le joueur perse, Tyty, en est réduit à tenter des tactiques pour désorganiser la phalange, afin de l'affaiblir comme il peut. Une chose ardue si ce n'est impossible face aux Spartiates, réguliers. Quand le Perse peut bénéficier d'un appui sur un terrain inégal, la chose est complexifiée pour moi, puisque je n'ai pas la force nécessaire pour y mener un engagement viril (comme il se doit). J'ai alors à tenter de rendre les plus inoffensives possibles les nombreuses troupes légères qui s'y trouvent. Ce que je fis fort bien durant cette partie ici relatée, puisque mes deux humbles javeliniers ont largement tenu tête à la méchante bande des mercenaires perses embusquée dans les herbes hautes, quand ma formation lourde a pu enfoncer les asiatiques (déployés sans doute trop en avant) dans le terrain dégagé.

p2Sous peu, Tyty et Macha testeront pour vous, cher public en folie (non non, femmes ! Ne nous jetez pas vos culottes ! Ou alors que les propres, non mais ho !), les parties de DBM avec une adaptation de la règle pour jouer en deux corps de 200 points sur une table de 120cm sur 120.

 

D'ici là, à bientôt à la convention Fumbles !

Salut !

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 20:09

Salut !

 

Hourra, internet que voila dans mon chez moi !


Alors, ni une, ni deux, ni trois, ni dix, je vous soumets un article. Article formidable puisqu'il s'agit de la première partie d'un rapport d'une partie m'opposant moi Macha et mes fiers Grecs à Tyty et ses incultes de Perses (ha ça ! Pour s'habiller mal, ya du monde, mais pour la poésie philosophique, y plus personne !).

p3

Le format de la partie est une idée de Tyty. Il a réfléchi fort pendant tout un week-end, et a fini par trouver qu'il serait plus juste, pour se rapprocher du format DBM normal (pauvres que nous sommes en temps libre, nos 400 points ne sont pas encore peints...), de jouer avec 130 points d'armée sur une table de 120cm de profondeur sur 60cm de largeur (tout est divisé par 3, nombre de point et largeur de la table. Vous remarquerez que l'on ne touche pas à la profondeur. Tyty et moi tenons beaucoup à cette profondeur, possibilité d'avoir des réserves, de temporiser, et puis tout un tas de choses.

p4

Voila donc la troisième partie que nous jouons ainsi. Les deux premières eurent des visages bien différents. La première laissa je crois un goût amer à Tyty, qui comprit aussi bien que moi (mais du mauvais côté de la ligne de bataille) que dans une proportion normale, le joueur grec, avec ses hoplites body-buildés et quasi-gratuits, pouvait remplir tout la largeur de la table avec une ligne oscillant entre facteur 4 et facteur 5. La deuxième laissa un goût amer à Macha, qui, voulant faire le malin avec des Spartiates hyper-maniables (relativement, pour des hoplites), a cru bon de ne pas se déployer en ligne de façon monotone, se faisant ainsi plier par la cavalerie perse toujours prête à toutes les vilainies.

 

Pour qui l'amertume cette fois ?

 

Tyty a une armée perse variée. Ses 130 points comportent une ligne de Sparabaras (4 doubles-plaquettes et une double d'Immortels) pour la rigidité et le tir, un fort contingent de troupes légères de bonne qualité (Psilois Supérieurs et Ordinaires, Auxiliaires Supérieurs et Ordinaires), et un groupe de cavalerie tout à fait respectable. Cela tombe bien, un terrain inégal, et donc mal aisément praticable pour mes hoplites tombe dans sa moitié de table.

p5

Mon armée grecque est parfaitement originale, puisqu'elle comporte... des hoplites ! Et puis aussi un peu de hoplites. Et quelques psilois inférieurs pour briquer les hoplons des hoplites. Je choisis de jouer des Spartiates, accompagné d'un petit groupe d'irréguliers d'une cité un peu éloignée de Sparte. Déployés en une ligne sans profondeur, je n'ai qu'un facteur de 4, mais étant supérieur, ma résistance équivaut à une double ligne de Sp(O) à facteur 5. J'ai moins d'impact cependant, mais une manoeuvrabilité incomparable.

p1Alors que mon déploiement se fait dans la plaine, m'organisant de façon à m'étendre, dès que besoin, sur toute la largeur de la table, celui de Tyty se fait, comme je vous le disais, en appui sur un terrain inégal. Dedans, ses troupes légères, devant, des Psilois pour le harcèlement mais pas sexuel , ainsi que sa cavalerie (quelle fourberie va-t-il tenter ?), à côté, sa phalange de Sparabaras prêts tatoos pour ne pas avoir l'air de fuir sans combattre face aux glorieux fils de Lycurgue.

p6Au passage, excusez-nous pour la plaquette de Horde de Tyty non peinte et pour mes socles pas texturés.

 

  Et voici l'allure des deux armées face à face, à l'heure du déploiement. Mes Grecs sont dans le fond de la table, car, en tant que défenseur, il faut pouvoir réagir en cas de déploiement très aggressif de l'attaquant. Tyrwaz lui, prend une posture défensive, et se greffant au terrain. Il devient clair que la bataille va avoir lieu près de ce terrain broussailleux.

p7Comme on le voit, mon déploiement verrouile les possibilités de Tyty en morne plaine. J'ai sur chaque extrémité un rang supplémentaire afin de redéployer un élément à droite, et un à gauche, afin de boucher complètement la plaine. Sur ce terrain, inutile de préciser que Tyty, qui n'a pas de force de frappe capable de briser ma ligne frontalement, est démuni. Il va donc user de tactiques avec sa cavalerie et quelques Psilois, avec d'essayer de désorganiser ma ligne, avant que le rouleau compresseur hoplitique n'atteigne les Sparabaras en bord de broussailles.
Ainsi donc, ma ligne avance, quand les Perses envisagent des manoeuvres fourbes.

p8p9p10p12Tyty vient fixer deux points de ma ligne avec ses troupes. Avec mes hoplites, de front, je ne peux détruire ni la cavalerie, ni les psilois, qui, au mieux, fuiront. Au milieu de ma ligne, les hoplites irr Sp(O), irréguliers, sont plus facilement désorganisables que les Spartiates, réguliers. Probablement la cible des cavaliers. A la gauche des Perses, cette approche des Psilois semble une tentative désespérée de rayer les boucliers des Lacédémoniens... Surtout, la grande manoeuvrabilité des Homoioi va permettre de mettre la main sur un Psiloi perse, puisque dans leur attaque, l'une des plaquettes de Psiloi a la mauvaise idée de repousser (miracle !) une plaquette de Sp(S), quand les deux autres prennent leurs jambes à leur coup...

p13p14p15p16p17Tyty prend des mesures, en se demandant comment il va bien pouvoir faire enculer les mouches par ses Psilois perse...

 

La suite n'est pas concluante, ni pour les cavaliers, ni pour les Psilois restants. Les quelques tentatives de destabilisation échoue, et la phalange avance doucement mais sûrement, mettant quelque-peu la pression sur la cavalerie, le Satrape en chef manquant de force de commandement pour organiser la retraite de tout ce beau monde. Mais regardez plutôt le déroulement de l'avance grecque en images.

p18p19p20p21p22p23Des cavaliers, effrayés par le péan chanté par les Spartiates, finissent par retourner se cacher dans les juppons de leurs mères. "Laissez passer, on a oublié de fermer le gaz !"

 

C'est alors que commencent les choses sérieuses. Les Grecs sont bien proches désormais du terrain inégal. L'assaillir serait une prise de risque, puisque truffé de Psiloi(S) et d'Auxiliaire(O) et (S), les Spartiates, bien que vaillants et huilés (ce qui leur permet justement de passer partout), se ferait peut-être occir, sinon refouler. Et engager les Sparabaras sans engager les troupes dans le terrain difficile revient à scinder la ligne des hoplites en deux, offrant des flancs, point faible extrêmement vulnérable des Grecs. Pourtant, il faut faire un choix, et cogner dans la ligne des boucliers en carton des Perses. L'aile gauche Spartiate s'élance alors, la droite restant prête à bondir sur les Psilois perses s'il venait à ceux-ci l'idée d'aller titiller les flancs des attaquants grecs.

Dès lors, les cavaliers perses sont repoussés au travers de leur propre ligne, la désorganisant. L'habile Satrape organise néanmoins et comme il peut une retraite coordonnée des Sparabaras et des cavaliers, afin d'obliger les Spartiate qui les pressent à avance le plus possible derrière le terrain inégal. S'avancer ainsi est une opération délicate pour les Grecs, qui, laissant une partie de leurs troupes en arrière, s'en éloigne. L'enjeu est alors de surveiller et de protéger les flancs d'un sursaut des troupes perses.

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Vous remarquerez sur ce cliché que, derrière la horde perse qui a disparu, il y a un grand vite, autrefois occupé par une double-plaquette de Sparabaras. En étant pulvérisée, la horde l'a entraînée dans l'abîme de l'oubli, conformément à la règle qui veut que toute troupe qui se trouve en partie derrière un ami détruit à moins d'une profondeur de plaquette disparaît également. La faille dans la ligne est, comme vous le voyez, instantanément comblé par le Satrape qui ramène les Sparabaras qui tenaient l'extrémité droite.

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Pouce ! Il est tard, c'est dimanche, il faut rentrer se coucher pour entamer une dure semaine de travail. Nous avons mis en pause cette folle bataille, au moment même ou la bagarre allait vraiment commencer. Après avoir pris soin de mettre la table et les figurines qui habitent pacifiquement dessus hors de portée des chats, nous avons remis la suite de la partie à plus tard... Et la fin de ce rapport (neutre et impartial) aussi ! Salut à tous !

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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 20:14

Mach-Tyty 0565

 

 

 

Vous voici compté en ces quelques lignes, le récit d'une des dernières batailles que nous nous livrâmes. Toujours, Grecs contre Perses, sempiternellement, à DBM !! Bien que l'avancement de nos troupes nous permets d'espérer de jouer bientôt en 200 points, nous devons toujours  nous astreindre à 100 points de jeu. Si c'est un format pratique parce qu'il permet de jouer à DBM avec une armée parfois pas plus grande qu'une armée DBA (par exemple, l'armée du Nouveau Royaume Egyptien à DBA fait 100 points à DBM), c'est un format qui ne permet pas de tirer la quintescence stratégique de DBM. A savoir, la gestion sur plusieurs corps (gestion qui stigmatise les différences entre réguliers et irréguliers). Mais bon, au moins on appréhende clairement les limites d'engagement d'un corps en tant que tel. Ce fut cette fois-ci, à mes dépends... Qui a dit comme toujours ?!!

 

Innovation, c'est Mach qui est à l'attaque cette fois (Avec une agressivité de 1, les Grecs se retrouvent bien souvent défenseurs). Tant mieux, ça nous change et ça me permet de m'essayer dans une situation peu habituelle pour moi. Voici donc le terrain qu nous générâmes :

 

Mach-Tyty 0544

 

 

Vient ensuite la phase de déploiement. Au combien délicate quand on est défenseur(et là j'ai réalisé quelle torture psychologique Mach' endure à chaque fois qu'il est défenseur). Car dans ce format de 100 points à un seul corps, tout est placé d'un coup sans aucune vue sur les intentions de l'adversaire. Autant dire qu'il faut savoir faire preuve de bon sens, de froideur et dans le meilleur des cas, de ruse ! Du peu d'expérience que nous avons jusque là acquise de DBM, s'il est bien une règle qu'on a retenu, c'est que le défenseur ne doit jamais se déployer en limite de sa zone de déploiement. Seul un placement en retrait permet de garder une marge suffisante pour éventuellement réajuster son déploiement après celui de l'attaquant et surtout, étant donné que c'est l'attaquant qui commence à jouer, de ne pas être fixé dès le premier tour de jeu sans aucune capacité de réaction. C'est là une des richesses de DBM, la profondeur de champs qui permets une approche stratégique plus riche. Pour les DBMiste, n'hésitez en tout cas pas à nous faire partager votre point de vue sur cette question du déploiement défensif : il ne se vérifie peut être pas à 200 ou 400 points ?

 

 

Voici mon déploiement :

 

Mach-Tyty 0556

 

L'idée était de retenir la phalange probablement située sur la rive droite de la rivière (étant donné l'exigüité de la rive gauche) pour la prendre de flanc en m'appuyant sur la rivière, celle-ci s'écoulant du bord de table grec au bord de table perse. Pour fixer la phalange au centre, j'utilisais ma cavalerie (qui ne fait que fuir dans le pire des cas contre des lanciers) et quelques psiloïs (qui eux aussi ne font que fuir) qui constituaient eux une sorte d'appât (rôle qu'ils remplirent trop bien en fait...). Le but étant donc de fixer la phalange pour l'arroser des flèches de mes sparabaras et autres Immortels situés à l'abris de l'autre côté de la rivière. Soit le hoplite se décidait à traverser pour faire taire la menace, et donc dans ce cas là la défense de la rive me donnait un avantage tactique (+1 au corps à corps), soit il décidait d'ignorer mes flèches et dans ce cas là, mon infanterie légère, en soutien de mes archers, se chargeait de traverser la rivière et de prendre sur l'arrière la phalange. Mes archers n'auraient eu qu'à se mouiller les pieds pour l'enfoncer de flanc. Bref, un plan génial (mais si mais si !). La suite me montra que ma grosse erreur fut dans la répartition des moyens. En effet, les psilois au centre ne furent pas assez nombreux  et solides pour retenir la phalange et il me fut donc inutile d'avoir un tel surclassement sur la rive gauche. Il faut dire qu'au moment du déploiement, pour me permettre de traverser la rivière en toute sécurité, j'employai des forces pour sécuriser le terrain inégal éventuellement infesté de javelinniers adverses (Ps(I)).

 

Et voici le déploiement de Machablabla qui s'en suivit :

 

Mach-Tyty 0564

 

Je lui laisse le soin d'ajouter quelques lignes s'il lui prend l'envie d'expliquer ses intentions.

 

La bafouille de Machablabla :
Mon idée de déploiement et d'axe d'approche était très simple, mais aussi ambitieux vue la composition de mon armée (et sa manoeuvrabilité). Le gros des troupes de Tyty étant coincé derrière le cours d'eau, je décidai de mettre le gros des miennes à l'opposé, face à la cavalerie adverse. En me déployant le plus près possible d'elle, j'espérai pouvoir jaillir dessus, lui coupant la fuite avec la cavalerie d'un côté, les archers de l'autre. Le gros de l'armée perse dans ce cas serait à contenir, en temporisant avec les quelques hoplites détachés sur mon flanc gauche, et mes troupes légères.

 

Pour ma part, la première conséquence qui en résulte, c'est que je ne peux laisser ma cavalerie en l'état au centre. De toute évidence, elle se fera tournée par la cavalerie adverse une fois qu'elle sera fixée par la phalange. Je n'ai peut-être pas assez réfléchi au moment du déploiement sur l'utilisation que Mach ferait de sa cavalerie. Mais peu importe, là aussi un autre plan génial et machiavélique naissait de mon esprit vil et perfide, héhéhéhé...

 

 

Mach-Tyty 0573

  Citoyens athéniens, en avant !

 

Les armées se mirent en mouvement.  Macha avance donc son centre et son aile droite, implacablement, presque sereinement je dirais. Il investit par la même occasion les broussailles avec ses psiloïs.

 

Mach-Tyty 0575

 

 

 

Pour ma part, je détache des cavaliers légers retenir la cavalerie adverse en préparation du mauvais coup de mon général qui ne laisse pour le moment rien paraître. Ceci dans le but de laisser la phalange s'enfoncer dans le terrain et ainsi lui laisser moins de manoeuvrabilité par la suite. De l'autre côté de la rivière, je mets en branle mes troupes en préparation de mon plan, les psiloïs en face soutenant l'effort.

 

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  Admirez le reflet dans l'eau de mes fières troupes !

 

 

Mach' continue son avancée :

 

Mach-Tyty 0597 Quel panorama !

 

 

Je me prépare à ralentir la phalange sur son aile gauche avec les psiloïs, tandis que ma cavalerie légère continue de contourner la cavalerie grecque. Le satrape mets enfin son plan à exécution : il se défile du centre pour laisser le général adverse le bec dans l'eau (on ne connait que trop bien la lourdeur de la phalange composée d'irréguliers et l'intérêt de sa désorganisation) pour s'attaquer au mieux à la cavalerie adverse, surclassée en qualité et en nombre par son homologue perse.

 

 

Mach-Tyty 0608

 

Mach-Tyty 0610

  On contourne !

 

 

Cependant je prends de gros risques. Car à étendre ainsi ma ligne, je vais vite laisser mon flanc droit incommandable. C'est pour ça qu'il me faut mettre en place le dispositif de mon plan initial le plus rapidement :

 

Mach-Tyty 0611

 

Le temps m'est d'autant plus compté que le harcélement s'engage avec mes psiloïs :

 

Mach-Tyty 0614

 

 

Le débordement par la cavalerie s'en suit. Je ne peux là aussi pas trainer. Les Grecs sont menés par un général des plus émérites qui me mets la pression de toute part. Je ne peux donc prendre le temps de finir de mettre en place mon aile droite avant d'être hors de portée de commandement. Cependant, première conséquence, la phalange est éclatée et une bonne part est dans le vent.

 

A ce moment de la partie, je laisse délibérément mon aile droite en autarcie, bien qu'elle n'est pas encore en place, me disant que si je n'ai pas de point pour la commander, j'utiliserais au moins tout mon effort sur l'aile gauche adverse. L'adversaire devrait de fait aussi y concentrer tout ses efforts et ainsi laisser tranquille l'autre flanc. Il me suffisait de m'armer de patience : le temps d'éliminer la cavalerie adverse et de contourner toute l'armée grecque pour me remettre à portée de commandement de l'aile droite. Un plan par là bien trop ambitieux.

 

Mach-Tyty 0617

 

Trop ambitieux. Car là encore, le général adverse, sentant sans doute le rôle peu enviable poindre à son armée, se démène ! Il peut ainsi non seulement faire face et ralentir mon action sur son aile droite mais il peut concentrer son effort à gauche, profitant de l'apathie, inhérente aux troupes non commandées, de mes archers :

 

Mach-Tyty 0618

  Les psiloïs sont refoulés...

 

La bafouille de Machablabla :

Hourra ! Le gros de l'armée perse est isolée : les troupes légères à la jonction avec le commandant sont écrasées, et ce dernier a choisi le contournement (la fuite ?), ne restant à portée de commandement que de ses cavaliers. Impossible pour les Grecs de rivaliser avec la cavalerie perse, trop manoeuvrable (esquivant les hoplites sans soucis) et plus forte et plus nombreuse que les quelques cavaliers grecs. Il s'agit donc de ne pas prendre trop de pertes de ce côté, tout en se ménageant un contournement des Perses non commandé de l'autre côté du Styx, pour les titiller avec les Thraces.

 

 

Mach-Tyty 0622

  Et c'est l'incursion thrace qui commence !

 

Mach-Tyty 0623 Tandis que je suis en posture idéale pour éliminer le flanc droit grec...

 

 

Une course contre la montre s'en suit. Car avec seules deux petites plaquettes de Thraces (Ax(S), et oui, ça peut faire très mal !) Machablabla a la force suffisante pour m'éliminer mes archers les uns après les autres. Et étant donné mon faible seuil de démoralisation (5,5 contre 7,5 pour Macha), la déroute peut arriver très vite. Il me faut absolument le contenir de l'autre côté de la rivière, le temps de pouvoir faire preuve de plus d'allant et ainsi pouvoir faire vraiment face. Ce qui n'arrivera pas avant l'élimination de la cavalerie grecque et le renfort du général.

 

Trop tard ! Mes archers sont trop inefficaces et les Thraces sont trop maneuvrables : ils s'attaquent tranquillement à mes psiloi pour mettre un pied sur la berge. Ils prennent ainsi à revers mes archers et les grignotent petit à petit. De l'autre côté j'étais parvenu à me débarasser d'un socle d'archer et un de cavalerie, insuffisant...

 

 

Désolé pour le manque de photos sur la fin, nous étions trop absorbés par la partie !

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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 20:46

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Salut à tous, vous qui continuez à venir tous les jours malgré la forte pénurie d'article, et vous aussi qui tombez là par hasard.

Voila un petit article pour vous relater d'une chose : hier soir, ou plutôt ce matin, de très bon matin, nous avons guerroyé avec Tyty. C'était une bonne vieille partie de DBM comme nous n'en avions pas fait depuis un moment (et oui, nos vies privées sont tellement excitantes, que, non contente de nous empêcher d'écrire des articles, elles nous privent aussi de jeu ! Et de peinture pour Tyzwaz ^^).

Notre partie de DBM, De.Bon.Matin, est une petite partie restreinte juste pour le plaisir de pousser des bonshommes en fer et de jouir de cette décidément increvable règle De Bellis Multitudinis (j'y reviendrai dans un prochain article où je vous ferai part de mon sentiment à propos de la règle Art de la Guerre, puisque j'y ai joué avec l'ami Xavathor).Nous avons donc modifié légèrement les contraintes : 100 points, limites des choix de troupes divisées par deux, table réduite (encore grande pour le format, m'enfin).

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Après avoir placé quelques éléments de décor, je me suis déployé, le premier puisque j'étais défenseur. Ce qui est logique, car je vous informe que nous jouions les Perses de Tyty contre mes Grecs athéniens. Oui, c'est vrai, j'aurais pu le dire plus tôt, et alors, ça vous force à tout lire comme ça (je teste pour voir si les 6 ou 7 forcenés qui se pointent tous les jours sur le blog malgré l'absence de nouveaux articles sont dégoûtables ^^ Hommage à vous !).

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Comme la table est large, il n'est pas possible de l'occuper dans toute sa largeur, malgré mon grand nombre de hoplites. Et comme l'armée perse est beaucoup plus mobile et manoeuvrante (quantité de légers et de cavalerie nettement supérieure chez eux, alors que les Grecs sont d'une absolue rigidité pour les trois quarts de l'armée qui se compose d' "irr Spears(O)", très solides sur deux rangs, en grand nombre donc, mais si facile à surclasser à la manoeuvre), je décide, en bon défenseur que j'étais censé être, de camper sur la coline douce que j'avais placé dans un coin, pour m'appuyer dessus, en tentant de fermer le mieux possible mes flancs. Pour ce faire, la phalange est flanquée de chaque côté d'archers athéniens (de vrais pros, vous allez voir), et vers l'intérieur de la table de toute une série de troupes légères, un peu en arrière de la ligne, pouvant intervenir d'une façon ou d'une autre. Derrière la ligne des citoyens hoplitiques sont déployés les rares cavaliers grecs, dans une position leur permettant de réagir le plus souplement possible à l'attaque de Tyty : surgir, selon le besoin, pour couvrir le flanc droit ou le flanc gauche.

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Maintenant, et c'est le gros avantage de ce format pour les attaquants (un seul corps de 100 points signifie que le défenseur place TOUT en premier, l'attaquant se place ensuite... Nous jouons pour le plaisir !), Tyty a tout son temps pour paufiner son déploiement afin de me rentrer dedans le mieux qu'il peut pour créer une rupture.

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Clairement, Tyty a décidé de me rentrer dedans par le côté où j'ai mis le gros de mes légers, en arrière de la ligne de hoplites. Habituellement, il fait tout pour éviter le contact frontal avec mes hoplites, et on le comprend, puisqu'ils sont supérieurs à tout ce qu'il peut leur opposer. Au contraire, il cherche à me trucider mes légers avec les siens ou avec sa cavalerie, qui se fait toujours un plaisir de disperser ces plaisantins à javelots. En face des Grecs, les Perses ont donc de droite à gauche la cavalerie satrapale, une nuée de troupes légères (de très bons psilois et des auxiliaires) et à droite le point dur des troupes à pied, les Immortels et sparabaras.

 

 

L'attaquant commence ! Au premier tour, Tyty a plein de points d'initiative, alors il fonce. Il prend son armée et il la fait aller à marche forcée. Visiblement, il compte rentrer dans le lard de mes pauvres psilois et auxiliaires sans même laisser à mes hoplites l'impression d'avoir essayer de faire quelque-chose.

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La mission des hoplites est dès lors d'effectuer une roue sur l'axe des archers, pour se rabattre sur la ligne dure des Perses, leurs sparabaras. Cela doit être fait dans les plus brefs délais, car si Tyty continue à avoir des pleins seaux de points d'initiatives, le flanc gauche risque d'exploser. J'obtiens à mon tour un énorme 1 à l'initiative. J'utilise le bonus du commandant en chef pour permettre à la phalange d'amorcer sa roue.

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Tyty obtient au deuxième un paquet énorme de points d'initiative, quelque-chose comme, mmh, disons cinq ou six. Il utilise tout cela pour enclencher la vitesse supérieure et place son armée dans une ligne diagonale offensive : attaque franche avec la cavalerie sur mes légers, soutien décalé avec ses propres légers de sa cavalerie, temporisation avec ses sparabaras, pour un éventuel soutien de tir dans quelques tours.

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Les cavaliers ont fondu sur mon flanc gauche au tour suivant (suivis de près par des psilois fous), faisant pendre la mort au nez de mes psilois tremblants (la question était, tremblent-ils parce-qu'ils sont nus et que le vent souffle, ou tremblent-ils de peur ? Humblement, j'ai penché pour les deux). Le commandant grec n'aimant pas cela du tout, il a dégarni le flanc gauche de sa phalange pour envoyer les merveilleux archers athéniens menacer de leurs projectiles les croupes des chevaux des mèdes. Ces tireurs d'élites étant des troupes régulières, quatre points suffirent à se mettre à distance pour décocher les premières le tour suivant. Le résultat ne s'est pas fait attendre : ouïe les cavaliers du satrape ^^ Notez également dès à présent le début de manoeuvre de la cavalerie grecque sur l'arrière de la colline. Les cavaliers prennent le galop pour courir à la rescousse de leurs petits camarades.

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Et il y a besoin, car la pression s'accroît sur les troupes légères grecques : la cavalerie perse, général en tête s'est reformée, préparant la ruée pour elle tant attendue; le psiloi fou s'est jeté sous les tirs des archers grecs pour éviter au Satrape de mourir prématurément; le reste de l'armée perse avance également sûrement vers de glorieux combats à venir. La cavalerie grecque, elle, se démène pour arriver à l'heure de la bagare. Son objectif est de se faufiler entre les lignes alliées, pour fondre sur les psilois et auxiliaires ennemis, déjà bien avancés. A coup sûr, ils se feraient tailler en pièce. Une plaquette d'héroïques psilois(I) est quant à elle envoyée sur la route de la cavalerie perse, pour la ralentir un peu, le temps de rouler sur ces valeureux paysans de l'Attique pauvrement armés et pas vêtus du tout.

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Dans la série de photos suivante, représentant de nombreux évènements, et donc avec moins de détails que précédemment, nous allons voir la manoeuvre perse d'abord : la cavalerie, comme prévue par le Grec, se jette sur les malheureux psilois; le Mèdes écrante encore ses propres troupes contre les tirs des archers athéniens en ramenant des psilois sous le tir; sa cavalerie légère se place et s'apprête à bondir contre la cavalerie grecque en approche, alors que tous les légers avancent au plus près de la bagare; enfin, le groupe des sparabaras avance en s'étageant en escalier, en partie pour accueillir la percée prochaine de ma cavalerie de trombes de flèches, en partie pour contenir la lourde charge hoplitique qui commence à se faire beaucoup sentir.

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Les archers athéniens tirent toutes les flèches qu'ils peuvent et envoient des psilois ainsi que la cavalerie légère perses mordre la poussière, tandis que la cavalerie vient se placer côte à côte des premiers, pour une charge prochaine, sans même craindre la menace des archers perses sur leur flanc. La phalange hoplitique continue patiemment son mouvement, pour aller se placer à portée de charge d'un élément de sparabara. Le quart de cercle préfigurant le gros du combat se dessine, alors que les Grecs semblent sur le point de prendre l'initiative par une prise de contact de l'ennemi en plusieurs points...

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La fin de la partie n'est que l'achèvement de cette prise d'initiative des grecs dans la déconfiture de l'attaque perse. La cavalerie attique et béotienne fond sur un élèment de psilois avec l'aide des Thraces, sur un d'auxiliaire avec la débord d'autres cavaliers; les archers athéniens pivotent vers la cavalerie satrapale, mais ne parvient pas à les défaire; enfin, la phalange déboule contre les sparabaras vers un corps à corps dont le fracas a résonné toute la nuit dans le salon.

Le résultat des combats est sans appel : la cavalerie piétine tout ce qu'elle a rencontré, quand les hoplites écrasent sous leur poussée les pauvres sparabaras perses.

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Le seuil de démoralisation du corps d'armée perse est atteint, la victoire est donc acquise pour les Grecs !

 

Pour conclure, je pense pouvoir affirmer que Tyty n'a pas su (ou pu ?) cette fois profiter de la souplesse supérieure de ses troupes, alors que, en réaction, j'ai réussi à peu près tout ce que je souhaitais : sauvegarder mes légers en écartant la cavalerie perse grâce à l'appui des archers, ramener ma cavalerie pour reconstituer ma ligne de bataille dans le trou, et enfin frapper les sparabaras avec ma phalange.

Quoi qu'il en soit, ce fut une partie très agréable, avec des déplacements passionnants et des jets de dés pour mes tirs très motivants ^^ DBM a cette fois encore démontré son potentiel ludique par son rendu et sa simplicité. En parlant de cela, je vous ferai très bientôt part de mes impressions et de mon sentiment à propos de la règle tellement jouée actuellement, l'Art de la Guerre. En effet, comme je vous le disais en début d'article, j'ai fait une petite partie opposant des Macédoniens à des Romains,  grâce au camarade Xavathor...

 

A bientôt pour cela ! Bon dimanche à tous !

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 19:30

Initiation-du-02-04-2010 0350

 

Hier soir, c'était soirée DBM, entre autres, à Fumbles. Une grande première, et à plus d'un titre ! Première partie DBM pour la plupart des participants et première initiation organisée par nos soins. Le format choisi permettait une approche simple et exhaustive de la règle. De par l'échelle choisi pour commencer : 200 pts d'armée de part et d'autres. On reste comme ça à un format raisonnable. L'approche ludique permettait elle aussi de gagner en fluidité : chaque armée était composée de deux corps, chacun joué par un joueur. On garde et l'intérêt stratégique de DBM de par les deux corps et une certaine rapidité de jeu de par la répartition entre deux joueurs de la gestion de l'armée. C'est la composition des armées qui permit l'approche globale de la règle avec une opposition de style très variée. J'ai ainsi nommé pour les belligérants (brancher  "Eyes of the Tiger" de Rocky I, II, III, IV, V, VI, NON) :

 

Armée entièrement régulière, coûteuse en troupes lourdes donc peu nombreuses mais solides : les Chinois de Vince (The Vince's Chineses !).Ils leur faudra être efficace, car avec leur faible seuil de démoralisation, ils ne peuvent pas se permettre beaucoup de pertes. Vince et Macha auront la charge de mener à la victoire cette armée.

 

III/ 20 Sui and early T'ang Chinese 581 après JC – 755 après JC


Aggressivité : 3


1er corps

Commandant en chef – reg Cv(S) 30 AP

Cavalerie lourde – 3 reg Cv(S) 30 AP

Cavalerie cataphractée – 2 reg Kn(X) 26 AP

Archers à cheval – 4 reg LH(F) 16 AP


10 Equivalents Eléments > Démoralisation à 4 EE. 102 AP


2ème corps

Sous-général – reg Cv(S) 30 AP

Cavalerie lourde – 3 reg Cv(O) 24AP

Infanterie Pu-Ping – 4 regSp(O) 20 AP

Archerie Pu-She – 4 reg Bw(O) 20 AP et 2 reg Ps(O) 4 AP


12,5 Equivalents Eléments > Démoralisation à 4,5 EE. 98 AP

 

Le petit mot de Macha :

"Notre stratégie avec Vince a été bâtie sur deux idées simples. La première lors de la conception de la liste consistait à former un centre solide et polyvalent constitué d'infanterie lourde et d'archers. D'un côté tournera un groupe de quelques cavaliers lourds, quand de l'autre, et ce sera l'arme offensive principale, s'articulera un fort corps de cavaleries, lourde, cataphractée et légère. En somme : un centre solide, sur chaque flanc un groupe de cavalerie, dont un plus faible, qui temporise, l'autre plus fort, qui attaque. Un classique !

La seconde idée nous est venue lors du déploiement. Notre côté de table était rempli de terrains difficiles. Un gros danger puisque l'armée adverse comprend énormément d'auxiliaires, de psilois, qui sont à même d'envahir ces terrains puis d'en surgir de toutes parts. Il fallait donc essayer de bondir au plus vite assez loin de ces terrains difficiles pour que le combat se passe sur la plaine, d'où notre déploiement très en avant. Quant à la position du déploiement sur la largeur, il nous a été dicté par la morphologie de l'armée adverse et le déploiement de son premier corps : le plus gros corps numide complètement sur notre aile gauche, avec sa légion de type romain sur le bord de table. Nous avons alors voulu tenter de nous déployer en masse sur la partie droite de la table. Notre corps contenant l'infanterie est placé serré sur notre droite, cavalerie à droite pour interdire les débordements en bord de table. Quand nos adversaires numides ont déployé leur second corps dans la ligne du premier, étalant leur armée sur toute la largeur de la table, le déploiement de notre force de frappe, le corps du général en chef, toujours serré sur la droite, en face de la jonction entre les deux corps ennemis, nous est apparu idéal : nous allions tenter d'enfoncer brutalement cette jonction avant que le gros corps numide, celui mis à l'écart par notre déploiement, ne nous fonde dessus et ne nous submerge. Nos quatre cavaliers légers devaient, eux seuls, en finesse, occuper le plus lontemps possible, la vingtaine de plaquette de ce grand corps opposé."

 

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Armée à dominante irrégulière, foisonnant de troupes légères très mobiles, mais aussi très fragiles, et en grand nombre, donc prête à encaisser les coups : l'armée numide de Juba I (aucun rapport avec Star Wars...). Pourquoi Juba I ? Il permet d'aligner deux éléphants et une pseudo légion qui assurent respectivement une bonne force de frappe et un noyau solide. La multitude de troupe légère, notamment les Ax (I) qui ne coûtent que 2 pts, permettent de gonfler considérablement le moral de l'armée et d'ainsi voir le seuil de défaite à 20 plaquettes. C'est Hervé et Lucas qui en seront les généraux !

 

 

 

MISE EN PLACE DU DECOR :

 

Après avoir été désignés envahisseurs, Macha et Vince sont les premiers à pouvoir choisir des éléments de décor qu'ils pourront placés par la suite. Ils tentent d'obtenir une rivière (the Tyty's River !) mais doivent se contenter d'une route.

 

C'est ensuite à nos deux défenseurs, Hervé et Lucas, de déterminer le gros du décor. Comme ils sont défenseurs, ils sont obligés de placer les éléments obligatoires de leur liste d'armée, à savoir au moins une colline escarpée. Ils choisissent d'opter pour une forêt. Ces deux terrains seront des terrains difficiles (Difficult Going : DGo).

 

Après avoir déterminé tous les éléments à placer, ceux-ci sont disposés sur la table. Les deux éléments difficiles se retrouvent concentrés dans la zone de déploiement des Chinois (qui n'ont aucune troupe adéquate pour pouvoir les tenir) tandis que la route parcourt de part en part le champs de bataille.

 

 

DEPLOIEMENT :

 

Les Numides étant défenseur, ils doivent se déployer en premier. Les bagages installés de part et d'autres, le plus gros corps (en terme de plaquettes !) se place en premier. Il s'agit pour eux du corps de leur général en chef incarné par Lucas. Il se déploie sur l'aile droite en plaçant de droite à gauche ses légions, ses auxiliaires, ses psilois et ses éléphants. Le Lh est placé juste derrière en soutien, prêt à bondir pour parer à toute éventualité. Le général est accollé à la masse pour lui permettre de bénéficier de son bonus de commandement.

 

 

Initiation-du-02-04-2010 0285L'aile de Lucas est placée.


 

Initiation-du-02-04-2010 0286Ils barissent mais White n'est pas là...

 

 

 

Comme pour laisser les Numides le bec dans l'eau, les Chinois se déploient à l'extrême opposé, sur leur propre aile droite :

 

Initiation DBM 0288Toute la piétaille chinoise, archers et lanciers, se retrouve concentrée ici, soutenue par de la cavalerie lourde.

 

 

C'est au tour du deuxième corps numide de se placer. Hervé encadre son infanterie légère par ses cavaliers légers (Light horse : Lh) :

 

Initiation-du-02-04-2010 0294a

 

 

Il ne reste plus que le général en chef Chinois (Mao Tse Mach') à faire son entrée. Sa cavalerie lourde et lui même se déploient dans la continuité du corps du sous-général (Sun Vince) tandis qu'une unité de cavalerie légère (des Lh(F), F pour Fast) se forme en colonne sur les pentes de la colline escarpée.

 

 

TAYAU !

 

C'est le premier tour et les envahisseurs chinois mettent à profit le bon commandement de leurs généraux pour fondre sur leurs adversaires. Ainsi les Lh descendent de la montagneu à cheval (clap ! clap !), ils descendent de la montagneu à cheval (clap ! clap !), ils descendent de la montagne, ils des... Pardon.. Simultanément, la cavalerie disposée au centre du dispositif (qui comprend de redoutable chevaliers cataphractés armés d'une lance à deux mains : des Knight (X) ! et non pas des Knackis...) pivote pour faire face au pachyderme. L'aile droite quant à elle se redéploie pour s'aligner face aux Numides menaçant leur flanc droit.

 

 

Initiation-du-02-04-2010 0297

...ils descendent de la montagneu à cheval, clap ! clap !

 

 

En réaction, Lucas avance ses mastodontes de combat vers la cavalerie menaçante, aidée par la colonne de Lh de droite du corps de Hervé. L'infanterie disposée sur l'aile droite avance en masse vers les Lh qui... descendent de la montagneu à cheval ! (clap ! clap !). Les légions sont laissés en retrait pour laisser un héroïque cavalier léger sortir de nul part et tenter de s'opposer aux Lh chinois qui... (ben non, pourquoi descenderaient-ils d'une montagne ?). Sur l'aile gauche numide, Hervé se prépare à faire face à son tour et redéploie sa colonne de Lh de gauche en ligne. Ils avancent conjointement avec l'infanterie légère :

 

 

Initiation-du-02-04-2010 0299aLes lignes se rejoignent...

 

Initiation-du-02-04-2010 0318a...et le choc est inévitable au centre.

 

 

Initiation-du-02-04-2010 0319Descendus de la montagne, les Lh chinois sont attendus.

 

 

Initiation-du-02-04-2010 0320Eléphant et cavalerie légère de concert : ca va swinguer !

 

Initiation-du-02-04-2010 0321Stoïques et prêts à parer à toute menace, les Chinois n'ont nem pas peur.

 

 

Si au centre les éléphants laissent le soin aux cavaliers d'engager le combat, il n'en est rien sur l'aile droite où le cavalier léger numide s'avance vaillament sur le flanc adverse. Bien lui en a pris puisqu'il élimine son vis à vis, incapable d'effectuer un replis en bon ordre (il ne descendera plus de la montagne à cheval !). Son héroïsme sera de courte durée puisque le défunt sera vengé par ses compagnons qui auront raison du Numide, encerclé...

 

 

Initiation-du-02-04-2010 0330Le Lh pris de flanc sera rejetté contre ses camarades et ainsi éliminé.

 

 

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  "Le Chinois est revenchard" - proverbe numide.

 

Sur son aile gauche, le Numide est obligé d'aller chercher le contact pour ne pas voir son centre réduit en poussière. Les auxiliaires s'avancent ainsi sous les volées de flèches chinoises pour soutenir les Lh.  Dans cette entreprise, ils perdront une plaquette, criblée de flèches.

 

 

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  Les auxiliaires au loin tentent d'apporter leur soutien.

 

 

Le dispositif étant suffisamment en place, la cavalerie chinoise, emmenée par son général en chef, part enfin à l'assaut des pachydermes. La situation est délicate puisque ceux-ci ont perdu la jonction avec les troupes légères. Ils sont donc tournés et pris de flanc sur leur droite. Il va falloir tenir bon pour ces géants de chair.

 

 

Initiation-du-02-04-2010 0341a

  Quelle vue !

 

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Ca va piquer !

 

Et ils tiennent bon ! Repoussant au loin la cavalerie... Le Numide en profite pour reprendre l'initiative et ainsi presser le Chinois sur son aile gauche avec les auxiliaires sur un cavalier léger et presser aussi sur son aile droite avec un Lh, soutenu par un Ax, engageant des archers. Ces même archers qui firent manger la poussière à une première plaquette de Lh, au tir.

 

Initiation-du-02-04-2010 0349aLh contacté,

 

Initiation-du-02-04-2010 0351Lh repoussé !

 

Initiation-du-02-04-2010 0350 On peut voir au loin, désigné par le doigt, le Lh contactant les archers qui ont précédemment éliminé au tir un premier Lh.

 

Malgré la fuite du Lh chinois au pied de la colline (qu'il devra contourner... Et oui, descendre d'une montagne à cheval est une chose, la remonter en est une autre.) le sous général perd son cavalier léger, étrillé par les archers. Le Chinois reprend les choses en main et cherche à stabiliser son assise en solidifiant ses flancs. Les deux Lh restant sur son aile gauche se ruent sur les javeliniers (les auxiliaires donc) en les prenant de flanc. La cavalerie au centre se lance de nouveau à l'assaut des éléphants.

 

 

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Le Chinois maintient la pression.

 

Le flanc toujours autant exposé, l'éléphant de droite finit par céder sous les assauts répétés des cavaliers ennemis. Le flanc droit des auxiliaires de Juba ne résistent pas non plus à l'encerclement et se font anéantir. Un énième tir d'archer emporte dans la tombe une troisième plaquette de Lh sur le flanc gauche numide.


Initiation-du-02-04-2010 0353a

 

 

Faisons les comptes : le corps de Juba I tout comme le corps de son sous-général ont dû encaisser quatre pertes. Le second corps n'est donc plus très loin de la rupture avec six plaquettes comme seuil de démoralisation. Le corps de Juba a un peu plus de marge avec 8 équivalent éléments (EE) comme seuil de démoralisation. Mais le dispositif est bien entamé. Juba décide donc de prendre les choses en main et d'engager le combat de lui même. Il contacte ainsi un cavalier adverse, soutenu par ses troupes légères. Suivant l'impétuosité du général, une plaquette d'auxiliaires engage les si meurtriers archers alors que d'autres, sur l'aile droite numide, font face et encerclent les cavaliers légers devenus bien menaçant  au pied de leur colline.

 

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Mais c'était sans compter sur la réussite implacable des archers chinois qui repoussent les auxiliaires. Ceux-ci viennent s'empaler sur les troupes chinoises adjacentes. Au centre, dans le bras de fer qui voit s'opposer le dernier éléphant  à la cavalerie lourde chinoise, un quatrième Lh numide, dans sa tentative de soutien à l'éléphant, périt. C'était la plaquette de trop...

 

Initiation-du-02-04-2010 0366GAME OVER !

 

Le calcul est rapide. Le second corps est démoralisé (son seuil de démoralisation se situant à 6 EE perdus). La totalité de ses plaquettes, soit 17 en tout, est considérée comme perdue. Quand on y ajoute le nombre d'éléments perdus par le premier corps, soit quatre plaquettes, on atteint le bilan de 21 plaquettes perdues. L'armée numide ayant perdu plus de la moitié de ses EE (équivalents éléments), soit 21/40 plaquettes, elle est considérée en déroute.

 

 

Initiation-du-02-04-2010 0386a

Ceux qui restent... 

 

 

 

 

Initiation DBM 0347aBravo les gars, on est bien descendu de la montagneu à cheval, CLAP ! CLAP !

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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 20:49
Salut à tous !

Ce soir, je vous propose un petit rapport de bataille illustré. La bataille date un peu, cela faisait longtemps que je voulais la rapporter... Mais qu'importe ! Mieux vaut tard que jamais...

Il s'agit d'une partie comme il s'en joue des demi-douzaines chaque vendredi soir à Fumbles. Ce soir là, Vincent et Lucas s'affrontaient, le premier avec ses Chinois Jesséplukoi (armée à tiroir vers les 500 après Jésus Christ), le second avec ses Lombards des alentours du VIIè Siècle après Jésus forts en chocolat (abréviation Ch, en anglais Kn : chevaliers).
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Les Lombards de Lucas. Bourrée de chevaliers (8 Kn dont le général), elle comprend également des archers (3 Bw) et une plaquette de lanciers Sp. Une armée très méchante dans un affrontement anachronique où l'armée adverse n'a pas de quoi se défendre contre la chevalerie, mais peu variée.











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L'armée de Vince, Chinois Jnesséplukoi. C'est une liste à tiroirs, qui offre une grande variété de choix. Ici, nous avons de la cavalerie (3 Cv dont le général), un chevalier Kn, trois lanciers Sp, trois archers Bw et deux cavaliers légers LH.
Pour le moins une armée polyvalente, que l'on pense apte à s'opposer à la meute de chevaliers lombards.



Et la suite en images...

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Voila le déploiement. Les deux joueurs essaient d'appairer au mieux l'alignement de leurs armées. Bw et LH protègent les flancs chinois, quand chevaliers s'alignent en force en face. Dans cette configuration, si les armées avançaient bêtement (hé oui, il y en a qui jouent comme ça !), le centre monté de Vince serait mis à mal, mais il empocherait quelques victoires avec ses archers et ses lanciers contre le archers de Lucas...

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Vince avance, et détache de façon agressive ses deux Light Horses sur la droite. Lucas avance à son tour toute sa ligne, impatient que sont ses chevaliers de faire mordre la poussière à leurs ennemis.

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Deux tours après, Vince et Lucas ont tous deux avancé l'un vers l'autre, et les grandes manœuvres commencent : face aux LH détachés, l'ami lombard a placé deux Kn. Le Chinois, inquiet pour l'avenir de ses légers, bidouille une réorganisation que voici :

 

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Un vilain Bw menace la quiétude des Kn lombards en changeant le rapport de force sur l'aile. Mais que va-t-il se passer (tin tin tin !!) ?

 

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Pas de quoi se débiner. Lucas avance la gros de sa troupe vers l'ami du Soleil levant. On remarque que les renforts sont arrivés sur la droite, avec pas moins de deux Bw qui viennent renverser la donne sur cette aile décidément coûteuse en hommes. Au passage, on voit que les lanciers Sp, rouges, de Vince, sont dans le vent, puisque leur repas favori, les archers esseulés, vient de se faire la malle sur le côté, laissant nos diables rouges tous bêtes face à des Kn inquiétants bien qu'à priori débordés (un coup de malchance suffit pour crever contre ces petites bêtes quand on est un Sp. De quoi grogner quand en plus on est sur deux rangs !).

Admirez également les archers chinois, en blanc sur la gauche, qui ont pour probable futur adversaire de corps à corps des archers et... des lanciers. Ce que Vince rate sur la droite, Lucas se la paye sur la gauche. Là, ça semble déjà pas mal le sapin pour l'ami Vincent.

 

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Combat !

Voila la tête de la partie après un tour de combat. Sur la droite, les Chinois tergiversent, et les Lombards, sentant la peur dans les yeux de l'ennemi, se payent le luxe de rappatrier un Bw dans la ligne face aux Sp.

A gauche, le piège se rapproche des pauvres Bw chinois. Il semble ici que la mort soit proche...

Au centre gauche, les chevaliers de Vince repoussent un Cv, mais à côté, c'est la chevalerie de Lucas qui taille en pièce un homologue plus léger de l'autre bout du monde.

 

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Vue renversée de la partie, juste pour le plaisir...

 

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Un score médiant de 3 au commandement permet ici à Lucas d'ajuster son attaque : l'armée de Vincent reste fixée dans le vent à droite de la photo, alors que le combat continue au milieu et à gauche partout à l'avantage des Lombards : cavaliers débordés avec facteur de base inférieur au centre, chevaliers débordés avec archers à l'agonie car moins forts et encerclés à gauche. Même des jets de dé de cocu ne peuvent plus empêcher grand' chose à ce stade de la partie. Et ce qui doit arriver arrive :

 

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Le général lombard recule mais tient bon au centre, pendant que ses troupes font méthodiquement le boulot à gauche. Ainsi, le Kn chinois est écrasé, et l'archer débordé piétiné. Quelle infâme boucherie !

 

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Enfin, le dernier archer est massacré, à son tour, portant à quatre le nombre de plaquettes perdues pour les Chinois de Vince, contre aucune pour les Lombards de Lucas.

 

 

Il faut bien admettre que, bien qu'à mon avis l'armée de Vincent puisse faire le poids, la sanction a été sévère et sans appel. La partie n'a pas été le lieu d'une guerre de manœuvre palpitante, mais au contraire celui d'une franche et virile empoignade assez directe entre deux solides armées. C'est bien là que Vincent a perdu la partie : la plus délicate des deux armées, ne réussissant pas à profiter de sa mobilité supérieure, est battue. C'est une écrasante victoire de Lucas et de sa fière et efficace chevalerie !

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